L'espèce myriostigma a également fait l'objet d'une sélection acharnée par les japonais. Le mot Ranpo et plus précisément ranpo-gyoku désigne l'espèce myriostigma (rampo est une erreur de transcription occidentale) . Mais la racine “Ranpo” a souvent disparu dans le nom de cultivars de myriostigma alors que le mot Kabuto est souvent conservé pour les cultivars d'asterias.
A. myriostigma est arrivé au Japon en 1868 (30 ans après sa découverte).
Les cultivars japonais de myriostigma proviennent souvent de l'hybridation entre les différentes variétés de cette espèce (tulense, nudum, strongylogonum, columnare…). Puis la sélection a porté sur des individus dont le floconnage est exagéré, comme le célèbre cv. Onzuka. Des sélections également sur le nombre de côtes (cv. Tao avec 2 côtes), sur la croissance anarchique des côtes (cv. Lotusland), sur la forme géométrique due à des côtes anguleuses rappelant les écailles d'une carapace de tortue (cv. kikkô ou kitsuko), etc….
Les variegatas, monstruosités et cristations sont également très recherchées. Il y a peu de sélections uniquement sur la fleur de myriostigma.
Le plus célèbre cultivar de myriostigma est aussi l'un des plus anciens des Astrophytum. C'est M. Tsutomu Onzuka qui obtient cette sélection au tout début des années 70 dans sa collection au Japon. Ce n'est pas une mutation naturelle obtenue dans la nature, il n'y a pas de plantes équivalentes dans l'habitat d'A. myriostigma. M. Onzuka faisait à l'époque de la sélection sur les myriostigma à 3 côtes, un caractère très instable et recherché par les collectionneurs. On trouve plusieurs versions sur la façon dont a été obtenue ce magnifique cultivar. D'après le très sérieux site de l'astrobase qui retranscrit un article de 1979, le cultivar a été obtenu à partir du croisement d'un myriostigma à 4 côtes (3 côtes à l'état juvénile puis ayant rajouté une côte en vieillissant, comme c'est malheureusement souvent le cas…) avec un myriostigma à 3 côtes (qui rajoutera lui aussi une 4ème côte plus tard). Parmi les semis, l'un d'entre-eux présente de grands flocons blancs sur l'épiderme. Quelques années plus tard en 1976, il croise ce curieux myriostigma à grands flocons blanc avec son parent à 4 côtes (dans ce croisement il aurait utilisé aussi un autre myriostigma sélectionné pour son floconnage développé). Il obtient des centaines de semis, dont 5 % des individus présentent de gros flocons blancs. Il donne son nom à ce splendide cultivar dont la commercialisation débutera dès 1979. On trouve une autre version sur le site japonais Nekoya. Ce cultivar aurait été obtenu suite à une série de croisements entre myriostigma à 3 côtes et myriostigma à 4 côtes nudum. Il est intéressant d'observer la photo des premiers semis dont est issu le cultivar Onzuka ainsi que l'un de ces semis 20 ans plus tard. Mais au Japon, les parents utilisés pour la sélection des cultivars de myriostigma sont souvent déjà des variétés (strongylogonum, nudum…), et non pas l'espèce type. Pour le cultivar Onzuka, son port colonnaire provient certainement de la variété tulense, un caractère qui devait être présent chez l'un de ses parents.
Description : Sa forme à 4 côtes avec une tendance à devenir colonnaire est un héritage de ses parents. Mais on trouve aussi de fréquents Onzuka à 5 côtes et de rares individus à 3 côtes (évidemment très recherchés!) Sa floraison est identique à l'espèce type mais assez tardive et moins abondante. Fructification plus aléatoire. C'est son floconnage qui fait la particularité de ce cultivar. De grands points blancs recouvrent l'ensemble de l'épiderme de la plante. Comme pour le Super Kabuto, ce caractère n'est pas très stable, on trouve différents types de floconnage chez Onzuka. Les plus recherchés sont les marques blanches en forme de V au niveau des aréoles, prenant parfois une couleur brun-orangé. Le floconnage peut aussi être plus ou moins dense sur l'épiderme, il peut aussi s'aligner en lignes horizontales (la forme zebra) et même parfois être pelucheux.
C'est l'équivalent du cv Snow Kabuto pour le myriostigma. Le corps est entièrement recouvert de flocons blancs.
Comme son nom l'indique, ce myriostigma cv. onzuka a une forme de boule , aucune côtes n'est visible. D'une croissance très lente, on préfèrera le greffer. Cette forme reprendra avec le temps une forme classique en développant des côtes.
Ce cultivar de myriostigma est une forme monstrueuse dont chaque aréole se trouve au bout d'une protubérance. Les côtes deviennent difficiles à distinguer. Mais en vieillissant, ce cultivar reprend une croissance normale à 5 côtes et va produire des rejets caractéristiques du Lotusland. Malgré de rares floraisons, la plante reste stérile, la multiplication végétative s'impose.
Ce cultivar a la particularité de prendre une forme géométrique, hexagonale, ressemblant au dessin d'une écaille de tortue lorsque la plante est vue de dessus (d'où son nom). La ligne de côte présente comme un étranglement avant chaque nouvelle aréole. Les cultivars kikkô sont souvent à épiderme nudum. Le caractère “kikkô” peut parfois être associé à d'autres étrangetés, comme des formes variegata etc. Certains présentent le cv. Lotusland comme un kikkô. De beaux cultivars kikkô sur Nekoya.
Le nom hanakago désigne également au Japon l'Aztekium ritteri. C'est un cultivar sélectionné récemment au Japon au début des années 90. La plante presque nudum a un aspect plissé, presque ” fripé ” rappelant la forme d'un aztekium ritteri. Très étrange…
Retrouvez ce caractère chez ornatum :
Astrophytum ornatum cv. fukuryû
Fukuryû indique la présence de côtes supplémentaires. La plante développe des protubérances, comme des débuts de côtes, mais non pas depuis l'apex comme il peut arriver avec des côtes avortées, mais sur les faces latérales des côtes déjà existantes.
| cv. Fukuryû (Pieter Colpaert) | cv. Fukuryû (Georges Marchand) | cv fukuryû haku jo (carlo & daniele MONGIAT) |
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| cv. fukuryû (collection johan PARENT) | cv. fukuryû hakuun (collection johan PARENT) | cv. fukuryû variegata haku jo japan (collection johan PARENT) | cv. fukuryû hekiran (carlo & daniele MONGIAT) |
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Ne pas confondre avec le précédent. Présence de pseudo-côtes entre les côtes.
| cv. fukuryo (collection johan PARENT) | cv. fukuryo tricostatum (collection johan PARENT) | cv. fukuryo nudum (collection johan PARENT) |
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Huboki développe de nombreux petits rejets (ce qui est inhabituel chez les Astrophytum) très prolifiques de couleur vert et dont les flocons blancs sont regroupés par tâches ou alignés horizontalement. Cultivar assez fréquent en jardinerie. Attention à la confusion avec hakuun.
| Huboki très prolifique sur cette greffe (chez Flav34) | Forme monstrueuse d'huboki sur racines (chez JL Billouet) | cv. huboki (collection HENRI BERTRAND) | cv. huboki (collection pieter COLPAERT) |
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Également appelé A. myriostigma fma. polycephala, A. myriostigma v. columnare fma. polycephala ou encore cv. minima; ce cultivar a le même port que le cv. huboki à la différence qu'il ne possède pas de tâche mais un floconnage régulier et un uniforme.
Ou “petite vague” pour la forme des côtes ondulées.
| cv. Sazanami (Pieter Colpaert) | cv. sazanami (collection jerome INGLES) | cv. sazanami (collection ferdinand VEECKMAN) | cv. sazanami variegata (collection Kartiko Ismartoyo) |
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Tout comme les A. asterias, le caractère ooibo signifie de grosses aréoles. Voir ici : cv. ooibo chez asterias
Signifie “chaine d'aréoles”. Les plantes possédant ce caractère ont des aréoles très rapprochées ce qui leur donne l'aspect d'une ligne continue comme une chaine d'aréoles. Les aréoles peuvent être également rougeâtre et dans ce cas “red” est ajouté au nom.
| cv. rensei kikkô (collection johan PARENT) | cv. rensei nudum (collection johan PARENT) | cv. rensei onzuka (collection johan PARENT) | cv. rensei red onzuka (collection johan PARENT) |
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Tout comme l'Echinopsis du même nom, les myriostigma cv. haku-jo possèdent des lignes laineuses sur toute la longueur de leurs côtes. Ces lignes, contrairement aux cv. rensei, ne sont pas constituées que d'aréoles.
| cv. haku-jo fukuryû (carlo & daniele MONGIAT) | cv. haku-jo hakuun (collection johan PARENT) | cv. haku-jo fukuryû hanakago (collection johan PARENT) |
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| cv. haku-jo fukuryû (collection johan PARENT) | cv. haku-jo (collection johan PARENT) | cv. haku-jo fukuryû (collection sandro MICALLEF) |
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Subtil mélange entre le cv. kikkô et le cv. fukuryû, Yoroi signifiant armures, le créateur fait notamment référence aux épaulettes des armures des samouraï .
Ce cultivar se caractérise principalement par la présence de stries sur les côtes juste au niveau des aréoles.
Pas d'informations sur ce cultivar ?? Otakar Sadovski est un botaniste tchèque qui a travaillé sur les astrophytum dans les années 70-80. J'ai juste semé quelques graines de ce cultivar venant d'un producteur allemand Bercht au printemps 2005. A ce stade il est difficile de distinguer les caractères particuliers de ce cultivar, pour le moment 5 côtes, forme classique, faible floconnage.
Il s'agit d'un très rare myriostigma à seulement 2 côtes. Cette forme bicostata n'existe pas dans la nature, c'est bien une obtention horticole. Très instable, le myriostigma aura tendance à développer une côte supplémentaire, voir plusieurs en vieillissant. Tout le challenge sera de le maintenir à ce stade… Il porte le nom de Tao à cause de sa ressemblance avec le symbole du Yin et du Yang.
Retrouvez ce caractère chez asterias :
Astrophytum asterias cv. koh-yo
Ces plantes présentent des tâches sans chlorophylle plus ou moins grandes sur l'épiderme. Ils ont donc une couleur panachée vert-jaune-rouge rappelant la couleur que prennent les feuilles d'érable à l'automne (d'où le nom japonais). Mais la caractéristique du cv. koo-yo est la variation de couleurs en fonction des saisons, par exemple de orange foncé en hiver à jaune pâle en été. Pendant sa période de croissance, ce cultivar peut avoir un aspect (presque) ordinaire et prendra sa couleur jaune-rouge pendant sa période de repos. Ne pas confondre avec les cactus variegatas qui conservent leur couleur panaché quelque soit la saison.
De beaux cultivars Koo-yo sur Neko ya.
| cv. koh-yo yellow (carlo & daniele MONGIAT) | cv. kikkô koh-yo (carlo & daniele MONGIAT) | cv. koh-yo (collection johan PARENT) | jeune koh-yo nudum et avec floconnage (carlo & daniele MONGIAT) |
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Retrouvez ce caractère chez cahuilense et ornatum :
Astrophytum coahuilense cv.hakuun
Astrophytum ornatum cv. hakuun
Un magnifique cultivar avec de grandes taches blanches sur l'épiderme. Hakuun en japonais signifie nuage blanc. Cette étrange mutation serait due à un virus, mais cette hypothèse ne fait pas l'unanimité chez les spécialistes. On trouve plusieurs aspects de ce cultivar hakuun, il semble même qu'il puisse y avoir des confusions avec le cv. huboki. Le mot hakuun pourrait aussi être utilisé pour certains cultivars d'autres espèces d'Astrophytum (à confirmer?). On trouve également ce cultivar sous le nom de Tukae qui est un mot thailandais signifiant le gecko (lézard), il s'agit de la même plante.
| Belle série d'hakuun greffés. Hakuun signifie en japonais “nuage blanc” (chez JL Billouet) | cv. hakuun ( chez alain MOUCHEL) | cv. fukuryû hakuun (collection johan PARENT) |
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Généralement à épiderme nudum, d'une belle couleur vert-bleu argentée. Le corps est parcouru de plis horizontaux partant de chaque aréole, lui donnant un aspect ridé, cannelé. En photo chez Catus-Art.
Présente des zones nudum et des zones avec flocons, souvent confondu avec hakuun.
Cultivar assez rare, il semblerai que ce soit une forme de A. myriostigma ssp. tulense avec le caractère du cv. hakuun mais néanmoins différent car les tâches forment des bandes linéaires plutôt que clairsemées.
| cv. Laimake greffé (chez A. Mouchel) | cv. laimake (collection HENRI BERTRAND) | cv. laimake (collection ferdinand VEECKMAN) |
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Cultivar très rare, sa particularité est d'avoir un épiderme nudum marbré. Nous pensons que c'est un nom dérivé de suminagashi, littéralement “encre qui flotte sur l'eau en mouvement” qui est une technique de marbrure sur papier japonais (voir sur wikipedia).
C'est un myriostigma nudum dont le corps d'un aspect brillant mélange les tons vert et mauve. En photo chez Catus-Art.
Tetsusabi désigne la couleur rouille en japonais. En effet, le corps de ce cultivar est panaché de rouille et de vert. Ce myriostigma est également nudum, sans flocons.
Seiji signifie de couleur céladon, vert-pâle. C'est la couleur de ce myriostigma nudum.
Il ne faut pas confondre variegata et koh-yo; les variegata ne changent pas de couleur selon les saisons, les koh-yo oui !
| Manque de chlorophylle sur ces myriostigmas, greffage souvent indispensable (chez Cactusprod) | A. myriostigma nudum avec une couleur violacée | Jeune myriostigma tricostatum zébré de jaune et rouge |
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