Description
Un genre de cactus immédiatement reconnaissable dans sa forme adulte, avec son céphalium terminal caractéristique.
Cactus globuleux, déprimés à cylindriques, non cespiteux (ne rejetant pas). Aréoles disposées le long de 8-27 côtes verticales bien marquées et portant 3-21 épines ou plus, faiblement différenciées (entre radiales et centrales), souvent fortes et parfois crochues à l'extrémité.
Floraison en fin de journée au printemps. Vrai céphalium terminal pouvant être très allongé d'où naissent des petites fleurs tubuleuses, plus ou moins ouvertes à l'extrémité, dans les tons de rose à rouge, nues, sortant peu du céphalium.
Petits fruits charnus, comestibles, en forme de massue plus ou moins allongée, blanc, rose, magenta ou rouge, nus mais sur l'extrémité desquels adhère le reste des pièces florales desséchées. Petites graines globuleuses à ovoïdes noires.
Lorsque le céphalium apparaît, la croissance du reste de la tige s'interrompt mais peut reprendre si le céphalium est accidentellement abîmé, donnant des
Melocactus à deux ou trois têtes.
Classification
Famille :
Cactaceae
Sous-famille : Cactoideae
Tribu : Cereeae
Culture
Cactus tropicaux supportant peu le froid, surtout après apparition du céphalium. Sauf pour quelques espèces, ne pas descendre en dessous de 16 à 18°C. De ce fait, doit être légèrement arrosé en hiver, mais peut, lorsque le céphalium est formé, être hiverné en appartement avec peu de lumière sans risque de s'étioler.
Les exemplaires qui ont formé leur céphalium semblent en effet avoir beaucoup de mal à émettre de nouvelles racines lorsqu'elles sont détruites par le froid et l'humidité. En apparence le cactus a résisté au froid, mais meurt un ou deux ans après, lorsque ses réserves sont épuisées. Afin d'éviter ce problème, est souvent cultivé greffé, ce qui permet de descendre en température.
Reproduction par semis facile. Greffage possible sur Eriocereus jusbertii,
Myrtillocactus geometrizans,
Trichocereus spachianus, ou T. pachanoi lorsque les plantules font 1,5-2cm de diamètre. L'usage du
Myrtillocactus geometrizans est, du fait de sa sensibilité à l'humidité, plutôt à réserver au sud de la France. Le porte greffe peut ensuite être totalement dissimulé dans le sol en isolant le
Melocactus avec une couche de gravillons. Un micro greffage intermédiaire sur
Pereskiopsis peut être pratiqué mais n'est absolument pas indispensable.
Étymologie
Melocactus du latin melo, melon, cactus en forme de melon.
Anecdotes
Genre créé par Tournefort en 1701 dans ses Institutiones rei herbariae III mais dans un sens beaucoup plus large que celui retenu par Link et Otto.
Il faut s'imaginer l'étonnement des premiers explorateurs européens lorsqu'ils rencontrèrent ces plantes qui ne ressemblaient en rien à ce qu'ils connaissaient. Evoquant le melon ou le turban turc, ces cactus sont à la base de noms comme celui des îles Turk (Bahamas) ou de Punta Melones (un cap de Porto-Rico). Des exemplaires ont certainement du être ramenés dés les premiers voyages de Christophe Colomb mais ce n'est qu'en 1576 que le premier
Melocactus a été décrit et figuré par Mathias de l'Obel dans son Plantarum seu stirpium historia (2: 177 et planche xxvii) à partir d'une plante possédée par l'apothicaire londonien Morgan.
Les fleurs de
Melocactus sont principalement pollinisées par les colibris.
Site spécialisé
http://www.melocactus.net/
Publications spécialisées
Ouvrage en anglais: Nigel P. Taylor, The genus
Melocactus (
Cactaceae) in Central and South American, Bradleya 9/1991, p.1-80 (ne fait qu'évoquer les
Melocactus des Caraïbes pour lesquels il n'est pas complet quoiqu'il éclaircisse leur taxonomie).
Publication originale: Link & Otto, Verhandlungen des Vereins zur Beförderung des Gartenbaues in den Königlich Preussischen Staaten 3: 417 (1827) (nom. cons.: non Boehmer, dans Ludw. Defin. Gen. Pl. - 1760) (espèce type:
Melocactus communis (Aiton) Link & Otto).
Forum
Vous pouvez faire une
recherche sur le forum.
Auteur
philippe (
contacter)
Fiche créée le 19/04/2001, mise à jour le 27/09/2006.