Au Japon, l'asterias porte le nom de Kabuto à cause de sa ressemblance avec le casque dans le vêtement traditionnel des Samouraïs. Ainsi, la plupart des cultivars porteront un nom composé à partir de cette racine “Kabuto”.
En France, les noms communs sont peu utilisés pour désigner les cactus et on associe trop souvent le nom de Kabuto au cultivar le plus célèbre, le “Super Kabuto” alors qu'il devrait désigner l'ensemble de l'espèce asterias.
Cette espèce présente peu de variations dans son milieu naturel, elle a des caractères très stables mais possède un patrimoine génétique très intéressant pour les sélectionneurs.
Les critères retenus sont surtout l'importance du floconnage et son motif sur l'épiderme de la plante. Des sélections portent aussi sur la couleur de la fleur (entièrement jaune, rose, rouge voir pourpre à presque violette) et l'aspect de la fleur (pétales très découpées et fleurs “crêtées”). Les individus présentant des défauts de chlorophylle (variegata) sont également recherchés.
L'origine du plus célèbre cultivar japonais reste assez floue (cf. cv. mirakuru kabuto), on trouve plusieurs versions de sa découverte .
La version officielle est celle de Tony Sato et retranscrite en partie dans l'astrobase (en anglais et allemand).
La plante mère aurait été trouvée en 1981 par un japonais (Masaomi Takeo) dans une pépinière aux Etats-Unis.
L'astrophytum était en très mauvais état, abandonné dans un coin de la pépinière. Malgré la mauvaise santé de la plante, M. Takeo remarque qu'elle a développé de gros points blancs inhabituels chez asterias. Cette plante est donc une mutation naturelle apparue dans un semis de graines de l'habitat (localisation ?). La photo originale sur le site Neko Ya.
M. Takeo s'empresse de la ramener au Japon où il arrive à la faire à nouveau enraciner et fleurit la même année. Croisée avec des asterias classiques de sa collection, il récupère une centaine de graines et obtient 30% de semis présentant les gros points blancs caractéristiques de la plante mère.
Tony Sato, producteur japonais de cactus, lui achète la plante mère et tous ses semis qu'il nomme Super Kabuto, “le Super Asterias” ! Le cv. Super Kabuto est donc issu du croisement d'une plante mutante originaire de l'habitat avec de l'asterias type, ce qui explique la grande variabilité rencontrée chez ce cultivar.
Dès 1983, le cv. Super Kabuto est proposé dans le catalogue de vente de M. Sato.
La plante mère meurt rapidement, mais les semis sont suffisamment nombreux pour continuer la multiplication du cultivar.
A la suite d'une longue sélection acharnée, les Super Kabuto actuels ont finalement dépassé en beauté la plante d'origine.
C'est aussi à partir de la descendance de ces premiers Super Kabuto et au moyen de nombreux croisements successifs que seront sélectionnés les autres cultivars de kabuto à gros points blancs (snow type, hanazano, sakata, V type,…).
Mais lors des 1ers croisements effectués par Sato, certains asterias utilisés n'étaient pas entièrement purs mais provenaient d'hybrides avec capricorne. Ainsi, il n'est pas rare de voir apparaître encore aujourd'hui, des individus avec des petits aiguillons ou des côtes anguleuses, héritage de leur passé d'hybride.
Description :
Le cultivar Super Kabuto se distingue de l'espèce type par son floconnage plus dense avec des points blancs plus gros et pelucheux. Par contre, les aréoles restent identiques à asterias.
Ce cultivar reste plus petit, avec un maximum de 8-10 cm de diamètre.
L'épiderme a parfois tendance à se fendre, ce qui est gênant pour l'esthétique de la plante.
On parle parfois de Super Kabuto Type N et Type T, mais je n'ai aucune information sur les caractéristiques et particularités de ces 2 formes, merci de me contacter si vous en savez plus !
| Jeune Super Kabuto déjà florifère, origine De Herdt | Super Kabuto : flocons blancs très développés | Super Kabuto plus âgé avec une forte densité de flocons blancs |
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La traduction française est “le miracle d'asterias”.
Il plane autour de ce cultivar un certain mystère, de nombreuses confusions et d'étranges similitudes avec Super Kabuto comme le rappelle J. L. Perez sur son site Aztekia.
En effet, tout comme Super Kabuto, la plante mère serait une mutation naturelle de l'espèce type découverte par Masaomi Takeo dans une pépinière des Etats-Unis mais un an plutôt, en 1980. Tony Sato rachète à Takeo la plante mère et la descendance qu'il nomme Mirakuru Kabuto. La photo originale sur le site Neko Ya.
La ressemblance avec le célèbre cultivar est également troublante, pourrait-il s'agir de la même plante ? Il faut savoir que les cactus rares mexicains étaient très recherchés au Japon et lorsque l'on sait que la plante mère du Mirakuru Kabuto s'est vendue 3 millions de Yen (22000 Euros !!), on comprend mieux l'importance et les enjeux d'une telle découverte.
Certains botanistes émettent l'hypothèse que Masaomi Takero aurait trouvé en 1979, dans le secteur de Calles au Mexique, un asterias issu d'une mutation naturelle présentant un floconnage particulier. Il l'aurait ramassé et ramené au Japon pour le croiser avec de l'asterias type. Mais il est étrange que 2 asterias ayant subi le même genre de mutation aient pu être trouvés dans le même secteur et sur une période d'à peine un an. En effet, l'asterias a fait l'objet de nombreux prélèvements dans son habitat jusqu'à sa protection par une loi mexicaine, et jamais une telle mutation n'avait été trouvée, ni a été trouvée depuis.
Le cv. Mirakuru Kabuto est difficle a multiplier par graine. Les caractères particuliers inscrits dans son patrimoine génétique sont très peu transmissibles à sa descendance. Les semis obtenus ressemblent à de l'asterias type. A l'heure actuelle, d'après les spécialistes ce cultivar aurait complètement disparu (même au Japon) et les asterias portant l'appellation Mirakuru seraient à rattacher à Super Kabuto.
| Miracle Kabuto (Georges Marchand) | cv. mirakuru kabuto (collection eric DUFOUR) | cv. mirakuru (collection johan PARENT) |
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Description :
Même si Mirakuru était très proche de Super Kabuto, il présentait tout de même quelques différences au niveau de sa taille (plus grande, jusqu'à 20 cm de diamètre) et du floconnage. En effet, les points blancs étaient sur-dimensionnés comme chez SK mais plats, sans relief, ni pelucheux donnant un aspect de tâches de peinture blanche sur l'épiderme. De plus, les caractères spécifiques à Mirakuru semblaient n'apparaître que tardivement chez la plante, les jeunes exemplaires avaient l'aspect classique de l'asterias.
Tous les autres cultivars d'asterias avec un floconnage très développé proviennent d'une sélection basée sur des hybrides du cultivar Super Kabuto, mais aussi de nombreux croisements entre cv Snow, Hanazono, Zebra et V type donnant une infinité d'asterias au floconnage différent.
Encore plus de points blancs que Super Kabuto et avec des aréoles laineuses supplémentaires. Les fleurs ont aussi la particularité d'apparaître sur ces aréoles supplémentaires entre les côtes. Hanazono est parfois croisé avec V Type, les descendants sont magnifiques (et très très recherchés !) réunissant les particularités des deux parents. Mais ce croisement est difficile à obtenir à cause d'une faible floraison et des fleurs peu fécondes (parfois absence de pollen, etc.). Exemples de Hanazono sur le site de Suvisith.
L'asterias prend l'aspect d'une boule de neige tant le floconnage blanc est développé. La couleur verte de l'épiderme est entièrement masqué.
| cv. snow kabuto (collection johan PARENT) | cv. snow kabuto hanazono (collection johan PARENT) | cv. snow kabuto (collection Sandro MICALLEF) |
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Les points blancs sont alignés en forme de V au niveau des aréoles. Il y a parfois des confusions d'identification avec le cv. Zebra.
Zebura = tigre en japonais (Zèbre et tigre ont des rayures sur le pelage)
Les gros points blancs sont alignés en lignes donnant un aspect de rayures à l'asterias.
V-type : V juste au niveau de l'aréole
V-zebura : V sur toute la côte.
| cv. Tiger (Collection Georges Marchand) | cv. zebra (carlo & daniele MONGIAT) | cv. zebra (collection jerome INGLES) | cv. zebra (collection johan PARENT) |
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C'est un asterias nudum. la signification en japonais est casque de Samouraïs bleu.
Il s'agit d'un asterias super kabuto mais avec un floconnage jaune au lieu de blanc.
C'est un asterias à 6 côtes (au lieu des 8 habituelles) dont le floconnage est intermédiaire entre l'asterias type et le cv. Super Kabuto. Le mot Sakata est un nom de famille japonais.
(= Nohakuten Kabuto)
A ne pas confondre avec le Super Kabuto. Ce cultivar a juste une densité de points blancs supérieurs à l'asterias type, mais ses flocons ne sont pas surdimensionnés comme chez Super Kabuto.
Voici quelques formes et couleurs de fleurs dont nous n'avons pas d'information quand aux à leurs noms de cultivars si toutefois ces noms existent, si vous les connaissez, contactez nous.
Remarquez que ces fleurs apparaissent sur des asterias ayant déjà des caractères de cultivars.
A. asterias classique mais floraison entièrement rouge (pouvant varier du rose au pourpre presque violet). Akabana est le nom japonais pour fleur rouge et Rote Bluete, le nom allemand.
A. asterias classique à floraison entièrement jaune sans gorge rouge. Gelbe Bluete est le nom allemand, existe-t-il un nom japonais pour ce cultivar ?
| cv.Gelbe bluete (collection Jérôme ESCALON ) | cv. gelbe bluete (collection marie MAYOR) | cv. gelbe bluete (collection ferdinand VEECKMAN) |
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Un asterias classique aux pétales très fins, découpés en lambeaux. Floraison parfois rose-rouge ? Le cultivar Shinshowa Kabuto (découvert par T. Sato) aux pétales également découpés et de couleur rouge-orangé est-il un synonyme ?
| cv. syowa red (Collection Johan Parent) | cv. shinshowa akabana (carlo & daniele MONGIAT) | cv.syowa (carlo & daniele MONGIAT) |
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Un asterias qui produit deux (ou plus) fleurs sur chaque aréole, au lieu d'une fleur par aréole comme tous les Astrophytum.
Ohkan signifie couronne de fleurs. Pas d'autres informations sur ce cultivar ?
Pas d'informations sur ce cultivar, kiku signifiant chrysanthème.
Retrouvez aussi le caractère kikkô chez myriostigma, coahuilense et ornatum, cliquez sur les liens ci-dessous :
Astrophytum myriostigma cv. kikkô
Astrophytum coahuilense cv. kikkô
Astrophytum ornatum cv. kikkô
( kitsuko ou kitsukow)
Kikkô signifiant carapace de tortue et fait allusion au dessin géométrique des écailles. La ligne des côtes a disparu, les aréoles ne sont plus alignées mais placées sur des protubérances, le corps de la plante est comme bosselé. Ce cultivar peut aussi ressembler à une forme plus classique d'asterias avec simplement des sillons qui apparaissent transversalement sur les côtes, coupant ainsi la continuité des côtes.
De beaux cultivars kikkô sur le site de Suvisith.
| cv. kikkô (collection carlo) | cv. kikkô (collection éric DUFOUR) | cv. kikkô ( collection jerome INGLES ) |
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| cv. kikkô (collection jerome INGLES) | cv. kikkô (collection johan PARENT) | cv. kikkô lizard (collection johan PARENT) | cv. kikkô super kabuto (collection johan PARENT) |
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Un asterias avec seulement 5 côtes au lieu des 8 habituelles.
Un asterias avec un nombre de côtes supérieurs à 8 : de 9 à 13 côtes.
| cv. taryo kabuto kikkô lizard 9 côtes (collection johan PARENT) | cv. taryo kabuto kikkô 10 côtes (collection sandro MICALLEF) | cv. taryo kabuto 10 côtes (collection johan PARENT) |
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Les asterias ayant ce caractère ont les côtes “pincées” ce qui lui donne une forme d'étoile (star) vu de dessus.
Retrouvez ce caractère chez les myriostigma :
Astrophytum myriostigma cv. fukuryo
Un asterias qui produit des côtes supplémentaires avortées entre les côtes principales. Un magnifique fukuryo sur le site de Suvisith.
| cv. fukuryo ruri kabuto (carlo & daniele MONGIAT) | cv. fukuryo nudum (collection sandro MICALLEF) | cv. fukuryo variegata (collection sandro MICALLEF) | cv. fukuryo goryu (collection johan PARENT) |
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Ce cultivar est une forme extrême d'asterias kikkô. Son épiderme ridé et beaucoup de rejets seraient ses principales caractéristiques.
Le cultivar nisiki est une forme variegata jaune et zébrée.
Retrouvez ce caractere chez les myriostigma :
Astrophytum myriostigma cv. ooibo
Ooibo signifie de grandes aréoles. Un asterias typique mais avec des aréoles exagérément développées et laineuses. L'espèce type n'a pas de grosses aréoles. Ce caractère “ooibo” peut aussi apparaître chez d'autres cultivars d'asterias, par exemple sur un asterias nudum que l'on peut alors nommer cv. Ooibo Ruri Kabuto.
Signifie “chaine d'aréoles”. Les plantes possédant ce caractère ont des aréoles très rapprochées ce qui leur donne l'aspect d'une ligne continue comme une chaine d'aréoles.
Retrouvez ce caractere chez les myriostigma :
Astrophytum myriostigma cv. mottles
Ce cultivar présente des zones normales avec floconnage et des zones sans.
(Kôyo ou Koh-yo)
Ces asterias présentent des tâches sans chlorophylle plus ou moins grandes sur l'épiderme. Ils ont donc une couleur panachée vert-jaune-rouge rappelant la couleur que prennent les feuilles d'érable à l'automne (d'où le nom japonais). Mais la caractéristique du cv. koo-yo est la variation de couleurs en fonction des saisons, par exemple de orange foncé en hiver à jaune pâle en été. Pendant sa période de croissance, ce cultivar peut avoir un aspect (presque) ordinaire et prendra sa couleur jaune-rouge pendant sa période de repos.
Ne pas confondre avec les cactus variegatas qui conservent leur couleur panaché quelque soit la saison.
Ekubo signifie la fossette d'une joue mais aussi le grain de beauté. Un asterias très étrange qui est très loin de ressembler à l'espèce type, puisque les côtes ont disparus et sont remplacées par des sillons en zigzag parcourant toute la plante. On peut se demander où est le point végétatif et comment elle peut fleurir.
Pas d'informations sur ce cultivar, kofuki signifiant un rejet.
Pas d'informations sur ce cultivar, wakareryû signifiant division / multiplication des côtes.
Pas d'informations sur ce cultivar, rasen signifiant spirale en japonais.
Une forme monstrueuse très rare de l'asterias.
Un asterias avec des épines (provenant d'une lointaine hybridation avec capricorne?), musha signifiant un guerrier Samouraïs.
A ne pas confondre avec le cv Koo-yo, ces asterias ont aussi des tâches sans chlorophylle plus ou moins grandes sur l'épiderme leur donnant un aspect panaché vert-jaune (parfois rouge). Mais il n'y a pas de variations de couleur en fonction de la saison. Ce manque de chlorophylle ralentit leur croissance et en cas d'absence de la couleur verte, la plante doit être greffée pour survivre. La greffe est d'ailleurs très souvent utilisée pour accélérer la croissance et assurer la survie de ce cultivar très recherché. Attention aussi à ne pas exposer ces cultivars en plein soleil.
Des variegata existent chez toutes les espèces d'Astrophytum (sauf coahuilense ?) mais aussi chez d'autres espèces de cactus (Gymnocalycium…) faisant également l'objet d'une sélection au Japon et en Thailande.
Une forme de cristation d'asterias.