Publication : Cactus Journal (London) 5: 9. 1936
Basionyme : Echinocactus auratus Pfeiffer 1847
Description
Tige globulaire à subglobulaire, exceptionnellement allongée (très vieilles plantes), verte, pouvant atteindre 50 cm de diamètre.
24 à 42 côtes (ou plus), de 1 à 3 cm de haut.
Apex nu ou légèrement laineux.
Racines fibreuses.
4-8 épines centrales, recourbées vers le haut, pouvant atteindre 2,5 à 4,5 cm de longueur. 12 à 16 épines radiales de 2,5-4 cm, robustes, jaunâtres à noires. Sur les spécimens âgés, les aréoles comportent plus de 20 épines radiales.
Fleurs rouge à jaune de 3 à 3,5 cm de long et 2 centimètres de diamètre, en forme d’entonnoir, apparaissant en
couronne sur les aréoles formées les quelques années précédentes.
Péricarpe et tube floral recouverts d'une dense laine blanche.
Graines noires jusqu'à 3mm de long.
Culture
La germination de cette
espèce est réputée difficile. Des études ont montré que les graines âgées de quelques années germaient mieux que les graines fraiches. Il a été aussi montré qu'une scarification chimique améliore grandement le taux de germination.
Les 2 combinés, on arrive à des taux de germination proche de 100% en 2 semaines.
Ensuite la croissance de la plantule est relativement lente pour un cactus, il faudra attendre 3 ou 4 ans avant de voir apparaitre la spination qui fait la renommé de cette plante.
Le
substrat devra être minéral et très drainant. Il faudra proscrire l'eau stagnante particulièrement pendant les périodes chaudes.
En raison des biotopes occupés par cette
espèce, on peut penser que la croissance se fait dans les périodes douces à fraiches. La plante est au repos en période froide et en période très chaude.
La floraison n'intervient que sur des plantes âgées, elle est exceptionnellement vue en
culture.
L'exposition devra être ventilée et très lumineuse. Après acclimatation, le plein soleil est supporté.
Maintenue au sec, cette
espèce peut supporter des gelées matinales jusqu'à -5°C, peut être moins.
Habitat
Eriosyce
aurata est une
espèce endémique au
Chili, on la trouve des environs de la ville de Copiapo (27°S) jusqu'au nord de la ville de Santiago (33°S), mais la population la plus dense se trouve entre 28 et 31°S. Généralement, ce sont des plantes de montagne, dans le sud de l'aire de distribution, on les trouve au dessus de 1800m. Mais aux alentours de 30°30'S, elles atteignent la zone côtière jusqu'à 300m d'altitude (Parc National de Fray Jorge).
Dans le nord elles connaissent un climat désertique avec de rares pluies hivernales. Plus au sud le climat est plutôt méditerranéen, avec des hivers doux et pluvieux et des étés secs et chauds. Dans l'extrême sud, avec l'altitude, la neige n'est pas rare en hiver.
Anecdotes
Philippi créa le genre
Eriosyce en 1872 pour une
espèce,
Eriosyce sandillon, précédemment décrite comme
Echinocactus sandillon en 1848.
En 1922 Britton et Rose, croyant que l'
Echinocactus ceratistes (Otto), décrit en 1837, était la même plante, ont mis
Eriosyce sandillon en synonymie (par
priorité de date) d'
Eriosyce ceratistes.
En 1936, Backeberg recombina
Echinocactus auratus décrit en 1847 en
Eriosyce aurata pour une plante peuplant la vallée du Rio Aconcagua.
En 1959, Backeberg repris le nom d'
Eriosyce ceratistes et le concept d'
espèce unique pour ce genre mais créa 7 variétés pour prendre en compte la diversité de ce
taxon :
Eriosyce
ceratistes v. combarbalensis : Combarbala ( 31°10'S - 71°00'O)
Eriosyce
ceratistes v. coquimbensis : Fray Jorge (30°40'S - 71°40'O)
Eriosyce
ceratistes v. jorgensis : Fray Jorge (30°40'S - 71°40'O)
Eriosyce
ceratistes v. zorillaensis : Zorilla (30°52'S - 71°28'O), Punitaqui
Eriosyce
ceratistes v. mollensis : Rio Los Molles, Ovalle, 2300m (30°44'50"S - 70°27'O)
Eriosyce
ceratistes v. tranquillaensis : Tranquilla ( 31°54'S - 70°41'O), Salamanca
Eriosyce
ceratistes v.
vallenarensis : Vallenar ( 28°37'S - 70°47'O)
Il oublia totalement son
Eriosyce aurata qu'il devait considérer comme un
synonyme d'
Eriosyce ceratistes.
Ritter le premier contesta le nom
Eriosyce ceratistes. En effet, la description de ce dernier fait plutôt penser à ce qu'on appelle maintenant
Eriosyce curvispina mais elle est tellement succincte qu'il est difficile d'être catégorique. Ritter préféra donc reprendre à son compte
Eriosyce sandillon.
Et en 1980, il décrivit 6 espèces supplémentaires :
Eriosyce algarroboensis : sud des mines d'Algarrobo (28°51'S - 70°59'O), Huasco
Eriosyce
ihotzkyanae : El Dorado (30°34'S - 71°14'O), prés d'Ovalle
(sous lequel il regroupe E.
ceratistes v. combarbalensis, v. coquimbensis, v. jorgensis et v. zorillaensis)
Eriosyce
lapampaensis : La Pampa ( 28°59'S - 70°13'O), vallée du Rio Conay
Eriosyce
spinibarbis : Est de Copiapo
Eriosyce
megacarpa : Sud Chañaral
Eriosyce
rodentiophila : Nord Chañaral
Il regroupe
Eriosyce ceratistes v. mollensis et v. tranquillaensis sous
Eriosyce sandillon.
Ne connaissant pas
Eriosyce ceratistes v.
vallenarensis, il hésite entre
Eriosyce algarroboensis et
Eriosyce ihotzkyanae pour le mettre en synonymie.
Il cita un dernier
taxon :
Eriosyce ausseliana (Tres Cruces (29°23'S - 70°56'O), Depart. La Serena) qu'il considérait intermédiaire entre
Eriosyce ihotzkyanae et
Eriosyce algarroboensis. Manquant de données, il remit sa description à plus tard. Mais il n'eut pas le temps de la publier, sa mort étant intervenue peu de temps après la parution de son
livre.
En 1989, A. Hoffmann apporta encore un peu plus de confusion en prenant 2 variétés de Backeberg et 1
espèce de Ritter pour les recombiner en variétés d'
Eriosyce sandillon :
Eriosyce
sandillon v. algarroboensis
Eriosyce
sandillon v. mollensis
Eriosyce
sandillon v.
vallenarensisEt elle conserva
Eriosyce rodentiophila pour les plus septentrionaux.
En 1993, F. Kattermann reprit a son compte le raisonnement de Ritter (
Eriosyce ceratistes est à bannir pour nommer ces plantes) et applique les règles de nomenclatures voulant que le nom le plus ancien soit prioritaire.
En conséquence Kattermann recombina toute les plantes trouvées au sud du Rio Copiapo en
Eriosyce aurata.
Il suivi Hoffmann en reprenant
Eriosyce rodentiophila pour celles plus au nord et recombina l'
espèce de Ritter
Eriosyce spinibarbis en
sous-espèce d'
Eriosyce aurata :
Eriosyce aurata ssp.
spinibarbis.
Par la même occasion, il amplifia le genre
Eriosyce en y incluant les Pyrrhocactus, Islaya, Neoporteria, Horridocactus....
Les plantes jusqu'alors connues comme
Eriosyce sont reclassées en
Eriosyce sous-genre
Eriosyce.
En 2006, le New Cactus Lexicon reprend le genre
Eriosyce amplifié sensu Kattermann mais ne reconnait dans le sous-genre
Eriosyce qu'
Eriosyce aurata et
Eriosyce rodentiophila. La
sous-espèce spinibarbis est mise en synonymie d'
Eriosyce aurata.
Outre la localisation, la structure du
fruit distingue ces 3 taxons.
Chez
Eriosyce aurata, le
fruit est recouvert de laine blanche et présente une déhiscence basale (lorsque le
fruit se détache, une partie reste attachée à la plante et les graines se répandent par le trou formé à la base).
Chez
Eriosyce rodentiophila, le
fruit est quasiment sans laine et
indéhiscent (lorsque le
fruit se détache, il est fermé).
Chez
Eriosyce aurata ssp.
spinibarbis, le
fruit ressemble à celui d'
Eriosyce rodentiophila mais présente une déhiscence basale comme chez
Eriosyce aurata.
Exposition
Vive (luminosité maxi, plein soleil accepté)
Arrosages
Hiver : Aucun. Eté : Moyen.
Substrat
Minéral
Publications spécialisées
-
Eriosyce (
Cactaceae) The genus revised and amplified., F Kattermann. 1993.
- Cactaceas en la flora silvestre de Chile, A. Hoffmann, H. Walter. 2004.
Numéros de collecte
Vous pouvez chercher les numéros de collecte pour cette
espèce dans :
Forum
Vous pouvez faire une
recherche sur le forum.
Auteur
alain (
contacter)
Fiche créée le 18/07/2007, mise à jour le 18/01/2012.