Publication : in Sowerby, Engl. Bot., (26) : tab. 1802 (1808).
Description
Nom commun : Orpin de Forster
Sedum
forsterianum fait partie de la section Rupestria qui regroupe aussi les espèces : S.
sediforme, S.
anopetalum, S.
montanum, S. amplexicaule et S.
rupestre (espèce type de la section).
Cette section est assez homogène et ces espèces ne sont pas toujours évidentes à différencier. Les caractères permettant de le distinguer des autres espèces sont en
gras.
Plante vivace de 15 à 30cm (en fleurs), glabre, à l’épiderme variant du vert au gris/bleu. La souche émet de nombreux rejets stériles rougeâtres
terminés par une rosette de feuilles très dense, sub-globuleuse. Les tiges sont dressées et grêles. Les feuilles sont fines, linéaires-comprimées, cuspidées, prolongées à la base et
ponctuées. Leur couleur varie du vert au glauque. Les feuilles caulinaires ne montent pas le long des inflorescences.
Les inflorescences en corymbe, sont
pendantes avant l’épanouissement des fleurs et munies de bractées.
Les fleurs d’un jaune vif sont subsessiles. Les sépales sont plans et obtus. Les pétales (de 5 à 8) sont étalés.
Le filet des étamines est glabre. La floraison a lieu entre juin et juillet
Le fruit est un follicule.
Culture
Culture aisée en pot ou en pleine
terre dans un sol bien drainé et en plein soleil.
On le multiplie facilement par
bouture de tiges feuillées ou par division de touffe.
Etymologie
Sedum : du latin sedare (apaiser),
Sedum est l’ancien nom latin de la Joubarbe, que l’on plantait sur les toits pour se protéger de la foudre en apaisant la colère des dieux. Autre hypothèse (moins probable) : pourrait provenir du latin sedere : s’asseoir, en relation avec la forme en coussin de certaines espèces.
forsterianum : dédié au naturaliste allemand Johann Georg Adam Forster (1754-1794) qui participa entre autre à la deuxième expédition autour du monde de James Cook.
Habitat
Son aire de répartition s’étire du Nord-Ouest de l’Europe (Grande-Bretagne, Pays-Bas) au Nord-Ouest de l’Afrique (Maroc), à des altitudes comprises entre 0 et 2000m.
Cette espèce est présente dans presque toute la France. Elle est assez commune dans l’Ouest et le Sud-Ouest jusqu’au Massif Central, rare dans le Midi et l’Est.
Des données sont parfois erronées en raison de confusions avec S.
rupestre (notamment dans l’Est).
S.
forsterianum pousse dans des lieux rocheux (toujours sur silice), à une exposition rarement très chaude et généralement un peu à l'ombre. On peut le rencontrer jusqu’à 2000m.
Anecdotes
Espèce déterminante ZNIEFF dans le Pas-de-Calais et les Pays de la Loire. Elle est protégée en Franche-Comté où elle a été inventoriée sur 5 stations (2 en Haute-Saône et 3 dans le Jura).
Il existe un hybride entre
Sedum forsterianum et S.
rupestre (
Sedum x
brevieri). Cet hybride a été trouvé dans le Puy de Dôme à Ambert (P. Brevière).
Publications spécialisées
COSTE H., 1906. – Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes.
FOURNIER P., 1934-1940. – Les Quatre Flores de la France, Corse comprise (générale, alpine, méditerranéenne, littorale).
HART Henk’t, Sedums of Europe
Illustrated handbook of succulent plants (
Crassulaceae). Edité par Urs Eggli
Auteur
jeff (
contacter)
Fiche créée le 03/10/2007, mise à jour le 27/06/2008.