Description
Un cierge facilement reconnaissable dans la nature avec son pseudocéphalium terminal couvert d'épines grises, mais peu cultivé bien que sa forme monstrueuse récoltée en Basse Californie soit assez recherchée.Cierge buissonnant, fortement ramifié à la base jusqu'à 100 tiges érigées de 1-3(5) m de haut et 10-20cm de diamètre, vert un peu jaunâtre. 4-13 côtes très proéminentes.
Epines grises, 1-3 centrales rigides de 1-3cm de long et 3-15 radiales de 0,5-1,5cm de long sur les aréoles laineuses espacées de 1cm des tiges non fertiles; 15-50 épines plus longues et flexibles au niveau du pseudocéphalium terminal qui apparaît lorsque la tige mesure 2m et peut croître jusqu'à 1m et plus de haut!
Floraison nocturne d'avril à août. Fleurs en forme d'entonnoir de 4cm de long sur 3cm de diamètre, blanches à rose foncé, naissant latéralement du pseudocéphalium. Péricarpelles et tubes floraux verdâtres couverts d'écailles et de soies.
Fruits globuleux charnus de 1-3cm de diamètre, rouges à pulpe rouge.
Culture
Plante peu connue en
culture, requérant probablement les mêmes soins que
Pachycereus pringlei qui pousse dans les mêmes régions.
Donné comme résistant jusqu'à -9°C au sec (-4°C pour la forme monstrueuse), mais, compte tenu de son milieu naturel, on évitera de descendre en dessous de 7°C.
Accepte un
substrat calcaire.
Reproduction par semis et
bouturage de tiges. La forme monstrueuse étant stérile, n'est reproduite que par
bouture, ce qui explique sa relative rareté et son prix plus élevé. Il n'est pas nécessaire de la greffer pour la conserver.
Etymologie
Pachycereus: du grec
pakhys, épais: cierge épais.
schottii: en l'honneur du naturaliste allemand
Arthur Schott (1814-1875) qui collecta cette espèce lors de sa participation à la mission d'étude dirigée par William H. Emory.
Habitat
U.S.A. à l'extrême sud de l'Arizona, et
Mexique, Basse Californie et Sonora.
Anecdotes
Noms vernaculaires: cina, garambuyo, mochi,
senita (signifiant "le vieux"), sina, sinita, totem cactus, totem pole, totem pole cactus (la variété monstrueuse), tuna barbona, viejo, whisker cactus.
Ethnobotanique Les indiens Seri utilisent son bois pour la construction et les fruits peuvent être consommés frais mais sont rarement récoltés. Britton et Rose relatent également son utilisation comme haie vive. L'esprit du Senita dont la force vient de l'esprit des plantes, Icor, est invoqué par les indiens Seri pour maudire des ennemis, jusqu'à la maladie et la mort.
Ecologie: Pachycereus schottii a développé une interdépendance reproductive avec une
mite de la famille des Pyrales (
Pyralidae),
Upiga virescens. Le cactus, qui est auto stérile et doit donc échanger le pollen avec d'autres individus, est dépendant de l'insecte pour cette pollinisation (assurée de 75 à 90% par
Upiga virescens, les 10 à 25% restant découlant de l'activité de petites abeilles). Mais l'insecte est dépendant du cactus pour nourrir ses larves: l'œuf unique déposé sur un pétale de la fleur du cactus lors de la visite de l'insecte donne naissance à une larve qui pénêtre dans l'ovaire et y reste six jours, se nourrissant d'environ 30% des ovules avant de migrer dans la tige pour y faire son cocon. Conséquence de cette
association,
Pachycereus schottii produit peu de nectar, inutile pour attirer l'insecte. Quant à la destruction partielle des ovules, elle est largement compensée par l'efficacité de la pollinisation assurée par l'insecte.
Exposition
Vive (luminosité maxi, plein soleil accepté)
Température mini
7°
Arrosages
Hiver : Aucun. Eté : Moyen.
Substrat
Standard (
3 tiers)
Dimensions maximales
Hauteur : 5 m. Largeur : 2.5 m.
Couleur des fleurs
rose
Publications spécialisées
Description originale: Engelmann, Synopsis of the
Cactaceae of the Territory of the United States and Adjacent Regions..., 32 (1856) et Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 3:288 (1856) (comme
Cereus schottii) (type: A. Schott s.n., Mexique, Sonora, vers Santa Magdalena, aout 1855, conservé à l'herbier du Missouri Botanical Garden (holotype)).
Reclassement: D.R. Hunt dans D.R. Hunt et Nigel Taylor, New and unfamiliar names of
Cactaceae to be used in the European Garden Flora,
Bradleya, Yearbook of the
British Cactus and Succulent Society, 5:93 (1987).
Auteur
philippe (
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Fiche créée le 10/01/2003, mise à jour le 12/07/2004.