25, 26 et 27 mai 2012
Albertas (Bouc-Bel-Air)
26 et 27 mai 2012
Couleurs Cactus (Commentry)
9 et 10 juin 2012
Alba (Alba)
16 et 17 juin 2012
Foire aux cactus de Montolieu (Montolieu)
25 et 26 août 2012
Fête du Cactus à Punérot (Punerot)
Chamaelobivia et Rebutia hybrides
John Pilbeam passe en revue quelques-uns des nombreux hybrides de Chamaelobivia et de Rebutia, produits pour leurs fleurs attrayantes et leurs couleurs vives.
Photographie par Bill Weightman.
51 CHELSFIELD LANE, ORPINGTON, KENT BR5 4HG, UK
Il y a plusieurs d'annĂ©es, inspirĂ© par un pĂ©piniĂ©riste du Kent, Fred Martin, qui a produit des hybrides de Chamaelobivia par centaines, j'ai Ă©tĂ© tentĂ© dâen crĂ©er moi-mĂȘme. J'ai croisĂ© Chamaecereus silvestrii (maintenant gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme un Lobivia) avec n'importe quel Lobivia qui Ă©tait en fleur au mĂȘme moment, en repĂ©rant soigneusement les croisements tentĂ©s avec des marques de diffĂ©rentes couleurs. Parmi les plantes ainsi produites, beaucoup ne mĂ©ritaient pas d'ĂȘtre conservĂ©es. Mais dans la cinquantaine, jâen ai eu une demi-douzaine qui ont valu la peine et ont Ă©tĂ© reproduites. Elles ont ainsi Ă©tĂ© largement diffusĂ©es et ce sont retrouvĂ©es de façon assez inattendues sur les tables de concours1), ou dans certaines collections que j'ai visitĂ©es, ou mĂȘme dans d'autres pĂ©piniĂšres. Les deux meilleures, et de loin, ont Ă©tĂ© prĂ©cocement nommĂ©es Chamaelobivia cv. Kent Sunrise et C. cv. Shot Scarlet.
â Chamaelobivia cv. Kent sunrise
La premiĂšre a Ă©tĂ© assez dĂ©cevante lorsqu'elle a fleuri sur l'unique jeune tige avec des pĂ©tales mal formĂ©s, jaune pĂąle, et jâai Ă©tĂ© Ă deux doigts de mâen dĂ©barrasser comme avec les autres. Mais je l'ai gardĂ© pour la couleur et quand il a fleuri la deuxiĂšme annĂ©e, sur plusieurs tiges robustes, jâai changĂ© dâavis. Ses fleurs Ă©taient d'abord de couleur beurre frais, en se fanant le deuxiĂšme jour en un jaune pĂąle ravissant, avec du rose rouge Ă lâextĂ©rieur des pĂ©tales. Depuis, câest une plante proposĂ©e Ă la vente et trĂšs populaire. Jâen ai mĂȘme vu une, Ă©levĂ©e en un pot suspendu, gagner le premier prix dans la catĂ©gorie Lobivia d'un concours. Une quantitĂ© de lumiĂšre trĂšs importante avait permis de garder des tiges courtes, et presque chacune avait 2 Ă 3 fleurs ouvertes. C'Ă©tait le clou de cette journĂ©e.
Chamaelobivia cv. Shot scarlet â
La deuxiĂšme meilleure du groupe, le Chamaelobivia cv. Shot Scarlet, a donnĂ© Ă Bill, mon photographe attitrĂ©, de grandes difficultĂ©s pendant plusieurs annĂ©es avant de trouver la bonne pellicule pour capturer les couleurs subtiles des pĂ©tales. Je crois quâil vient dây parvenir, et on espĂšre que les Ă©preuves en couleur leur rendront justice. Quand jâĂ©tais un âpetit garsâ (comme ils disent avec un accent du Yorkshire dans les publicitĂ©s en ce moment), mon grand frĂšre travaillait dans une entreprise qui produisait des Ă©toffes de qualitĂ©, dont nous ne pouvions en gĂ©nĂ©ral pas profiter, Ă part les chutes en velours, qui finissait gĂ©nĂ©ralement en nappe. Mais lâĂ©trange morceau de soie quâil a ramenĂ© un jour Ă la maison a vraiment chatouillĂ© mon imagination, avec ses couleurs changeantes suivant lâangle dâobservation, donnant lâeffet dâun dessin scintillant composĂ© de subtiles couleurs changeant Ă chaque mouvement. Il m'a donc semblĂ© appropriĂ© pour cet hybride aux pĂ©tales d'un Ă©carlate brillant, avec un ton bleutĂ© sur le revers, de lâappeler « Shot Scarlet », ce qui câest avĂ©rĂ© trĂšs populaire.
Un autre bel hybride que jâai créé Ă partir dâun croisement avec Lobivia peclardiana Ă©tait dâun pourpre profond, et a Ă©tĂ© nommĂ© Chamaelobivia cv. Peclard, pour des raisons Ă©videntes. Jâai perdu le dernier morceau que je possĂ©dais mais je mâattends Ă ce quâil soit ressucitĂ© un de ces jours. Jâai Ă©galement un cultivar dĂ©gingandĂ© que jâai appelĂ© C. cv. Grapefruit2), avec des fleurs d'une jolie couleur pamplemousse, mais sans aucune force dans ses longues tiges.
â Chamaelobivia cv. Satsuma
Celui que je voudrais vraiment voir Ă©merger Ă nouveau Ă©tait nommĂ© C. cv Satsuma, et a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© dans un petit livre que jâai Ă©crit il y a dix ans : « How to Care for your Cacti »3). Il avait des bourgeons trĂšs poilus et des fleurs avec de jolies nuances dâorange pĂąle : cette plante existe-t-elle toujours ?
Je suis sur le point dâen produire Ă nouveau. Les semis issus de croisement entre plusieurs Chamaecereus, je ne sais combien de Lobivia, plus un ou deux autres genres proches et, suivant les conseils de Ken Burke, des croisements entre des hybrides existants sont sur le point d'ĂȘtre rigoureusement sĂ©lectionnĂ©s, une fois qu'ils auront donnĂ© leurs fleurs tant attendues dâici un ou deux ans. Jâattends particuliĂšrement les rĂ©sultats du croisement avec Acanthocalycium violaceum, comme ceux avec les hybrides dâEchinopsis Paramount.
Chamaelobivia cv. Westfield alba â
Au fil des ans, jâen ai eu venant dâautres producteurs, que je trouve intĂ©ressant. Parmi les meilleurs, se trouve un bien blanc dâune production de lâOuest du pays, le C. cv. Westfield Alba que je prĂ©fĂšre au C. cv. Westerfield White du mĂȘme producteur.
â Chamaelobivia cv. Rev. Stephen Hardy
Un autre Ă©tiquetĂ©, Dieu sait pourquoi, C. cv. Rev. Stephen Hardy, un hybride d'un beau rouge. Peut ĂȘtre que quelquâun peut nous dire qui est le producteur, ou qui est ou Ă©tait ce rĂ©vĂ©rend ?
Chamaelobivia cv. Lollipop â
Une vraie cerise, d'un rouge brillant, est appelée C. cv. Lollipop.
â Chamaelobivia cv. Gelb
Un beau jaune appelĂ© tout bĂȘtement C. cv. Gelb a Ă©tĂ© produit en Allemagne (Gelb signifie jaune). Je vous prĂ©sente mes excuses pour mon manque dâimagination, mais Ă lâĂ©poque, cela mâavait semblĂ© ĂȘtre une bonne idĂ©e.
Il y a aussi le C. cv. Tangerine, un hybride Ă forte croissance dont les tiges sont assez Ă©paisses et avec le cĆur des fleurs orange.
Chamaelobivia cv. Pauline â
Je prĂ©fĂšre le pourpre du C. cv Paulina au pourpre dĂ©lavĂ© du C. cv. Vi Goodson (dĂ©solĂ© Phil), mais jâattends avec impatience la floraison dâautres hybrides de Phil Goodson avec des noms tels que âMildred Bassettâ et âUncle Arthurâ, que jâai nĂ©gligĂ© depuis plusieurs annĂ©es, mais que je traite correctement maintenant, afin les voir fleurir enfin.
A propos, je pense que lâhybride de Chamaelobivia avec de grandes fleurs rouge orangĂ© qui porte mon nom Ă©tait un des premiers rejetĂ©s que jâavais appelĂ© C. cv. Wendyâs Delight4), mais il ne mâest pas possible de vous expliquer pourquoi ce nom.
Un autre domaine dont je me suis mĂȘlĂ© ces derniĂšres annĂ©es est les Rebutia. Jâen ai maintenant produit plusieurs qui, dâaprĂšs moi, valent le coup. Il y en a quelques anciens qu'on trouvait dans le temps, notamment R. cv. Meisterstucke5) Ă fleurs blanches et quelques-unes de ses progĂ©nitures, mais il a Ă©tĂ© surpassĂ© dans la production de fleurs par une forme de R. senilis, que Bryan Makin a nommĂ©, il y a quelques annĂ©es dans ce mĂȘme journal, R. senilis var. kesselringiana cv. Rose of York.
â Rebutia heliosa x albiflora ou cv. Sunrise
Un hybride populaire avec des fleurs roses et blanches est cultivĂ© depuis quelques annĂ©es, rĂ©sultat dâun croisement entre Rebutia heliosa et R. albiflora, maintenant appelĂ© R. cv. Sunrise6) dans la revue amĂ©ricaine de la Cactus and Succulent Society. Cet hybride mâa incitĂ© Ă croiser R. albiflora avec deux ou trois autres, bien qu'il ne semble produire que rarement des fruits par lui-mĂȘme. Je pensais qu'un croisement R. cv. Sunrise avec R. albiflora (NdT : back crossing) produirait quelques hybrides F2 intĂ©ressants, mais aucuns des deux nâa voulu produire de graines. Par dĂ©sespoir, et parce que sa floraison coĂŻncidait avec celle du R. albiflora, jâai essayĂ© un croisement avec R. narvaecensis (souvent vu Ă©tiquetĂ© par erreur R. espinosae).
Rebutia cv. Snow White â
Avec des couleurs de fleur similaires je ne mâattendais pas Ă grand-chose dâinhabituel dans leur progĂ©niture. Il nây eut quâun fruit sur R. albiflora et l'attente de la floraison des quelques plantules obtenues s'est faite sans grande Ă©motion. Elles ressemblaient Ă R. albiflora et je pensais avoir provoquĂ© une autopollinisation en inhibant avec le pollen Ă©tranger les mĂ©canismes prĂ©ventifs dâune fleur normalement auto-stĂ©rile, ce qui ce produit quelques fois.
Lorsqu'elles se sont dĂ©veloppĂ©es, jâai pu voir quâelles Ă©taient un peu plus robustes que R. albiflora et produisaient de surprenante et solides fleurs blanches. Le croisement avait fonctionnĂ© et produit un hybride qui sâest montrĂ© trĂšs attrayant, rejetant Ă©normĂ©ment et Ă la floraison gĂ©nĂ©reuse. Il mĂ©ritait un lancement Ă Chelsea, mais je nâai pas pu en parler aux journalistes spĂ©cialisĂ©s, qui nous servent gĂ©nĂ©ralement si mal, pour sa promotion. Je lâai appelĂ© R. cv. Snow White7), ignorant que Ralph Northcott avait dĂ©jĂ nommĂ© un de ses hybrides (de parentĂ© diffĂ©rente) de la mĂȘme façon ; les grands esprits se rencontrent ⊠Ou plutĂŽt, avons nous fait tous deux preuve dâassez peu dâoriginalitĂ©.
â Rebutia cv. Pink Champagne
Dans le mĂȘme temps, jâai essayĂ© de polliniser Ă la fois R. albiflora et R. cv. Sunrise avec du pollen de R. perplexa. Je nâai Ă nouveau obtenu seulement des fruits sur R. perplexa avec le pollen de l'hybride. Il y a eu quelques levĂ©es, et je nâai rĂ©ussi Ă en conserver quâune, avec plus ou moins lâaspect de R. perplexa : jâai encore cru Ă une autofĂ©condation. Mais au final, de nouveau, il sâest dĂ©veloppĂ© un peu diffĂ©remment avec des tiges plus larges que R. perplexa et les fleurs avait une couleur intermĂ©diaire entre les deux parents : un superbe rose pastel. Il mâa rappelĂ© la couleur du gin rose, mais cela ne sonnait pas bien, alors je lâai appelĂ© R. cv. Pink Champagne8) â Plus chic.
Rebutia cv. Lime & orange â
Un autre qui a Ă©tĂ© populaire est un R. heliosa fĂ©condĂ© avec le pollen dâun R. narvaecensis. Il mâa donnĂ© une plante ressemblant Ă un R. heliosa, mais sans le marron des arĂ©oles de cette espĂšce, des Ă©pines blanches plutĂŽt que des Ă©pines blanc vitreux, et des fleurs ressemblant Ă celles de R. heliosa, mais nettement vert Ă lâĂ©tat de bouton et aux pĂ©tales orange pĂąle environ un jour aprĂšs la floraison : il porte dorĂ©navant le nom de R. cv Lime and Orange9).
Il y a aussi le groupe dâhybrides que jâai produit, rĂ©sultant dâun croisement entre R. heliosa et R. heliosa var. cajasensis, avec l'aspect de ce dernier Ă quelques dĂ©tails prĂšs. Il produit des fleurs en grande quantitĂ© avec un dĂ©gradĂ© de rouge et une trĂšs forte tendance Ă rejeter. Je lâai appelĂ© R. cv. Helâs Belles.
â Rebutia cv. Snow orange ou Apricot ice
Le dernier mais pas le moindre, bien que plutĂŽt un sport10) quâun hybride. Un clone de R. muscula avec des fleurs orange pĂąle, quâun collectionneur de Rebutia mâa envoyĂ©. Lâan passĂ©, jâai aidĂ© Ă tenir le stand de âSouthfield Nurseryâ a l'exposition du Hampton Court Palace, et Ă vendre plusieurs centaines de ces clones que Brian Goodey a propagĂ© ces derniĂšres annĂ©es et qui ont Ă©tĂ© trĂšs bien reçu par le public. Nous devrions vraiment plus parler ensemble, car celui qu'il a vendu sous le nom de R. cv. Apricot Ice11), je lâai vendu en tant que R. cv. Snow Orange12). Si vous avez achetĂ© les deux et que vous avez cherchĂ© la diffĂ©renceâŠ. maintenant, vous comprenez !
Traduit pour le Cactus Francophone par Nicolas POINTEAU.
Relecture et mise en page par Alain Laroze.
Publié le 2008/01/22.
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