Publication Obs. Pl. Crit. vii. 27 (1849).
Synonyme de
Sempervivum x fauconnetii Reuter 1861
Commentaires
S. x
piliferum est l’un des noms utilisés pour nommer les hybrides entre
S. tectorum et
arachnoideum. Actuellement il n’est pas reconnu et a été récemment placé en synonymie de
S. x
fauconnetii par Henk ‘t Hart. Cette dénomination devrait être réservé au taxon du Jura (voir fiche de
S. x
fauconnetii).
Voici quelques dénominations pour les hybrides entre
S. tectorum et
S. arachnoideum dans la bibliographie française:
Sempervivum x
piliferum (
arachnoideum x
tectorum subsp.
tectorum)
Sempervivum x
oliveri (
arachnoideum ×
tectorum subsp.
boutignyanum)
Sempervivum x
pomelii (
arachnoideum ×
tectorum subsp.
arvernense)
Selon la nomenclature actuelle, si ils étaient reconnus, ils devraient s’écrire ainsi :
Sempervivum x
piliferum nsubsp.
piliferum (
arachnoideum x
tectorum subsp.
tectorum)
Sempervivum x
piliferum nsubsp.
oliveri (
arachnoideum x
tectorum subsp.
boutignyanum)
Sempervivum x
piliferum nsubsp.
pomelii (
arachnoideum x
tectorum subsp.
arvernense)
Note : nsubsp. est l’abrégé de nothosubspecies, une unité de rang équivalent à une sous-espèce utilisée pour désigner les subdivisions dans les taxons hybrides.
Observations in-situ :Cet hybride est très variable. Au sein des stations, on peut observer un panel de variations dans ses caractères morphologiques.
Description originale :Sempervivum
piliferumPanicule cymiforme, velue-glanduleuse ; rameaux
allongés, à la fin réfléchis ; fleurs subsessiles, en épis lâches scorpioïdes. Calice divisé jusque près de la base en 12 lobes oblongs, aigus. Pétales
d'un beau rose, finement glanduleux-hispidules à l'intérieur et aux bords,
lancéolés, acuminés, étalés en étoile, doubles du calice. Etamines à filets un peu dilatés inférieurement et presque térets, plus longs que les styles. Ecailles hypogynes blanchâtres, minces, lamelliformes, subquadrangulaires, presque dressées. Carpelles ovales-oblongs, acuminés. Feuilles des rosettes
vertes, glabres, finement ciliées aux bords,
acuminées-mucronées, à pointe terminée par un bouquet de poils ; les caulinaires dressées, oblongues, brièvement acuminées, très finement pubescentes-glanduleuses. Tige velue-glanduleuse, dressée, feuillée, simple jusque vers le haut, émettant à la base des rosettes nombreuses.
Il habite les rochers calcaires et schisteux du Dauphiné. Je l'ai récolté à Rabou près de Gap. M. Verlot m'en a remis des exemplaires trouvés par lui au Lautaret, qui me paraissent différer de la plante de Gap uniquement par les fleurs un peu plus pâles et par la présence de quelques poils mous et longs sur les feuilles des rosettes. Il fleurit en juillet. - Les pétales sont d'une belle couleur rosée-purpurine, munis sur le dos d'un sillon marqué, déprimés en dessus dans leur milieu. Les tiges sont hautes de 2 décimètres.
Cette espèce est très rapprochée du
S. arachnoideum L. par ses fleurs. Elle en diffère par ses sépales plus aigus ; par ses pétales deux fois et non trois fois plus longs que le calice ; par les feuilles des rosettes acuminées-mucronées et non seulement aiguës, glabres et non glanduleuses-hérissées, dépourvues du tomentum arachnoïde qui les relie entre elles dans l'autre espèce."
Livres de référenceFournier P., - Les Quatre Flores de la France, Corse comprise (1934-1940).
Hart ‘t H., Bleij B. & Zonneveld B., - Illustrated handbook of succulent plants (Vol.
Crassulaceae).
Etymologie
Sempervivum : Du latin
semper, toujours et
vivus, vivant, vert en raison de la résistance de ces plantes à la sécheresse.
piliferum : portant des poils (
pilus, poil, et
ferre, porter).
Numéros de collecte
Vous pouvez chercher dans la base de Ralph Martin si cette espèce a des
numéros de collecte
Auteur
jeff (
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Fiche créée le 28/03/2008, mise à jour le 29/03/2008.