Eriosyce paucicostata

On ne le répétera jamais assez, Eriosyce taltalensis et Eriosyce paucicostata ne sont pas à mettre ensemble. Le seul qui l'ait fait est Kattermann en 1993 dans son livre, mais depuis il est revenu à la raison et dit maintenant que ce sont 2 espèces différentes (et probablement 2 sous-genres différents). Le NCL a entériné la séparation des 2. Mais hélas, son livre a eu du succès et l'idée est restée.

Carte Tatal

Carte





Il faut garder le nom d'Eriosyce taltalensis pour les plantes de Pan de Azucar (100km au sud de Taltal) qui ressemblent à ça : Eriosyce taltalensis

E. paucicostata recouvre toute la zone au nord de Taltal jusqu'à Antofagasta.

Plus au nord, commence une grande zone désertique, purement minérale ou presque, qui se prolonge sur des centaines de kilomètres jusqu'au Pérou.
Plus au sud, après une zone désertique où il n'y a que quelques Copiapoa et des Eriosyce géophytes, on trouve E. taltalensis.

Eriosyce paucicostata



L'Eriosyce paucicostata tel qu'on le voit en culture couramment, dont la plante ci-contre est une bonne illustration, se rencontre vers Paposo et plus au nord (Ritter le décrit 20km au nord de Paposo), et semble t-il plutôt sur le littoral.
Ailleurs, les plantes ont plus de côtes et plus d'épines.

Eriosyce paucicostata

Les fleurs sont jaunes au sud de la zone (Quebrada San Ramon).
Ritter distinguait ces plantes du sud à fleur jaune et les appelait : Pyrrhocactus neohankeanus.
Kattermann et les autres l'ont mis en synonyme d'Eriosyce paucicostata.

Eriosyce paucicostata

Plus on se dirige vers le nord, plus les fleurs se teintent de rose. A Botija, elles sont rouges à l'extérieur et rose à l'intérieur.

Eriosyce paucicostata



Quelques kilomètres à l'est de Paposo, poussent des plantes qui ressemblent beaucoup à celles qu'on rencontre à Botija et devrait être E. paucicostata ssp. floccosa, même s'il n'y a pas trace de poil qui devrait caractériser cette sous-espèce.

Eriosyce paucicostata

A Botija, il y a des plantes avec poil et d'autres sans qui poussent côte à côte :

Ce qui laisse penser que la sous-espèces floccosa n'est pas si bien nommée que ça.



Ritter a décrit au début des années 1960 un Pyrrhocactus echinus, qui a été ensuite recombiné en Eriosyce paucicostata ssp. echinus, dont la localité type est le Cerro Coloso a quelques kilomètres au sud d'Antofagasta. La grande sécheresse qui règne dans cette région depuis plusieurs dizaines d'années laisse penser, sans être exagérément pessimiste, que cette sous-espèce est éteinte, au moins sur cette localité type.