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Culture des cactus, plantes grasses et succulentes

Comment s'occuper d'un cactus ?

Cette page vous expliquera tout sur la culture des cactus pour les débutants, et contient des liens vers des articles complémentaires plus complets pour ceux qui veulent aller plus loin.

Les cactus et plantes succulentes sont faciles à cultiver… mais il y a un “truc” à savoir : c'est différent des plantes vertes habituelles :-) Il vous faudra “désapprendre” ce que vous pensez savoir sur leur culture. Exemple : il leur faut beaucoup d'eau en été, et du froid sec en hiver. Ces informations vous permettront de cultiver sans difficulté les cactus et plantes grasses les plus courants.

Voici les règles fondamentales à respecter :



A moduler toutefois en fonction du climat dont on dispose :



Les points suivants sont moins importants :

Remarque : les conseils de culture donnés ici conviennent à la plupart des espèces de cactus et plantes succulentes, comme celles disponibles dans le commerce habituel (jardineries, grandes surfaces, etc.), ou en boutures chez vos amis ou voisins. Pour les espèces les plus fragiles, moins courantes, référez-vous à leurs fiches dans l'encyclopédie.

Arrosage

Contrairement aux idées reçues, les cactus ont besoin d'eau. Ils peuvent s'en passer pendant de très longues périodes, mais si vous voulez les voir pousser et fleurir, il faut les arroser ! Voici comment :

  • Lors de l'arrosage, mettre beaucoup d'eau : toute la terre doit être mouillée. On n'arrose pas à la petite cuillère.
  • L'eau doit pouvoir s'écouler rapidement, ne pas rester au pied du pot (donc pas de coupelle sous un pot !)
  • La terre doit sécher entre deux arrosages. N'arrosez que si les conditions météo permettent à la terre de sécher rapidement, en quelques jours.

Il ne faut pas arroser toute l'année, voir le paragraphe suivant : le repos hivernal.

Repos Hivernal

Sans repos hivernal, un cactus est condamné à plus ou moins long terme. Et même s'il survit, il sera moins beau et fera moins de fleurs qu'une plante bien cultivée. Le repos hivernal est fondamental pour la plupart des cactus, mais qu'est-ce donc ?
Cela consiste à laisser les plantes au froid et au sec pendant l'hiver. Cela peut paraître sadique pour nous, mais ces plantes en ont besoin. C'est nécessaire pour que, pendant l'été, ils poussent normalement et produisent des fleurs. En pratique, il faut ralentir puis arrêter les arrosages à l'automne pour les reprendre en douceur au printemps. Les dates exactes dépendent de votre climat et de vos conditions de culture.
Si vous n'avez pas d'endroit lumineux, il est possible de les garder dans le noir ou la pénombre, mais il faudra les réhabituer progressivement à la lumière et au soleil, sinon ils seront brûlés. Ce qui compte, c'est un froid sec.

Température : La résistance au froid d'une plante est la résultante de nombreux facteurs. Toutes les espèces n'ont pas la même résistance, mais à l'intérieur d'une espèce il peut y avoir des différences. Une plante issue d'une population poussant en altitude ou loin de l'océan pourra être plus résistante qu'un spécimen issu d'une population de plus basse altitude ou plus proche de l'océan.
L'état sanitaire a aussi son effet. Une plante en bonne santé sera plus résistante qu'une plante mal cultivée ou parasitée.
L'hydratation est un facteur primordial. Une plante sans arrosage depuis plusieurs mois supportera mieux le froid. La durée du froid est importante. Un gel vif mais de courte durée (quelques heures) fera moins de dégâts qu'un gel modéré mais qui dure plusieurs jours.

Il est donc très difficile de donner des tableaux précis de résistance au froid pour les différentes espèces et les données ci-dessous ne sont qu'indicatives.

Par prudence, les cactus doivent être gardés hors gel, même si beaucoup résistent à des gelées de courtes durées. Ils peuvent souvent résister jusqu'à -5°C, à condition d'être au sec et suffisamment déshydratés.

Cependant, certaines espèces particulières ont une excellente tenue au froid et peuvent résister à des températures inférieures à -10°C dans certaines conditions : Echinocereus, Maihuenia, Oreocereus, Pediocactus, Sclerocactus, …

Il faudra être prudent avec certaines plus fragiles, qu'il faudra garder en hiver dans des ambiances moins froides :

De 4 à 7 degrés : Cephalocereus, Browningia, Cereus, Haageocereus, Hatiora, Neobuxbaumia, Ortegocactus, Pachycereus, Rhipsalis, Schlumbergera, Selenicereus.

De 8 à 12 degrés : Armatocereus, Espostoa, Thrixanthocereus, Pereskia, Uebelmannia.

De 12 à 15 degrés : Arrojadoa, Coleocephalocereus, Discocactus, Melocactus, Pilosocereus.

Lumière

La lumière est très importante. Ces plantes ne vivent pas dans les sous-bois, mais dans des zones semi-arides où l'ombre est rare. Même si dans leur pays d'origine certaines poussent à l'ombre des herbes ou des arbustes, elles reçoivent plus de lumière que si elles étaient en plein soleil en France.
Une culture en intérieur (maison ou appartement) ne permet pas de leur donner toute la lumière nécessaire, sauf bien sûr si vous avez une véranda. Un endroit qui nous paraît lumineux, à nous humains, n'est qu'une pénombre pour ce type de plantes. Il faut néanmoins être prudent si on les met en plein soleil : en France, la différence entre le soleil d'hiver et le soleil d'été est très grande. Les plantes risquent de “brûler” aux premiers rayons de soleil (coups de soleil). Il faut soit les adapter progressivement, soit leur prévoir un ombrage aux heures les plus chaudes de la journée.
En cas de manque de lumière, les plantes vont s'étioler : elles auront des pousses plus fines et plus pâles. La lumière est un facteur prépondérant pour la formation de fleurs et de beaux aiguillons.

Conclusion : un maximum de lumière, mais attention au soleil direct.

Substrat

Le substrat, c'est ce mélange de terre, terreau, sable, etc. dans lequel poussent nos plantes. Les cactus vivent dans des sols très pauvres, contenant peu de matières organiques. Le substrat doit permettre aux racines de respirer et à l'eau de s'écouler facilement : il doit être drainant. Le plus simple est le mélange dit des 3 tiers : terre-terreau-sable :

  • Terre : prenez-la simplement dans un jardin.
  • Terreau : sa qualité est primordiale, car cet élément est souvent source de nuisibles, comme les poux des racines. Il doit être très bien décomposé. Si vous le pouvez, passez-le au four à micro-ondes pendant quelques minutes afin de le stériliser.
  • Sable : il doit être très grossier, par exemple de 2 à 5 mm. Ne pas utiliser de sable fin, qui a tendance à compacter, à “faire du béton”. Il est possible d'utiliser des matériaux plus légers, comme la pouzzolane (origine volcanique), la perlite ou la vermiculite (disponibles en magasins de bricolage ou chez les vendeurs de matériaux).

Il suffit ensuite de bien mélanger la terre, le terreau et le sable pour obtenir votre substrat prêt à l'emploi. Ce classique 3 tiers convient à la plupart des espèces. Pour les autres vous pouvez lire cet article :

Zone Tropicale

Les conseils de culture de la fiche ci dessus ne sont pas forcément totalement adaptés aux conditions tropicales si proches parfois de certaines zones géographique dont nos plantes chéries sont issues (on y a aussi du cactus endémique : Pilosocereus, Melocactus, Opuntia etc…).

Les notions de dormance indubitablement nécessaires à la sauvegardes des plantes grasses en zone tempérées doivent cependant être nuancées voire abandonnées en fonction de votre zone géographique de culture. Dans les zones tropicales autour de 20 - 30°C (minima/maxima), typiquement les Antilles, la Réunion pour nos cactophiles francophones on ne constate pas de vrai repos, les feuilles sont persistantes sur tous les végétaux, les plantes sont “opportunistes”, elles profitent et réagissent à l'apport en eau dès qu'il pleut, quelle que soit la saison.

La lumière : Plein soleil ! Attention à mettre progressivement la plante au soleil si elle ne l'était pas. En fonction de l'exposition, un ensoleillement de 6H00 par jour peut convenir.

En pleine Terre : le substrat sera drainant à extrêmement drainant (30% jusqu'à 80% de matériel drainant) en fonction de la pluviométrie et donc de la zone de culture ainsi que de l'espèce cultivée. Cette configuration permet à une majorité de plantes de pleinement révéler leur potentiel de croissance, ne le négligez pas !

En pot : arrosage possible toute l'année, s'assurer au préalable que le pot est sec avant un nouvel arrosage, ce qui peut conduire à des arrosages tous les 48H00 pour cause de chaleur & vent desséchant très rapidement les pots ; un oubli n'étant pas pénalisant s'agissant de plantes grasses.

Il y a, là aussi, quelques exceptions : certaines plantes supportent mal l'acclimatation ce qui nécessite parfois de tâtonner entre l'arrosage, le substrat, l'emplacement… On agira et ajustera ainsi au cas par cas en prenant comme base les conseils pré-cités.

Auteur de cette section : hundertaker.
Publié le : 2014/01/18

Pots et rempotage

Il y a principalement 2 sortes de pots : en terre cuite ou en plastique. Le choix entre les deux est avant tout une question de goût : chacun ses préférences. Le type de pot n'est pas important pour bien cultiver ses plantes grasses. Avant l'apparition des pots en plastique, les boîtes de conserve étaient assez appréciées, il est maintenant rare d'en voir. Comment choisir ses pots ? Voici quelques critères :

  • Aspect esthétique : en général, le pot en terre l'emporte.
  • Évaporation : la terre sèche plus vite avec les pots en terre car ils sont poreux.
  • Poids : les pots en plastique sont beaucoup plus légers, ce qui est un avantage pour le transport. Pour les cierges ou autres plantes hautes, les pots en terre sont plus stables.
  • Coût : les pots en terre sont les plus chers.
  • Rempotage : il arrive que les racines adhèrent aux pots en terre, il est plus facile de dépoter une plante qui est dans un pot en plastique.

Il n'y a donc pas de réponse définitive et tranchée. Certains cultivent les petites plantes dans des pots en plastiques, et les gros sujets dans des pots en terre. Pour approfondir la question des pots, vous pouvez lire cet article :

Le rempotage : les plantes doivent être rempotées pour 2 raisons principales. La 1ère, la plus évidente, est que la plante grandit, ses racines ont donc besoin de plus d'espace. La 2ème, moins connue, est que la terre “vieillit”. Dans la nature, quantité de bestioles s'occupent de faire “vivre” le sol, ce n'est plus le cas dans nos collections. Il faut donc le renouveler périodiquement : même si une plante ne grandit plus, elle a besoin d'un substrat neuf. De plus, le rempotage permet d'examiner nos plantes : présence de parasites, apparition de rejets, santé générale, etc.
Lors du rempotage, il faut enlever au maximum la vieille terre et les racines mortes, en faisant attention de ne pas trop endommager les plus grosses, bien vivantes. C'est à ce moment-là que vous pouvez choisir la taille du nouveau pot, à moins que la plante puisse rester dans son pot actuel. Pour faciliter le drainage, placez une couche de sable grossier au fond du pot, voire même des cailloux pour les grosses plantes.
Une fois le rempotage terminé, attendre une à deux semaines pour reprendre les arrosages, afin que les racines endommagées cicatrisent. Sinon, il y a risque de faire pourrir la plante.

Fréquence des rempotages : elle dépend de la croissance que vous désirez. Certains professionnels rempotent leurs plantes tous les ans, afin d'avoir une croissance plus rapide et plus vigoureuse. Pour les plantes plus âgées, il est possible de réduire cette fréquence à un rempotage tous les 2 ou 3 ans. Un cactus qui reste dans son pot sans rempotage fréquent poussera moins vite, voire pas du tout.

Quand rempoter ? Ce n'est pas important. Si vous n'avez que quelques plantes, attendez le début des beaux jours, à la fin de leur repos hivernal, juste avant qu'elles ne reprennent leur croissance. Cela leur permet de se remettre du dérangement, et d'être fin prêts pour une nouvelle année. Si vous avez trop de plantes pour tout rempoter à ce moment-là, vous pouvez le faire toute l'année.
Pour approfondir la question du rempotage, vous pouvez lire cet article :

Engrais

Les cactus peuvent vivre ou survivre avec très peu de matière nutritive. Mais si vous voulez de belles plantes vigoureuses, un apport d'engrais peut vous aider. Achetez simplement un engrais liquide, que l'on achète en concentré puis que l'on dilue à l'utilisation. L'engrais à géraniums ou à tomates, que vous trouverez facilement, convient parfaitement. L'engrais spécial cactées est quasiment identique, mais plus cher. Divisez les doses par 2, et utilisez-le lors d'un arrosage sur deux, pendant la période de croissance des plantes.

Rapport NPK : il doit avoir des proportions similaires à 1:2:3 ou 1:2:4.

Parasites

Plusieurs bestioles s'attaquent à nos plantes.

Cochenille blanche ou farineuse : située sur les parties aériennes des plantes, c'est le parasite le plus fréquent. Certaines plantes sont très vulnérables, d'autres semblent être protégées ou ne pas intéresser ce parasite. Les intrus se présentent sous la forme de tâches blanches d'aspect cotonneux. L'insecte lui-même reste caché, mais se montre de temps en temps. Se déplaçant très lentement, il ressemble à un petit cloporte blanchâtre (jusqu'à 2 mm de long). Les insecticides agissant par contact ne sont pas très efficaces avec cette cochenille, car elle se cache dans son coton, entre les aiguillons, et l'insecticide ne parvient pas jusque-là. Vous pouvez alors utiliser des insecticides dits systémiques : ils se mélangent à l'eau d'arrosage, puis pénètrent dans la plante pour circuler dans la sève, afin d'empoisonner ces parasites suceurs.

Cochenille ou poux des racines : comme son nom l'indique, elle parasite les plantes au niveau des racines. Il faut être très vigilant lors du rempotage, et bien examiner les racines. Vous verrez des amas cotonneux blancs sur les racines, à ne pas confondre avec certains composants du substrat comme la perlite.

Araignée rouge : comme son nom ne l'indique pas, cette bestiole est… verte, orange ou rouge. Il existe plein de produits pour s'en débarrasser. Si vous en avez, achetez simplement un produit anti-araignées rouges. Elle est très petite, quasiment invisible à l'œil nu. À ne pas confondre avec ces petites araignées rouges qui se déplacent assez vite, et qui en sont un prédateur !

D'une manière générale, souvenez-vous que la plupart de ces parasites pondent des œufs, qui ne sont pas affectés par les insecticides. Il faut donc prévoir 2 ou 3 traitement consécutifs, à 1 semaine ou 10 jours d'intervalle.

Les insecticides sont nombreux et variés, vous en trouverez beaucoup dans le commerce, en voici quelques-uns. Rappelez-vous surtout de suivre les précautions d'emploi fournies avec les produits :

  • Confidor (Bayer) : imidaclopride. Un des plus efficaces, agissant aussi bien par contact que par systémie. Ce produit a été retiré de la vente (en France) en 2014.
  • Anti-insectes et acariens (Truffaut) : Dilethol S, diméthoate, insecticide par contact et systémique.
  • Pokon anti-cochenilles en spray : très efficace contre les cochenilles à bouclier.

Cette liste est loin d'être complète, le mieux est de prendre un bon livre, qui vous proposera aussi des illustrations bien utiles pour identifier l'ennemi.

Pour approfondir, vous pouvez lire ces articles :

Pour avoir des descriptions très précises et illustrées de ces bestioles, voyez la zoologie en ligne, sur le site de l'INRA.

Multiplication

Il y a 2 moyens de propagation des cactus et autres plantes succulentes : le bouturage et le semis. Il est aussi possible de s'aider de la greffe, mais ce n'est pas une méthode de multiplication proprement dite.

Le bouturage : cela consiste à couper un bout d'une plante, et à le faire enraciner pour produire une nouvelle plante. Cette méthode fonctionne particulièrement bien avec les cactus qui font des petites pousses à leur base (Mammillaria, Rebutia, …), car on peut en couper une. Pour les cactus à articles (Opuntia, Tephrocactus, …), il suffit d'en couper un. Pour les succulentes, cela dépend de leur type. Avec les espèces à feuilles succulentes (Adromischus, …), il suffit de détacher une feuille. Avec les espèces à tiges succulentes (Aeonium, …), il faut couper une des tiges. Cela veut donc dire que toutes les plantes ne peuvent pas être multipliées végétativement. Par exemple : Astrophytum (toutes espèces), Euphorbia obesa, certains cierges, etc. Si vous voulez absolument multiplier ces plantes par bouturage, il faut les décapiter, pour forcer la production de rejets.

La plante à bouturer doit être en pleine croissance. Vous devez vous munir d'un couteau propre et bien aiguisé pour prélever vos boutures. Elles doivent ensuite sécher plus ou moins longtemps, en fonction de leur taille. Pour une bouture de la taille d'une cerise (la taille minimum recommandée), comptez une semaine dans un endroit frais et aéré, à l'abri du soleil et pas en plein courant d'air. Pour une bouture de la taille d'une mandarine ou plus gros, il faut qu'un cal se forme, cela peut prendre plusieurs mois. Dans le doute, attendez plus longtemps. Les plantes grasses ont des réserves qui leur permettent de tenir très longtemps !

Une fois que votre bouture est sèche, vous devez la poser sur un substrat bien drainant. Mélangez par exemple votre mélange habituel à une quantité égale de sable grossier. L'arrosage doit être léger, jusqu'à la reprise de la végétation.
Pour approfondir la question du bouturage, vous pouvez lire cet article :

Le semis : vous devez d'abord vous procurer des graines, fraîches si possible. En effet, pour la plupart des espèces, le taux de germination est fortement lié à la fraîcheur des graines. Vous pouvez les prélever sur vos propres plantes, ou bien les acheter (voir pour cela la rubrique producteurs).
La meilleure époque pour semer est le printemps. Si vous voulez semer à une autre époque de l'année, vous aurez besoin d'un germoir, c'est-à-dire une petite serre chauffante et éclairée. Votre substrat doit être très minéral, certaines personnes sèment directement sur du sable. Si vous avez différentes espèces, semez en une par pot, plutôt que d'utiliser un grand bac avec des séparateurs. Faites bien attention à mettre le nom de la plante semée sur une étiquette, et sur le pot. Il est très facile de mélanger tout ça, et plus c'est petit, plus c'est difficile à identifier.

Le substrat doit être similaire à celui de la plante adulte, pas trop fin sinon les racines ont du mal à s'installer. Les graines doivent être réparties le plus uniformément possible sur le substrat. Le tout doit ensuite être gardé complètement mouillé jusqu'à l'apparition des premières plantules. Quand les premières plantes apparaissent, il faut bien aérer, et permettre au substrat de sécher un peu. Ensuite, le dosage de l'arrosage doit empêcher les plantules de se dessécher, sans qu'elles ne pourrissent. C'est la partie délicate du semis. Il est possible d'ajouter un fongicide à l'eau d'arrosage, afin de prévenir la fonte des semis.

Les plantules peuvent être rempotées dès le printemps suivant. Pour la plupart des espèces, le semis permet d'avoir des plantes de 1 à 3 cm de diamètre en 18 mois.

Pour approfondir la question du semis, vous pouvez lire ces articles :

Conclusion

La plupart des cactus et plantes succulentes sont faciles à cultiver, il faut juste savoir que c'est différent des “plantes vertes classiques” :

  • beaucoup beaucoup beaucoup de lumière.
  • des arrosages abondants quand le substrat peut sécher rapidement.
  • une période de repos en hiver : froid et sec.
  • un substrat bien drainant et plutôt pauvre.

Vous l'aurez compris : les cactus et la plupart des plantes succulentes ne sont pas cultivables correctement en intérieur : les températures hivernales et la quantité de lumière ne seront pas convenables pour les garder longtemps en bonne santé.


Auteur : Yann Cochard.
Première publication : 1997
Dernière mise à jour : 2015/02/16

Licence et copyright de ce document
La version originale de ce document est disponible à cette adresse :
https://www.cactuspro.com/articles/culture-des-cactus-plantes-grasses-et-succulentes

Une version PDF adaptée à une impression A4 à plier est disponible sur la page dédiée à la promo du CF.

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