Argentine 2005, Vendredi 28 : Olta de San Javier

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Gymnocalycium castellanosii - S503 ← Gymnocalycium castellanosii et Parodia microsperma- S503
Alors que nous traînions nos bagages dans les escaliers étroits de l'hôtel, nous nous rendions bien compte que nous étions près de la fin de notre voyage. Nous devrons répéter ce genre de rituel journalier encore une fois avant d'arriver à Cordoba, où le personnel de l'Holiday Inn s'occupera des formalités avant de prendre le vol pour rentrer chez nous. L'autobus chargé, nous avons constaté qu'un pneu était crevé. Il nous fallut donc aller rapidement vers la plus proche gomeria (réparateur de pneu), et décharger les bagages pour atteindre la roue de secours. Tandis que nous attendions patiemment sur le trottoir, nous avons remarqué la totale indifférence des automobilistes locaux pour feux de signalisation. Pourquoi ? Nous nous sommes aperçus qu'un des signaux lumineux était complètement caché par le feuillage d'un arbre qu'on avait laissé pousser. Encore une photo intéressante quoique ne concernant pas les cactus.

Avec nos pneus en bon état, nous partons vers un joli endroit assez proche à Dique de Olta, et nous nous sommes arrêtés le long de la route (S503) pour photographier des Cereus forbesii, des Gymnocalycium castellanosii, des Parodia microsperma (syn. P. fechseri) et des Stetsonia coryne. De nouveau, nous avons été taquinés par Mère Nature, avec une abondance de boutons, mais pas de fleurs.

Opuntia salmiana - S504

Opuntia salmiana - S504 →

Le soir précédent John avait contrôlé ses billets d'avion et découvert qu'il y avait eu une confusion et qu'il devait s'envoler demain, un jour avant le reste des Américains, si bien que les discussions se focalisèrent sur l'urgence de trouver un décor approprié pour l'inévitable “photo de groupe”. Ce qui fut fait, bien que nous aurions préféré éviter cette cérémonie car cela nous faisait encore plus penser que notre voyage était près de se terminer. Nous avons bientôt découvert un grand Stetsonia le long de la route qui nous procura un arrière-plan convenable. Nous avons formé deux groupes, ceux qui avaient un appareil photo sur un trépied d'un côté de la route tandis que le reste du groupe s'aligna sous le Stetsonia, en laissant des places dans le groupe pour les photographes après qu'ils se soient entendus et qu'ils aient réglé leur retardateur. Nous avons fait deux séances et toutes les deux furent un succès, du moins en ce qui concerne mes photos. Un cliché rapide de l'unique fleur du Stetsonia et retour dans le bus vers le magnifique paysage de Dique de Olta. Alors que nous passions près d'une conduite intérieure garée près du point de vue, il y eut des éclats de rire venant de l'autre côté du bus. Il nous apparut que nous avions dérangé un couple d'amoureux occupé à une gymnastique habituellement réservée aux chambres à coucher. Nos rires continuaient alors qu'ils enfilaient rapidement quelques vêtements, démarraient la voiture et disparaissaient dans un nuage de poussière. Nous avons pris quelques photos du lac (un réservoir fait de main d'homme ?) et nous riions encore tandis que nous arrivions à notre arrêt suivant (S504).

Opuntia salmiana - S504 ← Opuntia salmiana - S504
Il n'y avait pas d'autres voitures alentour. Nous avons toutefois trouvé Gymnocalycium castellanosii, Opuntia salmiana et Trichocereus candicans. En haut des rochers, j'ai réussi à prendre la photo d'une fleur blanche solitaire (et deux boutons) du Tricho, émergeant au-dessus d'une épaisse couche de Broméliacées, mais c'étaient bien les seules fleurs de cactus dans le coin. J'ai apprécié de voir des Opuntia salmiana dans leur habitat. Je connaissais bien ces plantes grâce au spécimen qui pousse au Cactus Garden à la Holly Gate Cactus Nursery d' Ashington, en Angleterre. Certaines années, il a une belle croissance avec des jolies pousses cylindriques, d'environ 5 cm de long avec de nombreuses fleurs, tandis que d'autres années il boude pendant la période de repos, perdant la plupart de ses pousses. Ce fut un des premiers cactus sur lequel j'ai essayé mon APN, en 2000 et j'ai essayé de remplacer avec Photoshop chaque fleur par la tête d'un de mes amis- John Ede, et ainsi créer Opuntia edei n.n. Quand je suis arrivé chez moi, une semaine après, et que j'ai déballé ma valise, j'ai constaté que des fruits étaient restés collés à mes chaussettes et avaient voyagé toute la journée avec nous, avant de disparaître avec mes chaussettes dans mon sac de linge sale. À Holly Gate, de tels fruits s'enracinent facilement et produisent de nouvelles plantes, alors je vais donner à ces passagers clandestins une chance d'en faire autant.

Nous avons fait un dernier pique-nique au Balneario el Muro près de Quines (S505). Une petite rivière passait près d'une tranquille aire de pique-nique sous quelques arbres avant de s'écouler doucement par une chute artificielle. Guillermo était surpris de voir tant d'eau dans le cours d'eau qui nous empêchait de passer sur le “seuil” sans nous mouiller les pieds. De l'autre côté du cours d'eau il y avait des Acanthocalycium klimpelianum. Seuls Guillermo, Mark, Woody et Mike pensaient qu'il valait la peine de se déchausser et patauger dans le courant. Rien de ce qu'ils nous racontèrent à leur retour ne motiva le reste du groupe à suivre leur exemple, mais Cliff et moi avons fait quelques explorations en remontant le courant et nous avons trouvé A. klimpelianum, Harrisia pomanensis et Trichocereus candicans. Au moins cet Acanthocalycium justifia son nom (calice épineux), différent de quelque autres espèces que nous avons vues lors de précédents arrêts sur lesquels les boutons étaient tendres et cotonneux.

Cela prit encore trois heures avant d'arriver à San Javier et de pouvoir admirer nos logements dans l'inhabituelle Posada el Pucara. Deux d'entre nous partageaient une chambre qui aurait pu accueillir une famille de cinq personnes. Quand j'ai parlé à Angie de cet hôtel, elle l'avait déjà vu sur leur site web

Cliff est venu chez moi le samedi 26 Novembre et m'a montré ses photos. Cela me rappela que notre nuit à San Javier fut animée par une épouvantable tempête. Il est resté dehors pour tenter (en vain) de prendre des photos des éclairs spectaculaires. Mais les images du ciel noir déversant des trombes d'eau sont assez impressionnantes. Aussi extraordinaires qu'étaient nos chambres, il semblait que les toits étaient construits avec des tôles ondulées qui répercutaient le bruit des gros grêlons qui tombaient au milieu d'un tonnerre assourdissant. Je me suis couché et me suis endormi comme d'habitude. Pratiquement rien ne me maintient éveillé dès lors que me tête a touché l'oreiller, ce qui m'a valu l'un de mes surnoms, datant de la pub Martini des années 70 : N'importe où, n'importe quand, n'importe comment….. 'Le Dormeur Martini !'


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Auteur : Paul Klaassen.
Traduction : Alain Laroze, Antoine Senni, Bernard Gallardo, Claudine Laveze, Jean-Luc Loroy, Marie-Élisabeth Laffite, Odile Wolff, Patrick Cazuguel, Pierre Gambart, Véronique Cucchi
Relecture et mise en page : Alain Laroze