Description
Arbres et arbustes à tiges et feuilles plates peu succulentes. Seuls la fleur et les aréoles trahissent l’appartenance à la
famille des cactacées de ce genre qui en est le plus archaïque représentant.
Se distingue des genres
Pereskiopsis et
Quiabentia par l’absence de glochides.
Classification
Famille :
Cactaceae
Sous-
famille : Pereskioideae
Culture
En été, les
Pereskia apprécient chaleur et humidité en abondance. En hiver trois types de
culture peuvent être distingués : facile, tropicale, andine.
1/ facile : bien que les espèces les plus courantes en
culture (P.
aculeata, P.
grandifolia) viennent de régions chaudes, elles sont peu exigeantes et supportent aussi bien un arrêt de végétation prolongé à 8-10°C qu’une poursuite de la végétation à 25-30°C avec arrosages réguliers. L’amateur choisi alors le mode d’
hivernage en fonction de ses possibilités.
2/ tropicale : Les autres espèces tropicales sont plus fragiles et il ne faudra pas les hiverner en dessous de 18°C (P.
portulacifolia, P.
lychnidiflora). Bien que la plupart puissent théoriquement résister à des périodes de sécheresse prolongée en perdant leurs feuilles, un
arrosage léger évite bien des déboires.
3/ andine : Contrairement à ce que cette origine pourrait laisser penser, ces
Pereskia craignent le froid car ils poussent dans des vallées entre 500 et 2000m où la température reste clémente. On évitera donc de descendre en dessous de 10°C. A cette température une sécheresse totale peut être observée. Au-dessus des arrosages légers bénéficieront à la plante.
Les
Pereskia sont peu cultivés en raison de leur réputation de grandes plantes. Toutefois on peut cultiver en petit pot des boutures de branches aptes à fleurir qui refleuriront chaque année en ne grandissant pas de plus de 10cm par an. On commence d’ailleurs à trouver sur ce principe des potées fleuries de P.
grandifolia au Danemark, et la
culture, en Galilée, de potées fleuries de P.
bleo laisse présager que ce mouvement pourrait prochainement gagner la France.
Étymologie
Pereskia : en l’honneur de l’astronome français Nicolas Claude Fabri de Peiresc.
Anecdotes
En application des règles internationales de la
taxonomie qui fixent comme point de départ de la reconnaissance des descriptions botaniques, l’invention de la
taxonomie binomiale par Linné, le nom de Plumier ne devrait pas figurer comme auteur initial. Il n’en est pas moins le vrai créateur de ce genre.
Le genre Rhodocactus (Berger) Knuth créé pour différencier les
Pereskia à
ovaire infère (enfoncé dans l’axe floral) de ceux à
ovaire supère (libre) n’est plus retenu aujourd’hui en raison de l’existence d’espèces intermédiaires qui ne permettent pas une césure nette entre les deux genres.
Publications spécialisées
Article en français :
Leuenberger, B. E. :
Les cactées feuillues genre
Pereskia en
culture,
Revue de l’
AIAPS « Succulentes » 1996 n°1 et 2.
Ouvrage de référence :
Leuenberger, B. E. :
Pereskia (
Cactaceae), Memoirs of the New-York Botanical Garden, 1986.
Publication originale : Plumier, Nova
Plantarum Americanarum Genera (1703).
Reprise : Miller, The Gardeners Dictionary... 4e édition (1754) (
espèce type :
Pereskia aculeata dans la 8e édition (1768)).
Numéros de collecte
Vous pouvez chercher les numéros de collecte pour ce genre dans :
Forum
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Auteur
philippe (
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Fiche créée le 06/03/2001, mise à jour le 11/03/2008.