Argentine 2005, Dimanche 16 : Ruinas del Quilmes, Amaicha del Valle to Cafayate

Octobre 2005 : Intro - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - Postscripts


Trichocereus pasacana - S437 ← Trichocereus pasacana - S437
S437 est en fait la zone à proximité de l'hôtel Hosteria Ruines de Quilmes. On y trouve principalement Echinopsis sp., Gymnocalycium saglionis, G. spegazzini, Opuntia sulphurea, Tephrocactus weberi et Trichocereus pasacana. Les Trichos dominent complètement le lieu. J'ignore s'ils ont été plantés là depuis l'ouverture du site aux touristes ou s'ils faisaient déjà partis du paysage, toujours est-il qu'ils étaient tout aussi impressionnants que les Saguaros que j'ai pu admirer en Arizona.

L'autre végétal dominant du site est le mesquite, sorte d'acacia en forme de buisson, très répandu, recouvrant la plaine où se trouvent l'hôtel et également les ruines, jusqu'à la base des collines qui s'élève à l'ouest. Ces buissons bas très piquants n'étaient pas encore en feuilles, aussi l'on pouvait clairement voir leur épines. Une fois de plus, les Gymnos avaient tendance à se nicher à la base des bosquets de mesquite ou bien au beau milieu d'un impénétrable enchevêtrement de buissons. C'est dans de telles occasions que les pieds photographiques s'avèrent très utiles…. pour écarter les branchages et ainsi pénétrer au cœur de cette foret d'épines, prendre la photo….. puis se demander comment rebrousser chemin !

Gymnocalycium spegazzini - S437

Gymnocalycium spegazzini - S437 →

A la vue de mes images, il semble que G. saglionis préfère cet abri naturel alors que G. spegazzini se trouve généralement dans un environnement plus exposé. On pourrait expliquer cela par le fait que le rythme de croissance de ces derniers étant lent, ils aient survécu à leur hôtes quand les G. saglionis, au rythme de croissance plus rapide (au moins en collection), croissent de concert avec les buissons de mesquite. Comme vous le voyez, il est très aisé de tirer rapidement des conclusions ! Les branches des arbustes étant nues, la quantité d'ombre qu'ils offraient aux Gymnos en cette période de l'année était faible, mais, bien sur, cette photo ne nous indique ni la quantité d'ombre qu'ils produisent à la belle saison, ni sa durée totale. Par ailleurs, la présence de ces arbustes a t-elle un autre impact positif sur les Gymnos ? Les branches remplissent elles un rôle de piège-à-brouillard, fixant puis redirigeant rosée ou brouillard au pied des plantes ?

Trichocereus pasacana ou terscheckii – S438 ← Trichocereus pasacana ou terscheckii – S438
A peine vous semblez être arrivés à une conclusion sensée, que votre arrêt suivant (S438) vous contredit allègrement. Ce nouvel arrêt fût motivé par la vue depuis le bus de T. pasacana (à moins que cela ne fût quelques hybrides (pasacana x terscheckii or terscheckii x pasacana ?) en fleur. La floraison de n'importe quel cactus mérite toujours un arrêt ! Sur le site, G. spegazzini était l'espèce la plus répandue. Ils poussaient aussi bien dans des zones dégagées, que parmi les herbes (Elles n'étaient pas encore en végétation, mais d'après les restes séchés, il semble qu'en pleine saison, leur hauteur et leur densité cachent les Gymnos à la vue et du soleil brûlant) sous ou parmi des buissons ou. Et cela complètement au hasard. Adieu théories …

Gymnocalycium spegazzini – S438

Gymnocalycium spegazzini – S438 →

Certaines plantes avaient un port globulaire, quand d'autres (dans des zones plus exposées) adoptaient un aspect de galette plate épineuse, n'émergeant à peine du sol. Une autre théorie à avancer peut-être ? Non, j'attendrai pour cela une future réunion de cactophiles autour de quelques bouteilles de Malbec (NdT : vin argentin). Ils étaient assez gros - au moins 25 cm de diamètre - et certains présentaient des cristations, pas vraiment esthétiques, comme celle du Copiapoa columna-alba de l'an passé, et donnant plutôt un côté “malade” à la plante. J'ai gardé 79 photos de cet arrêt. Il va me falloir effectuer une sélection draconienne pour atteindre mon objectif d'une photo par taxon et par arrêt pour le futur site internet.

Parodia épiphyte - S439 ← Parodia épiphyte - S439
Je n'ai pas particulièrement apprécié l'arrêt S439. Mon affection pulmonaire me pénalisa durant notre randonnée. Il m'était difficile d'inspirer suffisamment d'air alors que nous marchions le long d'un chemin étroit, simplement guidé par un jeune garçon qui semblait plus pressé de rentrer voir le match des Bocca Juniors (NdT : équipe de football argentine) à la télévision… Nous progressions le long du lit du Rio Colorado. Au niveau d'une chute d'eau, près du sommet de la colline, Parodia microsperma et P. penicilata poussaient contre une paroi verticale, pendant carrément de celle ci. Dick et Phyllis furent alors les premiers à entendre raison et décidèrent de nous attendre ici jusqu'à notre retour vers le bus. Puis ce fût le tour d'Anne. Je ne suis pas à proprement parler un “lâcheur”, et je ne voulais surtout pas abandonner alors que d'autres - mes aînés de quelques décades- continuaient à grimper tels des chèvres des montagnes. Mais une nouvelle zone escarpée, proche du sommet, fût pour moi le coup de grâce … Ce n'était certes pas la première fois où je devais lors d'un voyage renoncer à marcher plus avant. En retournant vers le bus, je pouvais alors flâner tout à mon aise. En chemin, je découvrais deux espèces de Parodia, qui, bien qu'en nombre restreint, mériteront une histoire lors d'une future conférence… Je m'arrêtais plus longuement à l'endroit même où nous avions précédemment repris notre souffle lors de l'ascension ; mais cette fois, au lieu de faire la queue pour photographier l'endroit, je m'attardais sur la flore présente sur un arbre : une plante de la famille du gui, des Tillandsia, des lichens et…. surprise, surprise, quelques cactus poussant tels des épiphytes : des jeunes Trichocereus et Parodia !

Lors de la traversée du gué de la rivière, en utilisant des blocs de pierre lisses en guise de marchepied, j'ai perdu l'équilibre, et mon appareil photo pendu à mon épaule par une courroie en se balançant vint heurter un rocher. Le pare-soleil était fêlé et le lendemain, le zoom de l'appareil passa peu à peu d'un 18-70 mm à un 65-70 mm… La prise de vue était toujours possible, mais avec une déviation angulaire de 5°. Une déclaration d'assurance est en cours…

Je ne fus pas le seul à avoir des soucis d'appareil photo. J'avais avec moi un Nikon Coolpix 995 (appartenant à mon fils Christiaan) et un Nikon D70, agrémenté du zoom 18-70 précédemment cité, plus un 50-200 mm qui me permis de pouvoir encore utiliser l'appareil, avec l'aide d'un pied afin d'obtenir des photos correctes. D'un autre côté, les photos prises avec le Nikon Coolpix furent pour moi une agréable surprise. Cet appareil a un dispositif peu courant qui vous permet de faire pivoter l'objectif sur 360°, permettant ainsi des prises de vue 'acrobatiques sans acrobaties' comme par exemple prendre un cactus en contre-plongée avec le ciel en arrière plan, sans pour autant avoir à se coucher sur le sol du désert, sol souvent couvert d'excréments d'animaux et / ou d'épines de cactus.

Ma quiétude se terminait quand ceux qui avaient atteint le sommet de la colline me rejoignirent sur leur chemin du retour. Il apparut alors qu'une fois de plus, je n'avais rien raté de particulier en n'atteignant pas le sommet ; mais bien évidemment je n'en serai assuré qu'une fois que j'aurai vu les photos prises par mes compagnons de voyage.

Dans le bus, sur le trajet du retour, une première bouteille de Quilmes “disparu” rapidement, avant que d'autres suivent, une fois arrivés à notre hôtel, dans une ambiance plus confortable.


Octobre 2005 : Intro - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - Postscripts


Auteur : Paul Klaassen.
Traduction : Alain Laroze, Antoine Senni, Bernard Gallardo, Claudine Laveze, Jean-Luc Loroy, Marie-Élisabeth Laffite, Odile Wolff, Patrick Cazuguel, Pierre Gambart, Véronique Cucchi
Relecture et mise en page : Alain Laroze