Description
Un cierge popularisé en collection sous le nom de Harrisia guelichii, reconnaissable à ses 3-4 côtes et ses cotés presque plats qui lui donnent, sur ses tiges à trois côtes, une section triangulaire caractéristique.Cactus colonnaire ramifié plus ou moins grimpant, à port étalé, retombant et rampant, d'une hauteur totale variant de 2m à beaucoup plus en s'appuyant sur les arbres alentours (mais sans racines adventives). Tiges vert clair à vert gris-bleu, à 3-4 côtes légèrement ondulées et à cotés plats ou peu creusés, mesurant jusqu'à 25m de long selon Spegazzini, sur 3-5cm de diamètre.
Aréoles feutrées de blanc devenant grises, espacées de 2-6cm, à épines rougeâtres devenant grises, à extrémité plus foncé, 1 centrale de jusqu'à 2,5cm de long et 4-5 radiales de 4-5mm de long.
Floraison nocturne plutôt en début d'été mais pouvant s'étendre du printemps au début de l'automne. Fleurs blanches autofertiles en forme d'entonnoir à pétales externes verdâtres, mesurant 20-25cm de long et de diamètre. Péricarpelle et tube floral munis de grandes écailles vertes à l'aisselle peu laineuse.
Fruits rouge foncé brillant, à pulpe blanche, déhiscents longitudinalement, comestibles et sphériques de 4-4,5cm de diamètre, fortement tuberculés et avec des écailles étroites, mais sans épines.
Culture
Culture facile sans grandes particularités par rapport aux
conditions générales de culture de la famille des
Cactaceae. Donné par certains comme nécessitant une température minimale de 10°C en hiver, et par d'autres comme résistant à jusqu'à -4°C sur de courtes périodes, on essaiera de le maintenir à une température minimale de 7°C en hiver.
Reproduction facile par semis ou
bouturage de tiges.
Etymologie
Harrisia: en l'honneur de William Harris (1860-1920), superintendant des
Jardins Publics de la Jamaïque.
balansae: en l'honneur du botaniste et explorateur français Benedict Balansa (1825-1892).
Habitat
Argentine: Gran Chaco, en lisière de forêts ou dans les zones de végétation à buissons. Peut-être également jusqu'au Paraguay. Naturalisé et considéré comme une peste végétale dans plusieurs pays tropicaux en Afrique ou en Australie.
Anecdotes
Taxonomie: Harrisia balansae est considéré par
Roberto Kiesling (El genero
Harrisia (
Cactaceae) en la Argentina, Darwiniana 34(1-4): 389-398 (1996)) et par B.E. Leuenberger (
Cereus bonplandii, history of a name applied to two taxa of
Harrisia from South America, IOS Bulletin 8: 20-21 (2000);
Harrisia bonplandii, case history of a controversial name in
Cactaceae from South America, Botanische Jahrbücher für Systematik, Pflanzengeschichte und Pflanzengeographie, 123 (2): 145-178 (2001)) comme un synonyme de
Harrisia bonplandii.
Le basionyme de ce nom,
Cereus bonplandii, ayant été créé par Pfeiffer en 1837 devrait alors avoir priorité.
Toutefois le nom de
Cereus bonplandii a également servi pour désigner une autre espèce de
Harrisia, et un grand nombre de botanistes estiment que
Harrisia bonplandii est un nom douteux à mettre en synonyme de
Harrisia pomanensis tout en gardant une priorité au nom d'espèce
pomanensis, postérieur (1897) à celui de
bonplandii, mais moins sujet à doutes et controverses.
Exposition
Vive (luminosité maxi, plein soleil accepté)
Température mini
7°
Arrosages
Hiver : Aucun. Eté : Moyen.
Substrat
Standard (
3 tiers)
Dimensions maximales
Hauteur : 3 m. Largeur : 5 m.
Couleur des fleurs
blanc
Publications spécialisées
Description originale: K. Schumann dans Martius, Flora Brasiliensis 4(2): 210. 1890 (comme
Cereus balansaei).
Type: Balansa 2504, Dec 1847, Paraguay, déposé à Genève (holotype) et au Muséum national d'histoire naturelle de Paris (isotype), désigné par R. Kiesling, Darwiniana 34: 391 (1996).
Reclassement: N.P. Taylor & Zappi,
Cactaceae Consensus Initiatives 3: 7 (1997).
Auteur
philippe (
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Fiche créée le 15/01/2004.