Argentine 2005, Samedi 22 : Tilcara

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Oreocereus celsianus - S471 ← Oreocereus celsianus - S471
Cette journée fut une journée de repos, consacrée au tourisme, aux achats de souvenirs et à la visite des anciennes fortifications de Purcara de Tilcara et du jardin botanique local. À 2.500m d'altitude, c'était aussi un bon endroit pour s'acclimater aux hautes altitudes avant notre excursion du lendemain au nord de la Quiaca comme nous l'avions fait à San pedro de Atacama au Chili. Ces villes sont orientées vers le tourisme avec ces sons de flûte de Pan qui sortent de la plupart des magasins de souvenirs et des bars.

Comme d'habitude, les cyber-cafés étaient fermés aux moments où nous en avions besoin. Je n'ai donc pas pu envoyer d'e-mails à Angie pendant quelques jours. Il y a trois “réglages temporels” à effectuer pendant ce genre de voyage. Le premier, évidemment, est le décalage horaire qui, dans mon cas, était de quatre heures avec la Grande-Bretagne. Le second est causé par la différence des saisons : c'était le printemps en Argentine avec la nature qui s'éveille pour une nouvelle saison, tandis qu'en Angleterre, lorsque je l'ai quitté, les jours raccourcissaient notablement. Le troisième réglage est dû aux coutumes locales et à nos habitudes durant la randonnée, qui ne concordaient pas vraiment.

Nous devions nous lever très tôt le matin, au lever du soleil et aux chants des coqs qui résonnaient dans nos oreilles (certains devaient être en danger de mort car ils persistaient à chanter toute la nuit). Nous étions impatients de prendre la route et d'entrer dans notre aventure “cactus” du jour. En général, le personnel des hôtels est habitué à une clientèle de touristes appréciant dormir après avoir pris du bon temps dans les bars locaux, la veille, jusque tard dans la nuit. Pour eux, ce n'était donc pas très habituel de trouver quatorze touristes faisant les cent pas sur le trottoir devant l'hôtel, tôt le matin, les attendant pour aller chercher leurs bagages dans le hall, et impatients d'aller s'entasser dans le car. Pendant ce temps, le personnel de l'hôtel se hâtait en cuisine pour presser nos oranges et préparer les petits déjeuners. Après notre départ, les villes commençaient à s'animer avec les enfants partant à pied à l'école (oui, des enfants peuvent encore aller à l'école en marchant, contrairement à l'Angleterre où les mamans conduisent une flotte de grosses voitures dans des rues étroites, vraiment pas destinées à ce trafic, bloquant les rues tandis qu'elles s'arrêtent pour un brin de causette ou tentent de faire marche arrière dans des places de parking suffisamment larges pour un autobus). Une fois dans le car, nous nous calmions et nous somnolions durant le trajet jusqu'à notre premier arrêt de la journée, généralement une heure plus tard. Purcaras - S471

Purcaras - S471→

De la même manière, en espérant que le dîner nous attendait à l'arrivée à notre prochain hôtel à environ 18h30, nous n'avions pas vraiment conscience de troubler la paix des villages. Les Argentins commencent rarement à penser à leur repas du soir avant 20h00. La vie nocturne ne commence pas avant 23h00, comme nous l'avons découvert ce soir-là, dans un bar, à regarder les musiciens s'installer et les groupes d'étudiants arriver peu à peu pour la sortie du samedi soir en ville, alors que nous étions sur le point d'aller nous coucher pour être prêts pour un nouveau départ, tôt le lendemain. Peut-être étais-je juste en train de devenir un vieil homme grincheux ? Baahh !!!

Mais revenons à notre activité de la journée : la visite de l'une des vastes (8 hectares) fortifications (Purcaras) bâties par les populations indigènes le long de la vallée du Rio Grande, destinées à arrêter les invasions incas venant du Nord il y a quelques 900 ans. Il y a environ 500 ans, elles ont eu également à se défendre contre l'ennemi venant du Sud, les conquistadors espagnols. Le petit jardin botanique au pied de la colline où la forteresse fut bâtie comprenait un jardin de cactus avec la plupart des cactées locales. Oreocereus celsianus était sur notre liste du lendemain au titre des “premières plantes à voir dans l'habitat” ; mais comme ils étaient ici en fleurs, ça ne coûtait rien de prendre quelques photos de fleurs en captivité. De petits Rebutia, sans rejets, plantés ça et là, dont certains étaient en fleurs pouvaient même être aperçus (j'ai surtout l'habitude de voir cette plante en culture, en larges touffes couvertes de fleurs). Ici, ils poussaient évidemment dans des conditions proches de celles de leur habitat, avec un style de culture relevant du “marche ou crève”.
Retour aux ruines restaurées du fort. Si chacun des Trichocereus pasacana entassés sur cette colline est la réincarnation d'un habitant, nul doute que cette ville aurait alors été une véritable ruche. Comme le guide touristique le dit : “la longue gorge de rochers intensément colorés, les montagnes arides brun argile, jaune, rose, crème et vert malachite, tachetées de cactus géants” ne peut qu'impressionner. Tandis que nous suivions la piste vers le fort, nous apercevons plusieurs Opuntia sulphurea, des Gymnocalycium saglionis et des Tillandsias pendus aux tiges des Trichocereus. Suffisamment de plantes méritant les honneurs d'un PK Stop number (S471)- juste pour m'aider à classer mes photos plus tard.


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Auteur : Paul Klaassen.
Traduction : Alain Laroze, Antoine Senni, Bernard Gallardo, Claudine Laveze, Jean-Luc Loroy, Marie-Élisabeth Laffite, Odile Wolff, Patrick Cazuguel, Pierre Gambart, Véronique Cucchi
Relecture et mise en page : Alain Laroze