Publication : Curtis's Botanical Magazine 93: t.5619 + texte (1er janvier 1867).
Type : Bowiea volubilis Harvey ex Hooker fil., Curtis's Botanical Magazine 43: t.5619 + texte (1er janvier 1867).
Description
Un genre de bulbes sans feuilles à maturité, mais à inflorescence volubile à fonction chlorophyllienne.Plantes herbacées géophytes, à bulbes
sphériques plus ou moins déprimés de jusqu'à 16 (-20)cm de diamètre, enterrés à exposés, verts dans leur partie exposée à la lumière, recouverts d'une
tunique charnue, séchant et devenant papyracée. Racines charnues blanches et contractiles de jusqu'à 5mm de diamètre.
Feuilles présentes uniquement chez les bulbes immatures, charnues, linéaires et lancéolées, canaliculées.
Floraison
diurne.
Inflorescence annuelle volubile, charnue, verte à glauque, très ramifiée, à ramifications subulées. Cette
inflorescence remplace les feuilles chez les bulbes adultes en ce qui concerne la fonction chlorophyllienne. Bractées lancéolées, à éperons. Pédicelles arqués. Fleurs odorantes bisexuées (mais une stérilité mâle, avec des étamines sans
pollen a également été observée chez
Bowiea volubilis) et actinomorphes, à
périanthe en étoile formé de 6 tépales libres, blancs ou verts à vert-jaunâtre, oblongs à lancéolés, écartés à recourbés en arrière, les bords réfléchis près de la base, l'
apex plus ou moins aigu. Etamines à filaments plutôt érigés.
Ovaire supère triloculé
érigé vert clair, largement
ovale, à la surface glutineuse sur le dessus; style fusiforme; stigmates apicaux trilobés.
Les fruits sont des capsules loculicides déhiscentes longitudinalement, à valves emarginées à acuminées. Graines noir brillant, oblongues et anguleuses.
Ce genre ne compte que deux espèces:
Bowiea
volubilis à croissance printanière et estivale, à
inflorescence verte de 2-4 (-10)m de long, fleurs de 1-1,6cm de diamètre à tépales verts à vert-jaunâtre,
fruit largement conique et graines de 5-10mm de long donnant à la germination un
cotylédon de 5-10mm de long,
répandu dans l'est et le sud-est de l'Afrique.
Bowiea
gariepensis à croissance automnale et hivernale, à
inflorescence vert-glauque ou glauque de jusqu'à 1,2m de long, fleurs de 1,4-2,3cm de diamètre à tépales blancs,
fruit sphérique et déprimé et graines de 4-5mm de long donnant à la germination un
cotylédon de 8-10cm de long, poussant dans le nord-ouest de l'Afrique du Sud et le sud de la Namibie.
La seconde est généralement considérée comme une
sous-espèce de la première.
Classification
Famille :
Hyacinthaceae
Sous-
famille : Urgineoideae
Culture
Culture facile. Ces espèces n'ont de feuilles que très jeunes et c'est l'
inflorescence lianescente qui assure la majeure partie de la fonction chlorophyllienne. Prévoir un support pour permettre à l'
inflorescence de se développer en hauteur, et de ne pas avoir à bouger trop la plante en période de croissance, car l'
inflorescence casse facilement.
Le
substrat sera bien drainé et le
bulbe sera planté peu profond, en en laissant dépasser au moins les deux tiers. Les arrosages seront réguliers en période de croissance (printemps et été pour
Bowiea volubilis, automne et hiver pour
Bowiea gariepensis), totalement arrêtés en période de repos. L'arrêt des arrosages force l'
inflorescence à sécher, elle peut alors être retirée en tirant dessus pour en extraire du
bulbe sa base. Les arrosages ne sont repris que lorsque la nouvelle
inflorescence commence à émerger du
bulbe.
Le
bulbe sera abrité du soleil mais l'
inflorescence supporte le soleil direct aux heures les moins chaudes. La température ne descendra pas en dessous de 7°C, même si le
bulbe peut supporter au sec des gelées faibles et occasionnelles si la température remonte nettement en journée.
Reproduction par semis, ou plus facilement par
bouturage d'écailles comme pour les Lys, les deux se pratiquant au début de la période de croissance, avec un apport de chaleur le cas échéant. Le
bulbe est en effet formé de feuilles modifiées épaisses appelées écailles. Il est possible de retirer celles de la périphérie, voire d'éclater totalement le
bulbe pour obtenir plusieurs écailles. Elles sont laissées à sécher à mi-ombre au moins 15 jours, puis plantées dans un
substrat sableux maintenu légèrement humide. La base de l'
écaille doit être enfoncée dans ce
substrat sur environ 1cm de profondeur. De jeunes bulbilles vont alors apparaitre à la base qui pourront en être détachées dès qu'elles seront assez grosses, au moins 1cm de diamètre. Au semis les graines sont légèrement enfoncées de quelques millimètres dans un
substrat sableux. Si elles sont fraiches elles germent en trois semaines. Les premières racines sont déjà contractiles. Chez
Bowiea gariepensis elles tirent l'amorce de
bulbe à 1,5-1,7cm sous la surface du sol où il se développe, alors que chez
Bowiea volubilis il n'est que légèrement tiré dans le sol et sa partie supérieure reste apparente.
Étymologie
Bowiea: en l'honneur du jardinier et collecteur britannique
James Bowie (1789-1869).
Anecdotes
Taxonomie: C'est en 1824 que Haworth crée le premier un genre du nom de
Bowiea pour un
Aloe qui sera ultérieurement transféré dans ce genre sous le nom d'
Aloe bowiea. Le genre
Bowiea Harvey ex Hooker fil. de cette fiche, publié ultérieurement pour une autre
espèce, aurait donc dû être invalide, mais son usage pour l'
espèce Bowiea
volubilis étant particulièrement
répandu, il a été décidé, comme cela est permis exceptionnellement par le code de
nomenclature botanique, de conserver ce nom au détriment de celui, peu usité et de moindre intérêt, d'Haworth (Voss et al., International code of botanical
nomenclature, Regnum vegetabile 111 (1983)).
Ethnobotanique: Toxicité et usages médicinaux: se reporter à la fiche d'
espèce Bowiea
volubilis.
Répartition géographique
Sud et sud-est de l'Afrique, du Kenya à l'Afrique du Sud et au sud de la Namibie.
Publications spécialisées
Articles en anglais:Ernst van Jaarsveld in Eggli, Illustrated Handbook of Succulents Plants, Monocotyledons 276-277, fig. XXIXb (2001).
Van Jaarsveld E.,
Bowiea gariepensis and
Bowiea volubilis, British
Cactus and Succulent Journal 10(4): 96-98 (1992) avec 6 illustrations dont 1 dessin montrant les cotylédons des deux espèces.
Cook E.L., Cunningham A., van Staden J., The tissue
culture of an exploited Zulu medicinal plant
Bowiea volubilis South African Journal of Botany 54: 509-510 (1988).
Bruyns P.V., Vosa C.G., Taxonomic and cytological notes on
Bowiea Hook. F. and allied genera (Liliaceae), Caryologia 40 (4): 287-297 (1987, publ. 1988) avec illustrations et cartes de répartition.
Vaikos N.P., Pai R.M., Floral anatomy of
Bowiea volubilis Harv. (Bowieae, Liliaceae), Journal of the Indian Botanical Society 65: 516-518 (1986).
Autres articles:Sacchi G., Una curiosita
succulenta:
Bowiea volubilis,
Piante Grasse 7(4): 125-127 (1987) en italien, avec illustrations.
Hansen H.E., Hvidkal med asparges, Kaktus (DK) 16(3): 67-68 (1981) en danois, avec illustrations.
Kleiner E.,
Bowiea volubilis Harvey et Hooker f.,
Kakteen und andere Sukkulenten 31(8): 240 (1980) en allemand, avec illustrations.
Numéros de collecte
Vous pouvez chercher les numéros de collecte pour ce genre dans :
- la base de Christophe Ludwig : Bowiea
Forum
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Auteur
philippe (
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Fiche créée le 31/12/2010, mise à jour le 01/01/2011.