Description
Description :Plante annuelle ou bisannuelle finement pubescente à racines fragiles.
Les feuilles d'un vert pâle sont planes et oblongues. Elles mesurent entre 1 et 3 cm. Elles sont opposées ou verticillées sur le bas de la tige, alternes sur le haut.
Les inflorescences peuvent atteindre jusqu'à 40 cm de hauteur. Les fleurs sont formées de 5 pétales, 5 sépales et 10 étamines. Blanches ou roses, elles apparaissent entre mai et juillet.
Le
fruit est un
follicule érigé blanchâtre. Les graines sont ovoïdes et marron clair.
Remarque :
Une forme à
inflorescence plus compacte est commune en Anatolie et en Grèce.
Une forme cristée existe chez ce
taxon. Les fleurs sont fasciées. Les feuilles peuvent virer au violet sous un soleil intense. Cette forme est fidèle de semis.
Sedum
cepaea est la tête de série du groupe
Cepaea incluant les espèces proches S. lampusae , S. microstachyum et S. cyprium.
Culture
Cette
espèce n'étant pas la plus spectaculaire, peu de jardiniers la cultivent. Sa
culture n'est pas compliquée pour autant. La multiplication par semis est facile sous abri non chauffé en avril. Les plantes sont repiquées au jardin en mai dans un sol se ressuyant facilement, au soleil ou à mi-ombre. Des semis spontanés sont possibles les années suivantes.
Étymologie
Du latin Sedare : apaiser (
Sedum est l'ancien nom latin de la Joubarbe, que l'on plantait sur les toits pour se protéger de la foudre en apaisant la colère des dieux). Autre hypothèse (moins probable) : pourrait provenir du latin Sedere : s'asseoir, en relation avec la forme en coussin de certaines espèces.
Cepaea : de Cepa, l'oignon. Les inflorescences de
Sedum cepaea avec leurs fleurs blanches peuvent rappeler celles de l'oignon.
Habitat
Sedum
cepaea est présent dans le centre et le sud de l'Europe (excepté la péninsule ibérique), en Turquie occidentale et dans le nord de l'Afrique. Il pousse à des altitudes comprises entre 0 et 1500m.
Une
station en Crête a été récemment découverte en 2001 par Deschâtres et Greuter.
En France, cette
espèce couvre l'ouest et la moitié sud. Quelques localités isolées dans les Vosges sont à signaler.
Ce
Sedum pousse en milieu relativement frais : pieds de rochers ou de murs, talus sablonneux, haies et bois. On le rencontre parfois en vallons encaissés et humides en compagnie de fougères (Polystichum setiferum,…).
Anecdotes
Capable de pousser dans un panel de milieux bien différents, cette
espèce peut se présenter sous divers aspects. Des botanistes en ont nommé quelques unes.
Voici quelques exemples :
Sedum
cepaea v. gracilescens qui possède des rosettes plus plates.
Sedum galioïdes, parfois placé en
sous-espèce ou
variété de
Sedum cepaea est cité dans certaines flores françaises. Il s'en distingue par des feuilles plus larges et des pétales souvent lavés de pourpre.
Ces deux taxa ne sont pas reconnus et doivent être inclut sous
Sedum cepaea type.
Photo prise en août 2005 à la Motte-de-Galaure (Drôme). La plante poussait dans une fissure de mur en pierres sèches.
Publications spécialisées
Species. Plantarum [ed.1] : 431 (1753).
Sedums of Europe de Henk't Hart. Edité par Urs Eggli
Illustrated handbook of succulent plants (
Crassulaceae). Edité par Urs Eggli
Numéros de collecte
Vous pouvez chercher les numéros de collecte pour cette
espèce dans :
Forum
Vous pouvez faire une
recherche sur le forum.
Auteur
jeff (
contacter)
Fiche créée le 19/10/2005.