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ces_satanes_numeros_de_collecte_des_sulcorebutia_par_john_pilbeam [2015/10/22 16:24] (Version actuelle)
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig13.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig13_th180.jpg|S. mentosa var. mentosa (HS 104a)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig13.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig13_th180.jpg|S. mentosa var. mentosa (HS 104a)}}]]
  
 Depuis le tout début, le genre Sulcorebutia a été bien documenté par les collecteurs sur le terrain. Les passionnés de ce genre ont bénéficié des découvertes d’une succession d’âmes intrépides qui ont parcouru les sentiers de Bolivie, à la recherche des magnifiques plantes de ce magnifique genre. Parmi les premiers, on peut citer Walter Rausch qui a décrit beaucoup de ses découvertes dans la revue allemande KuaS (Kakteen und andere Sukkulenten) ainsi que dans la revue de l’association belgo-néerlandaise (Succulenta). D’autres Sulcorebutia avec numéros de collecte, multipliés puis distribués,​ proviennent... d'​Alfred Lau à l'​issue de ses voyages en Bolivie, mais aussi du botaniste bolivien Martín Cárdenas, de Wolfgang Krahn et d’autres à leur époque. \\  Depuis le tout début, le genre Sulcorebutia a été bien documenté par les collecteurs sur le terrain. Les passionnés de ce genre ont bénéficié des découvertes d’une succession d’âmes intrépides qui ont parcouru les sentiers de Bolivie, à la recherche des magnifiques plantes de ce magnifique genre. Parmi les premiers, on peut citer Walter Rausch qui a décrit beaucoup de ses découvertes dans la revue allemande KuaS (Kakteen und andere Sukkulenten) ainsi que dans la revue de l’association belgo-néerlandaise (Succulenta). D’autres Sulcorebutia avec numéros de collecte, multipliés puis distribués,​ proviennent... d'​Alfred Lau à l'​issue de ses voyages en Bolivie, mais aussi du botaniste bolivien Martín Cárdenas, de Wolfgang Krahn et d’autres à leur époque. \\ 
 ;;#**S. mentosa var. mentosa (HS 104a)**;;# ;;#**S. mentosa var. mentosa (HS 104a)**;;#
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig17.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig17_th180.jpg |Variations sur S. swobodae dans la collection de Willi Fischer.}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig17.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig17_th180.jpg |Variations sur S. swobodae dans la collection de Willi Fischer.}}]]
 #;;​**Variations sur S. swobodae dans la collection de Willi Fischer**;;#​ #;;​**Variations sur S. swobodae dans la collection de Willi Fischer**;;#​
 Plus récemment, un autre vaillant explorateur,​ Heinz Swoboda, s'est intéressé à ce genre et a rapporté des plantes de Bolivie. Grâce aux talents de multiplicateur de Willi Fischer, du Cactus Centrum Oberhausen en Allemagne, ces plantes ont pu être distribuées aux clients de ce producteur. Hormis Walter Rausch, Swoboda était le collecteur le plus prolifique de cette époque, et semblait découvrir quelque chose de neuf avec une incroyable régularité. Il a beaucoup voyagé en Bolivie, et pendant plusieurs années, a ramené des plantes de toute la zone de répartition des Sulcorebutia jusqu’à sa mort prématurée dans un accident de la route en Chine où il collectait des plantes totalement différentes. Ses collectes lui survivent et ornent les serres de nombreux amateurs en Europe et ailleurs. Certaines des plantes qu'il a collectées font doublons avec des collectes plus anciennes, bien qu'​elles présentent parfois de légères différences. Ceci met l'​accent sur la variabilité,​ parfois sans limites, de nombre d'​espèces de ce genre, quand d'​autres,​ peut-être moins répandues, présentent une constance remarquable dans leur aspect.\\ Plus récemment, un autre vaillant explorateur,​ Heinz Swoboda, s'est intéressé à ce genre et a rapporté des plantes de Bolivie. Grâce aux talents de multiplicateur de Willi Fischer, du Cactus Centrum Oberhausen en Allemagne, ces plantes ont pu être distribuées aux clients de ce producteur. Hormis Walter Rausch, Swoboda était le collecteur le plus prolifique de cette époque, et semblait découvrir quelque chose de neuf avec une incroyable régularité. Il a beaucoup voyagé en Bolivie, et pendant plusieurs années, a ramené des plantes de toute la zone de répartition des Sulcorebutia jusqu’à sa mort prématurée dans un accident de la route en Chine où il collectait des plantes totalement différentes. Ses collectes lui survivent et ornent les serres de nombreux amateurs en Europe et ailleurs. Certaines des plantes qu'il a collectées font doublons avec des collectes plus anciennes, bien qu'​elles présentent parfois de légères différences. Ceci met l'​accent sur la variabilité,​ parfois sans limites, de nombre d'​espèces de ce genre, quand d'​autres,​ peut-être moins répandues, présentent une constance remarquable dans leur aspect.\\
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig18.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig18_th180.jpg|S. albissima ? (HS 24) Différentes variétés dans la collection de Willi Fischer}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig18.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig18_th180.jpg|S. albissima ? (HS 24) Différentes variétés dans la collection de Willi Fischer}}]]
 ;;#**S. albissima ? (HS 24) Différentes variétés dans la collection de Willi Fischer**;;#​ ;;#**S. albissima ? (HS 24) Différentes variétés dans la collection de Willi Fischer**;;#​
  
-Quand j’ai écrit mon livre sur ce genre (Pilbeam, 1985), celui-ci était sensé être une réflexion sur l’état des choses à ce moment précis, c'​est-à-dire ce qui avait été décrit et où, avec une description et des photographies pour aider les amateurs à identifier leurs acquisitions. Ce livre est resté longtemps la seule référence en anglais regroupant dans un même ouvrage les connaissances sur ce genre, bien qu’il y ait eu plusieurs avancées dans diverses revues sur les cactus par le biais de nouvelles descriptions,​ de nouvelles combinaisons nomenclaturales et autres. Il y a désormais un nouvel ouvrage sur le genre, publié en 2000 par trois passionnés d’Outre-Rhin : Karl Augustin, Willi Gertel et Günter Hentzschel, mais malheureusement seulement disponible en allemand. Il rend bien compte des relations entre les espèces, et de fait, regroupe plusieurs d'​entre elles sous le nom le plus ancien. Quelques-unes des diverses collectes sur le terrain, effectuées plus récemment, sont associées à d’anciennes découvertes. De rares numéros indéterminés de Heinz Swoboda sont aussi mentionnés dans le livre, beaucoup n’y figurent pas. Suite aux discussions sur les diverses espèces reconnues, il y a plusieurs Sulcorebutia laissés dans les limbes, simplement identifiés par le lieu et le numéro de collecte. Plusieurs numéros de collecte de Swoboda sont dans cette situation d'​attente.  ​+Quand j’ai écrit mon livre sur les Sulcorebutia ​(Pilbeam, 1985), celui-ci était sensé être une réflexion sur l’état des choses à ce moment précis, c'​est-à-dire ce qui avait été décrit et où, avec une description et des photographies pour aider les amateurs à identifier leurs acquisitions. Ce livre est resté longtemps la seule référence en anglais regroupant dans un même ouvrage les connaissances sur ce genre, bien qu’il y ait eu plusieurs avancées dans diverses revues sur les cactus par le biais de nouvelles descriptions,​ de nouvelles combinaisons nomenclaturales et autres. Il y a désormais un nouvel ouvrage sur le genre, publié en 2000 par trois passionnés d’Outre-Rhin : Karl Augustin, Willi Gertel et Günter Hentzschel, mais malheureusement seulement disponible en allemand. Il rend bien compte des relations entre les espèces, et de fait, regroupe plusieurs d'​entre elles sous le nom le plus ancien. Quelques-unes des diverses collectes sur le terrain, effectuées plus récemment, sont associées à d’anciennes découvertes. De rares numéros indéterminés de Heinz Swoboda sont aussi mentionnés dans le livre, beaucoup n’y figurent pas. Suite aux discussions sur les diverses espèces reconnues, il y a plusieurs Sulcorebutia laissés dans les limbes, simplement identifiés par le lieu et le numéro de collecte. Plusieurs numéros de collecte de Swoboda sont dans cette situation d'​attente.  ​
  
-Les passionnés anglophones sans connaissance de l’allemand ont probablement passé des heures à se plonger dans le texte, dictionnaire à la main, ou à persuader certains de leurs amis germanophones de traduire des passages, pour leur instruction et parfois leur plus grande confusion. En aucun cas, toutes les questions sur les liens de parenté ne trouvent de réponses, et il n’y a pas de doute que les discussions sur ce sujet vont continuer pendant les années à venir car de plus en plus de plantes sont découvertes et mises à disposition des collectionneurs avides de nouveautés,​ ou supposées telles, dans ce genre. Une chose est sûre, nombre de passionnés ​de ce genre n’acceptent pas la réduction des Sulcorebutia sous un concept plus large de Rebutia opéré dans la « CITES Cactaceae Checklist » en 1999. A tort ou à raison, ce nom prévaut encore pour beaucoup de fans de Sulcorebutia. ​+Les passionnés anglophones sans connaissance de l’allemand ont probablement passé des heures à se plonger dans le texte, dictionnaire à la main, ou à persuader certains de leurs amis germanophones de traduire des passages, pour leur instruction et parfois leur plus grande confusion. En aucun cas, toutes les questions sur les liens de parenté ne trouvent de réponses, et il n’y a pas de doute que les discussions sur ce sujet vont continuer pendant les années à venir car de plus en plus de plantes sont découvertes et mises à disposition des collectionneurs avides de nouveautés,​ ou supposées telles, dans ce genre. Une chose est sûre, nombre de passionnés n’acceptent pas la réduction des Sulcorebutia sous un concept plus large de Rebutia opéré dans la « CITES Cactaceae Checklist » en 1999. A tort ou à raison, ce nom prévaut encore pour beaucoup de fans de Sulcorebutia. ​
  
  
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 **S. tarabucoensis var. callecallensis** (F. Brandt) Augustin & Gertel (2000), précédemment considéré comme synonyme de S. tarabucoensis var. aureiflora et pas si différent, avec de petites tiges et des fleurs similaires. Numéros de collecte : EM 351 ; Lau 389 ; RH (Ralf Hillmann, Suisse) 1570 ; VZ (Johan et Elisabeth de Vries, Pays-Bas) 56. **S. tarabucoensis var. callecallensis** (F. Brandt) Augustin & Gertel (2000), précédemment considéré comme synonyme de S. tarabucoensis var. aureiflora et pas si différent, avec de petites tiges et des fleurs similaires. Numéros de collecte : EM 351 ; Lau 389 ; RH (Ralf Hillmann, Suisse) 1570 ; VZ (Johan et Elisabeth de Vries, Pays-Bas) 56.
  
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig16.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig16_th180.jpg|S. tiraquensis var. aguilarii (HS 220).}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig16.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig16_th180.jpg|S. tiraquensis var. aguilarii (HS 220).}}]]
 ;;#**S. tiraquensis var. aguilarii (HS 220)**;;# ;;#**S. tiraquensis var. aguilarii (HS 220)**;;#
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 Beaucoup des plantes mentionnées précédemment commencent à être disponibles pour les amateurs grace à une propagation,​ qui, de part la propension à rejeter de ce genre, est relativement simple. Les numéros de collecte les plus couramment rencontrés sont ceux de Heinz Swoboda, car, comme mentionné auparavant, ils sont disponibles dans le commerce depuis des années. Quelques-unes de ces plantes sont particulièrement intéressantes pour les collectionneurs,​ et j’aimerais attirer l’attention sur certaines qui ont fait, pour le moins, le bonheur de ce grand amateur de Sulcorebutia. ​ Beaucoup des plantes mentionnées précédemment commencent à être disponibles pour les amateurs grace à une propagation,​ qui, de part la propension à rejeter de ce genre, est relativement simple. Les numéros de collecte les plus couramment rencontrés sont ceux de Heinz Swoboda, car, comme mentionné auparavant, ils sont disponibles dans le commerce depuis des années. Quelques-unes de ces plantes sont particulièrement intéressantes pour les collectionneurs,​ et j’aimerais attirer l’attention sur certaines qui ont fait, pour le moins, le bonheur de ce grand amateur de Sulcorebutia. ​
  
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig1.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig1_th180.jpg |Sulcorebutia swobodae (HS 27)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig1.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig1_th180.jpg |Sulcorebutia swobodae (HS 27)}}]]
 #;;​**Sulcorebutia swobodae (HS 27)**#;; ​ #;;​**Sulcorebutia swobodae (HS 27)**#;; ​
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-**HS 13.** Pendant de nombreuses années, cette plante a été considérée à tort comme étant S. santiaginiensis et vendue comme telle. Pour ajouter à la confusion des acheteurs de plantes sous ce numéro de collecte, ce Sulcorebutia était facilement assimilable à S. albissima, une variété présentant une variabilité de la couleur des épines (du blanc au brun en passant par le jaune) comme le montre clairement la photo prise dans la collection de Willi Fischer. [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig2.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig2_th180.jpg|S. mariana (HS 15)}}]]Il était donc malencontreusement nommé « albissima » (le plus blanc), mais quelque soit la couleur des épines, il s’agit d’une très belle plante, de bonne croissance, à grande tige évoluant en un amas de têtes de la taille d’une tomate et avec des fleurs variant du rose-violacé pâle au lilas très intense. ​+**HS 13.** Pendant de nombreuses années, cette plante a été considérée à tort comme étant S. santiaginiensis et vendue comme telle. Pour ajouter à la confusion des acheteurs de plantes sous ce numéro de collecte, ce Sulcorebutia était facilement assimilable à S. albissima, une variété présentant une variabilité de la couleur des épines (du blanc au brun en passant par le jaune) comme le montre clairement la photo prise dans la collection de Willi Fischer. [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig2.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig2_th180.jpg|S. mariana (HS 15)}}]]Il était donc malencontreusement nommé « albissima » (le plus blanc), mais quelque soit la couleur des épines, il s’agit d’une très belle plante, de bonne croissance, à grande tige évoluant en un amas de têtes de la taille d’une tomate et avec des fleurs variant du rose-violacé pâle au lilas très intense. ​
  
 ;;#**S. mariana (HS 15)**;;# ;;#**S. mariana (HS 15)**;;#
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig3.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig3_th180.jpg |S. albissima ? (HS 24)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig3.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig3_th180.jpg |S. albissima ? (HS 24)}}]]
 #;;**S. albissima ? (HS 24)**#;; #;;**S. albissima ? (HS 24)**#;;
 **HS 24** me laisse encore perplexe car j’ai reçu des plantes portant ce numéro avec des épines variant du blanc au jaune à bouts bruns, jusqu’au brun rougeoyant. Il a été assimilé à S. albissima, mais la spination ressort plus du corps que sur la plupart des autres Sulcorebutia de cette espèce. Quoiqu’il en soit, cette très belle plante mérite d’être cultivée. ​ **HS 24** me laisse encore perplexe car j’ai reçu des plantes portant ce numéro avec des épines variant du blanc au jaune à bouts bruns, jusqu’au brun rougeoyant. Il a été assimilé à S. albissima, mais la spination ressort plus du corps que sur la plupart des autres Sulcorebutia de cette espèce. Quoiqu’il en soit, cette très belle plante mérite d’être cultivée. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig4.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig4_th180.jpg|S. kruegeri (HS 41 a)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig4.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig4_th180.jpg|S. kruegeri (HS 41 a)}}]]
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig5.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig5_th180.jpg |S. cylindrica/​vizcarrae,​ fleur blanche (HS 44a)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig5.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig5_th180.jpg |S. cylindrica/​vizcarrae,​ fleur blanche (HS 44a)}}]]
 #;;**S. cylindrica/​vizcarrae,​ fleur blanche (HS 44a)**#;; #;;**S. cylindrica/​vizcarrae,​ fleur blanche (HS 44a)**#;;
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-**HS 44a** (Figure 5, 6) a été rattaché à S. cylindrica, habituellement portant des fleurs jaunes ou rose-violacé,​ nettement colonnaire dans l’habitat,​ ou s’étalant en culture si on l’y autorise. J’ai acquis plusieurs de ces plantes lorsqu’elles ont été disponibles,​ et toutes, sauf une à fleurs rose pâle, ont des fleurs blanches. [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig6.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig6_th180.jpg|S. cylindrica/​vizcarrae,​ fleur rose pâle (HS 44a)}}]]Ces plantes sont restées plus globulaires et épaisses que les autres S. cylindrica que j’ai pu voir. Lors de son apparition sur le marché, elle était référencée comme S. vizcarrae (comme forme à fleur blanche). ​+**HS 44a** (Figure 5, 6) a été rattaché à S. cylindrica, habituellement portant des fleurs jaunes ou rose-violacé,​ nettement colonnaire dans l’habitat,​ ou s’étalant en culture si on l’y autorise. J’ai acquis plusieurs de ces plantes lorsqu’elles ont été disponibles,​ et toutes, sauf une à fleurs rose pâle, ont des fleurs blanches. [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig6.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig6_th180.jpg|S. cylindrica/​vizcarrae,​ fleur rose pâle (HS 44a)}}]]Ces plantes sont restées plus globulaires et épaisses que les autres S. cylindrica que j’ai pu voir. Lors de son apparition sur le marché, elle était référencée comme S. vizcarrae (comme forme à fleur blanche). ​
 ;;#**S. cylindrica/​vizcarrae,​ fleur rose pâle (HS 44a)**;;# ;;#**S. cylindrica/​vizcarrae,​ fleur rose pâle (HS 44a)**;;#
  
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig7.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig7_th180.jpg |S. vizcarrae ? (Lau 337)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig7.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig7_th180.jpg |S. vizcarrae ? (Lau 337)}}]]
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig8.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig8_th180.jpg|S. mentosa (précedement flavissima),​ fleur blanche (HS 48)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig8.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig8_th180.jpg|S. mentosa (précedement flavissima),​ fleur blanche (HS 48)}}]]
 ;;#**S. mentosa (précedement flavissima),​ fleur blanche (HS 48)**;;# ;;#**S. mentosa (précedement flavissima),​ fleur blanche (HS 48)**;;#
 **HS 48** La photographie montre une forme à fleurs blanches de S. flavissima (plutôt que la forme classique à fleurs roses), qui, contrairement à S. swobodae, n’est reconnue à aucun niveau dans le nouveau livre, mais est reléguée sous S. mentosa, jusqu’alors considérée comme ayant seulement des épines brunes très foncées. Quand j’ai rencontré Willi Fischer et sa fabuleuse collection de plantes, il me montra celles qu’il assimilait à une forme à épines jaunes de S. mentosa, et celles qu’il assimilait à une forme à épines brunes très foncées de S. flavissima. Je l’ai regardé attentivement,​ car je ne savais pas que les allemands faisaient souvent preuve de ce que je qualifierais d’humour irlandais, mais je crois qu’il était sérieux. L’amalgame entre ces deux plantes a longtemps été fait dans les livres, mais on peut aussi citer le traitement similaire appliqué à S. albissima et S. swobodae originaires de la même région. Ma vision des choses, axée sur les différences plutôt que sur les similitudes (la définition d’un //​splitter//​ ou //​scindeur//​((NdT : La taxonomie est partagée entre 2 approches : celle qui regarde les différences et celle qui regarde les similitudes. La première a tendance à multiplier les taxons (splitter ~ //​scindeur//​) la seconde a les réduire (lumper ~ //​regroupeur//​).)),​ je pense) est confortée par la confirmation du nom « swobodae », utilisé comme variété de S. mentosa, et la reconnaissance complète de S. albissima comme une espèce à part entière dans le livre des allemands. Je vais certainement garder dans ma collection mes différentes plantes de S. albissima, ainsi que mon S. mentosa à épines foncées, la forme à épines jaunes et d’autres variations remarquables,​ surtout la forme à fleurs blanches. Je n’ai pas encore réécrit les étiquettes sur celles-ci, ni sur la forme avec de nombreuses épines jaunes que Karel Knize distribuait sous le nom non-validé de « S. cupreata » (KK 1800), qui n’est pas du tout référencé par les auteurs du livre allemand. ​ **HS 48** La photographie montre une forme à fleurs blanches de S. flavissima (plutôt que la forme classique à fleurs roses), qui, contrairement à S. swobodae, n’est reconnue à aucun niveau dans le nouveau livre, mais est reléguée sous S. mentosa, jusqu’alors considérée comme ayant seulement des épines brunes très foncées. Quand j’ai rencontré Willi Fischer et sa fabuleuse collection de plantes, il me montra celles qu’il assimilait à une forme à épines jaunes de S. mentosa, et celles qu’il assimilait à une forme à épines brunes très foncées de S. flavissima. Je l’ai regardé attentivement,​ car je ne savais pas que les allemands faisaient souvent preuve de ce que je qualifierais d’humour irlandais, mais je crois qu’il était sérieux. L’amalgame entre ces deux plantes a longtemps été fait dans les livres, mais on peut aussi citer le traitement similaire appliqué à S. albissima et S. swobodae originaires de la même région. Ma vision des choses, axée sur les différences plutôt que sur les similitudes (la définition d’un //​splitter//​ ou //​scindeur//​((NdT : La taxonomie est partagée entre 2 approches : celle qui regarde les différences et celle qui regarde les similitudes. La première a tendance à multiplier les taxons (splitter ~ //​scindeur//​) la seconde a les réduire (lumper ~ //​regroupeur//​).)),​ je pense) est confortée par la confirmation du nom « swobodae », utilisé comme variété de S. mentosa, et la reconnaissance complète de S. albissima comme une espèce à part entière dans le livre des allemands. Je vais certainement garder dans ma collection mes différentes plantes de S. albissima, ainsi que mon S. mentosa à épines foncées, la forme à épines jaunes et d’autres variations remarquables,​ surtout la forme à fleurs blanches. Je n’ai pas encore réécrit les étiquettes sur celles-ci, ni sur la forme avec de nombreuses épines jaunes que Karel Knize distribuait sous le nom non-validé de « S. cupreata » (KK 1800), qui n’est pas du tout référencé par les auteurs du livre allemand. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig9.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig9_th180.jpg |S. «S. jolantana » nom. prov. (HS 68)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig9.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig9_th180.jpg |S. «S. jolantana » nom. prov. (HS 68)}}]]
 #;;**«S. jolantana » nom. prov. (HS 68)**#;; #;;**«S. jolantana » nom. prov. (HS 68)**#;;
 **HS 68** a porté le nom officieux de « S. jolantana » pendant quelques années. Les plantes sont belles, les épines grandes et denses, la tige reste solitaire pendant plusieurs années, avant de faire des rejets dans tous les sens. Les fleurs, d’un profond rouge-violacé,​ sont splendides et la plante semble clairement faire partie de l’espèce S. purpurea. Les auteurs germaniques la laissent dans les limbes, reconnaissant néanmoins son individualité,​ et la rattachent à S. purpurea, bien qu’une relation avec S. torotorensis ait aussi été suggérée. Je pense qu’elle va rester étiquetée « anciennement S. jolantana ». Encore une fois : Et alors ? C’est une belle plante qui mérite d’être cultivée. ​ **HS 68** a porté le nom officieux de « S. jolantana » pendant quelques années. Les plantes sont belles, les épines grandes et denses, la tige reste solitaire pendant plusieurs années, avant de faire des rejets dans tous les sens. Les fleurs, d’un profond rouge-violacé,​ sont splendides et la plante semble clairement faire partie de l’espèce S. purpurea. Les auteurs germaniques la laissent dans les limbes, reconnaissant néanmoins son individualité,​ et la rattachent à S. purpurea, bien qu’une relation avec S. torotorensis ait aussi été suggérée. Je pense qu’elle va rester étiquetée « anciennement S. jolantana ». Encore une fois : Et alors ? C’est une belle plante qui mérite d’être cultivée. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig10.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig10_th180.jpg|« S. pedroensis » nom. nud. (HS 76a) entièrement caché par les fleurs}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig10.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig10_th180.jpg|« S. pedroensis » nom. nud. (HS 76a) entièrement caché par les fleurs}}]]
 ;;#**« S. pedroensis » nom. nud. (HS 76a) entièrement caché par les fleurs**;;# ;;#**« S. pedroensis » nom. nud. (HS 76a) entièrement caché par les fleurs**;;#
 **HS 76a** Bien que j’accepte le renvoi à S. alba de HS76 disponible sous le nomen nudum((Littéralement "nom nu". Se dit des noms de plante qui n'ont pas fait l'​objet d'une description dans les règles de la botanique, sans préjuger de la pertinence de distinguer ce taxon.)) de « S. pedroensis », il y a une plante mystérieuse dans ma collection, portant le numéro HS 76a, avec une spination foncée assez différente,​ et comme le montre la photographie,​ des fleurs violettes très abondantes. Elle n’est pas mentionnée dans le livre allemand. ​ **HS 76a** Bien que j’accepte le renvoi à S. alba de HS76 disponible sous le nomen nudum((Littéralement "nom nu". Se dit des noms de plante qui n'ont pas fait l'​objet d'une description dans les règles de la botanique, sans préjuger de la pertinence de distinguer ce taxon.)) de « S. pedroensis », il y a une plante mystérieuse dans ma collection, portant le numéro HS 76a, avec une spination foncée assez différente,​ et comme le montre la photographie,​ des fleurs violettes très abondantes. Elle n’est pas mentionnée dans le livre allemand. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig11.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig11_th180.jpg |S. fischeriana (HS 79)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig11.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig11_th180.jpg |S. fischeriana (HS 79)}}]]
 #;;**S. fischeriana (HS 79)**#;; #;;**S. fischeriana (HS 79)**#;;
 **HS 79** a été louablement nommé en l’honneur de Herr Willi Fischer, qui a rendu disponible pour nous tous de nombreux numéros de collecte « HS ». C'est un beau Sulcorebutia,​ avec des épines blanches et denses, de croissance lente et avec des fleurs d’un rouge soutenu ; un hommage mérité pour ce propagateur extraordinaire. **HS 79** a été louablement nommé en l’honneur de Herr Willi Fischer, qui a rendu disponible pour nous tous de nombreux numéros de collecte « HS ». C'est un beau Sulcorebutia,​ avec des épines blanches et denses, de croissance lente et avec des fleurs d’un rouge soutenu ; un hommage mérité pour ce propagateur extraordinaire.
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig12.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig12_th180.jpg|S. albissima (HS 100a)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig12.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig12_th180.jpg|S. albissima (HS 100a)}}]]
 ;;#**S. albissima (HS 100a)**;;# ;;#**S. albissima (HS 100a)**;;#
 **HS 100a** a été référencé dans le livre comme S. albissima, ce que j’imagine être correct, mais il possède une tige plus petite et des épines très courtes serrées vraiment près du corps. Il n’y a pas d’épine centrale saillante. ​ **HS 100a** a été référencé dans le livre comme S. albissima, ce que j’imagine être correct, mais il possède une tige plus petite et des épines très courtes serrées vraiment près du corps. Il n’y a pas d’épine centrale saillante. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig14.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig14_th180.jpg |Sulcorebutia sp., entre Totora et Omereque, Bolivie (HS 151)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig14.jpg|{{:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig14_th180.jpg |Sulcorebutia sp., entre Totora et Omereque, Bolivie (HS 151)}}]]
 #;;​**Sulcorebutia sp., entre Totora et Omereque, Bolivie (HS 151)**#;; #;;​**Sulcorebutia sp., entre Totora et Omereque, Bolivie (HS 151)**#;;
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig15.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig15_th180.jpg|S. augustinii (HS 152)}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig15.jpg|{{ :​pesky_numbers_sulcorebutia:​fig15_th180.jpg|S. augustinii (HS 152)}}]]
 **HS 151** est une plante étonnamment belle, qui a été associée de manière douteuse à S. augustinii (HS 152) lors de sa description par Günter Hentzschel en 1989. Elle est listée séparément dans le livre, mais aucun nom ne lui est donné. Elle provient d’une zone située entre Totora et Omereque. Un peu au nord de cette zone, on trouve S. tiraquensis (type) et S. tiraquensis var. totorensis, alors qu’au sud on trouve S. augustinii. J'​espère que quelqu'​un aura un jour le courage de joindre au moins un nom de sous espèce à cette plante qui le mérite. ​ **HS 151** est une plante étonnamment belle, qui a été associée de manière douteuse à S. augustinii (HS 152) lors de sa description par Günter Hentzschel en 1989. Elle est listée séparément dans le livre, mais aucun nom ne lui est donné. Elle provient d’une zone située entre Totora et Omereque. Un peu au nord de cette zone, on trouve S. tiraquensis (type) et S. tiraquensis var. totorensis, alors qu’au sud on trouve S. augustinii. J'​espère que quelqu'​un aura un jour le courage de joindre au moins un nom de sous espèce à cette plante qui le mérite. ​
  
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 //Traduit pour le Cactus Francophone par [cf_membre Marck|]\\ ​ //Traduit pour le Cactus Francophone par [cf_membre Marck|]\\ ​
 Relu par [cf_membre ericdumans|Eric Mare] et [cf_membre Philippe|Philippe Corman]\\ Relu par [cf_membre ericdumans|Eric Mare] et [cf_membre Philippe|Philippe Corman]\\
-Publié le 2010/01/xx//+Publié le 2010/01/24//\\ 
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