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yann
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 **[** __Note :__ cet article a d'​abord été publié dans le journal de l'​association anglaise ​ [[/​associations.html#​etrangeres|BCSS]] (site web : [[http://​www.bcss.org.uk|www.bcss.org.uk]]),​ puis traduit en français par [cf_membre vero|Véronique Cucchi] avec l'​accord de l'​auteur et de l'​éditeur. Merci à eux pour leur travail. **]** **[** __Note :__ cet article a d'​abord été publié dans le journal de l'​association anglaise ​ [[/​associations.html#​etrangeres|BCSS]] (site web : [[http://​www.bcss.org.uk|www.bcss.org.uk]]),​ puis traduit en français par [cf_membre vero|Véronique Cucchi] avec l'​accord de l'​auteur et de l'​éditeur. Merci à eux pour leur travail. **]**
  
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 Bien que les cierges ne soient pas parmi les cactées les plus populaires chez les cactophiles,​ limités par la culture sous serre, presque toutes les collections ont au moins un représentant de ce genre magnifique : Espostoa. La plupart des espèces sont faciles à cultiver et leurs tiges laineuses en font un élément attrayant dans n'​importe quelle collection, même dans une petite serre. En pot, ils ont une croissance plus lente que la plupart des autres cierges, ce qui fait d'eux de bonnes plantes de démonstration,​ et leur permet de gagner fréquemment dans la classe des cierges. Pour les exposants, ces espèces couvertes de soies blanches attirent particulièrement l'​attention des juges. Cette importante spination permet également de cacher de petit défauts sur la tige, défauts qui seraient plus probablement repérables sur des espèces moins couvertes, engrangeant ainsi les mauvais points ! Bien que les cierges ne soient pas parmi les cactées les plus populaires chez les cactophiles,​ limités par la culture sous serre, presque toutes les collections ont au moins un représentant de ce genre magnifique : Espostoa. La plupart des espèces sont faciles à cultiver et leurs tiges laineuses en font un élément attrayant dans n'​importe quelle collection, même dans une petite serre. En pot, ils ont une croissance plus lente que la plupart des autres cierges, ce qui fait d'eux de bonnes plantes de démonstration,​ et leur permet de gagner fréquemment dans la classe des cierges. Pour les exposants, ces espèces couvertes de soies blanches attirent particulièrement l'​attention des juges. Cette importante spination permet également de cacher de petit défauts sur la tige, défauts qui seraient plus probablement repérables sur des espèces moins couvertes, engrangeant ainsi les mauvais points !
  
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 En culture dans le nord de l'​Europe,​ les Espostoa se plaisent dans un emplacement ensoleillé,​ avec de la place pour les racines et des arrosages généreux en été. Les espèces originaires des habitats plus chauds de basse altitude sont sensibles au froid et doivent être conservées à une température minimale de 10°C. Ces espèces incluent E. mirabilis, E. blossfeldiorum,​ E. senilis, E. calva et  E. utcubambensis. Les jeunes plants d' E. melanostele and E. nana sont particulièrement attrayants, la laine qui les recouvre les fait ressembler aux blaireaux utilisés pour se raser. Ces deux espèces comptent également parmi les croissances les plus lentes, les rendant ainsi particulièrement adaptées aux expositions de démonstration. Un E. melanostele bien développé atteindra environ 25cm de hauteur après 10 ans. En culture dans le nord de l'​Europe,​ les Espostoa se plaisent dans un emplacement ensoleillé,​ avec de la place pour les racines et des arrosages généreux en été. Les espèces originaires des habitats plus chauds de basse altitude sont sensibles au froid et doivent être conservées à une température minimale de 10°C. Ces espèces incluent E. mirabilis, E. blossfeldiorum,​ E. senilis, E. calva et  E. utcubambensis. Les jeunes plants d' E. melanostele and E. nana sont particulièrement attrayants, la laine qui les recouvre les fait ressembler aux blaireaux utilisés pour se raser. Ces deux espèces comptent également parmi les croissances les plus lentes, les rendant ainsi particulièrement adaptées aux expositions de démonstration. Un E. melanostele bien développé atteindra environ 25cm de hauteur après 10 ans.
  
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 Une description des espèces suit cette introduction. J'ai rationalisé la liste en y incluant quelques noms provenant d'​espèces précédemment décrites. Dans certains cas, ces synonymes correspondent à des formes reconnaissables pouvant avoir une valeur horticole, ils peuvent donc être intéressants à maintenir tels quels dans votre collection. Je n'ai pas énuméré tous les vieux synonymes de chaque espèce mais on peut les trouver en consultant le '​Kakteen in Südamerika'​ Band 4 de Ritter. Une description des espèces suit cette introduction. J'ai rationalisé la liste en y incluant quelques noms provenant d'​espèces précédemment décrites. Dans certains cas, ces synonymes correspondent à des formes reconnaissables pouvant avoir une valeur horticole, ils peuvent donc être intéressants à maintenir tels quels dans votre collection. Je n'ai pas énuméré tous les vieux synonymes de chaque espèce mais on peut les trouver en consultant le '​Kakteen in Südamerika'​ Band 4 de Ritter.
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 syn: Thrixanthocereus blossfeldiorum (Werd) Backeberg syn: Thrixanthocereus blossfeldiorum (Werd) Backeberg
  
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 Après sa découverte par Blossfeld, cette plante facilement reconnaissable a été décrite à titre d'​essai par Werdermenn en 1937 en tant que Cephalocereus,​ mais Backeberg lui a presque immédiatement érigé un nouveau genre, Thrixanthocereus,​ en raison de son tube floral velu.  En 1959, Buxbaum exposa ses arguments pour l'​inclure dans le genre Espostoa et il a rendu la combinaison effective dans Krainz, Die Kakteen 1966. La plante est habituellement solitaire, faisant jusqu'​à 3m environ. Le cephalium n'est pas situé dans une profonde cannelure comme chez d'​autres Espostoas, mais se compose de brins et de soies situés dans une zone légèrement déprimée sur un des côtés de la tige. Les jeunes plantes ont une croissance caractéristique,​ montrant de longs brins fins à la base de la tige, également présents chez Espostoa mirabilis. Les fleurs, blanches, sont nocturnes, elles apparaissent parfois simultanément en nombre important et restent ouvertes quelques temps le matin suivant. Tous les habitats rapportés se situent dans le réseau fluvial du Marañon, la localité type étant Huancabamba. Comme mentionné précédemment,​ les populations recensées sont celles où des routes donnent accès aux vallées, il est plus que probable que cette espèce se développe sur tous les endroits appropriés entre l'​ensemble du système fluvial cité et les localités rapportées. Je l'ai vu près de Chamaya, mais aussi plus au sud encore à Balsas, et à la Puenta Crisnejas j'ai observé une forme étroitement liée à Thrixanthocereus cullmannianus. Après sa découverte par Blossfeld, cette plante facilement reconnaissable a été décrite à titre d'​essai par Werdermenn en 1937 en tant que Cephalocereus,​ mais Backeberg lui a presque immédiatement érigé un nouveau genre, Thrixanthocereus,​ en raison de son tube floral velu.  En 1959, Buxbaum exposa ses arguments pour l'​inclure dans le genre Espostoa et il a rendu la combinaison effective dans Krainz, Die Kakteen 1966. La plante est habituellement solitaire, faisant jusqu'​à 3m environ. Le cephalium n'est pas situé dans une profonde cannelure comme chez d'​autres Espostoas, mais se compose de brins et de soies situés dans une zone légèrement déprimée sur un des côtés de la tige. Les jeunes plantes ont une croissance caractéristique,​ montrant de longs brins fins à la base de la tige, également présents chez Espostoa mirabilis. Les fleurs, blanches, sont nocturnes, elles apparaissent parfois simultanément en nombre important et restent ouvertes quelques temps le matin suivant. Tous les habitats rapportés se situent dans le réseau fluvial du Marañon, la localité type étant Huancabamba. Comme mentionné précédemment,​ les populations recensées sont celles où des routes donnent accès aux vallées, il est plus que probable que cette espèce se développe sur tous les endroits appropriés entre l'​ensemble du système fluvial cité et les localités rapportées. Je l'ai vu près de Chamaya, mais aussi plus au sud encore à Balsas, et à la Puenta Crisnejas j'ai observé une forme étroitement liée à Thrixanthocereus cullmannianus.
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 Celle-ci a été décrite par Ritter en 1961. Elle n'est pas aussi grande que E. blossfeldiorum,​ et fleurira ainsi à une taille inférieure en culture. Ritter a également décrit Thrixanthocereus longispinus plus au sud encore à El Chagual, une plante que je n'ai jamais vue mais qui semble être une autre forme de cette espèce. Il est intéressant de noter que, partout où j'ai vu cette plante dans l'​habitat,​ on la rencontre seulement sur des sols peu profonds, sur des roches, de nombreux individus se sont par exemple installés sur des affleurements rocheux. Aucun individu n'a été trouvé sur les abords de zones où d'​autres cactus avaient poussés. Toutes ces formes produisent en serre de beaux spécimens. Si vous pouvez les garder au-dessus de 10°C et leur fournir une bonne luminosité et beaucoup d'eau en été, elles se développeront alors étonnamment rapidement et la floraison sera certainement possible en particulier avec T. cullmannianus. Celle-ci a été décrite par Ritter en 1961. Elle n'est pas aussi grande que E. blossfeldiorum,​ et fleurira ainsi à une taille inférieure en culture. Ritter a également décrit Thrixanthocereus longispinus plus au sud encore à El Chagual, une plante que je n'ai jamais vue mais qui semble être une autre forme de cette espèce. Il est intéressant de noter que, partout où j'ai vu cette plante dans l'​habitat,​ on la rencontre seulement sur des sols peu profonds, sur des roches, de nombreux individus se sont par exemple installés sur des affleurements rocheux. Aucun individu n'a été trouvé sur les abords de zones où d'​autres cactus avaient poussés. Toutes ces formes produisent en serre de beaux spécimens. Si vous pouvez les garder au-dessus de 10°C et leur fournir une bonne luminosité et beaucoup d'eau en été, elles se développeront alors étonnamment rapidement et la floraison sera certainement possible en particulier avec T. cullmannianus.
  
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 BCSJ 21(2) 69-74, 2003 BCSJ 21(2) 69-74, 2003
  
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 Voici une plante fort intéressante. Il manque la couverture de soies habituellement associée aux Espostoa mais elle est, sur d'​autres aspects, tout à fait comparable aux autres espèces. Ritter suggère que ce manque de soies correspond à une caractéristique primitive, rapprochant cette espèce des ancêtres inermes de ce genre. Elle se rencontre dans les vallées de la rivière Utcabamba, où elle est très commune entre 1800 et 2400 m, poussant sur les pentes raides des vallées, souvent sous une dense couverture d'​arbres. Cette localisation orientale reçoit d'​abondantes précipitations en été, d'où une végétation luxuriante : des Rhipsalis poussent par-dessus les rochers et de nombreuses broméliacées s'​épanouissent dans les arbres. ​ Voici une plante fort intéressante. Il manque la couverture de soies habituellement associée aux Espostoa mais elle est, sur d'​autres aspects, tout à fait comparable aux autres espèces. Ritter suggère que ce manque de soies correspond à une caractéristique primitive, rapprochant cette espèce des ancêtres inermes de ce genre. Elle se rencontre dans les vallées de la rivière Utcabamba, où elle est très commune entre 1800 et 2400 m, poussant sur les pentes raides des vallées, souvent sous une dense couverture d'​arbres. Cette localisation orientale reçoit d'​abondantes précipitations en été, d'où une végétation luxuriante : des Rhipsalis poussent par-dessus les rochers et de nombreuses broméliacées s'​épanouissent dans les arbres. ​
 E. utcubambensis forme un arbre atteignant 9 m de hauteur, le plus grand du genre. Dans certains endroits, il se constitue en peuplements denses sur les pentes escarpées et rocheuses des vallées. Aux basses altitudes, il partage les coteaux avec d'​autres cactus comme Cleistocactus (Clistanthocereus) et Browningia altissima. C'est une plante rare en culture. Les jeunes individus ressemblent à Weberbauerocereus et sembleraient certainement n'​être pas à leur place chez les Espostoa dans une exposition. J'ai vu pour la première fois des coupes supérieures de cette espèce à la pépinière DeHerdt au début des années 70. Elle a été décrite comme l'​espèce '​Utcabamaban'​ et quelques jeunes plantes sont ensuite apparues en culture. Les graines de ce que je crois être la même plante ont été distribuées comme étant du Thrixanthocereus jelinkyanus n.n. KK282. Les jeunes plantes sont certainement très semblables à la plante de DeHerdt. E. utcubambensis forme un arbre atteignant 9 m de hauteur, le plus grand du genre. Dans certains endroits, il se constitue en peuplements denses sur les pentes escarpées et rocheuses des vallées. Aux basses altitudes, il partage les coteaux avec d'​autres cactus comme Cleistocactus (Clistanthocereus) et Browningia altissima. C'est une plante rare en culture. Les jeunes individus ressemblent à Weberbauerocereus et sembleraient certainement n'​être pas à leur place chez les Espostoa dans une exposition. J'ai vu pour la première fois des coupes supérieures de cette espèce à la pépinière DeHerdt au début des années 70. Elle a été décrite comme l'​espèce '​Utcabamaban'​ et quelques jeunes plantes sont ensuite apparues en culture. Les graines de ce que je crois être la même plante ont été distribuées comme étant du Thrixanthocereus jelinkyanus n.n. KK282. Les jeunes plantes sont certainement très semblables à la plante de DeHerdt.
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 Syn: Vatricania guentheri (Kupper) Backeberg Syn: Vatricania guentheri (Kupper) Backeberg
  
-[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2431|{{http://yann.cochard.free.fr/images/​24/​2431r.jpg }}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2431|{{https://www.cactuspro.com/photos_jpg/​24/​2431r.jpg }}]]
 Cette plante fut découverte par le professeur C. Troll en 1927 et décrite en tant que Cephalocereus Güntheri par Kupper dans Monatsschrift der D.K.G. en 1931. Backeberg créa le genre Vatricania en 1950 pour cette seule espèce en se basant sur la forme de ses fleurs et du cephalium, mais par la suite Buxbaum l'​assimila aux Espostoa. Elle se rencontre dans la vallée du Rio Grande, près de El Oro, Chuquisaca, et constitue ainsi le seul Espostoa poussant en Bolivie. Cette plante fut découverte par le professeur C. Troll en 1927 et décrite en tant que Cephalocereus Güntheri par Kupper dans Monatsschrift der D.K.G. en 1931. Backeberg créa le genre Vatricania en 1950 pour cette seule espèce en se basant sur la forme de ses fleurs et du cephalium, mais par la suite Buxbaum l'​assimila aux Espostoa. Elle se rencontre dans la vallée du Rio Grande, près de El Oro, Chuquisaca, et constitue ainsi le seul Espostoa poussant en Bolivie.
 La tige, attrayante par ses épines dorées, atteint dans l'​habitat jusqu'​à 2m de hauteur et forme des branches avec l'​âge. Le cephalium caractéristique,​ formant une zone de longues épines fines, apparaît tout d'​abord de façon superficielle sur l'un des côtés de la tige, mais s'​étend parfois jusqu'​à encercler complètement le haut de la plante. Il peut être obtenu en serre mais cela prend un certain nombre d'​années car la plante est de croissance lente dans les conditions de culture de l'​Europe du Nord. Un habitat sec implique qu'​elle devra être conservée à une température minimum de 10°C afin d'​éviter de tâcher la tige. Un grand spécimen mature de plus de 3m et bien ramifié est cultivé en extérieur au Grigsby Cactus Gardens à Vista en Californie. La tige, attrayante par ses épines dorées, atteint dans l'​habitat jusqu'​à 2m de hauteur et forme des branches avec l'​âge. Le cephalium caractéristique,​ formant une zone de longues épines fines, apparaît tout d'​abord de façon superficielle sur l'un des côtés de la tige, mais s'​étend parfois jusqu'​à encercler complètement le haut de la plante. Il peut être obtenu en serre mais cela prend un certain nombre d'​années car la plante est de croissance lente dans les conditions de culture de l'​Europe du Nord. Un habitat sec implique qu'​elle devra être conservée à une température minimum de 10°C afin d'​éviter de tâcher la tige. Un grand spécimen mature de plus de 3m et bien ramifié est cultivé en extérieur au Grigsby Cactus Gardens à Vista en Californie.
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 Taxon 13 (4): 143 1964 Taxon 13 (4): 143 1964
  
-[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2432|{{http://yann.cochard.free.fr/images/​24/​2432r.jpg }}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2432|{{https://www.cactuspro.com/photos_jpg/​24/​2432r.jpg }}]]
 Voici une des espèces les plus récemment décrites issue des larges explorations de Friedrich Ritter. Elle est présente dans la zone de transition entre la jungle tropicale et la forêt sèche dans la province de Bagua, département péruvien de Amazonas. D'​après Ritter, elle est proche de E. superba et E. ritteri, trouvés plus à l'​ouest,​ et est bien définie, sans individus intermédiaires observés. Je l'ai vu près de Pongo de Rentema sur les falaises escarpées près du fleuve Marañon. Cette espèce est caractérisée par ses tiges plus minces que celles des autres Espostoa. Ritter rapporte également ses grandes fleurs largement ouvertes dans son livre '​Kakteen in Südamerika'​ 1981.  Voici une des espèces les plus récemment décrites issue des larges explorations de Friedrich Ritter. Elle est présente dans la zone de transition entre la jungle tropicale et la forêt sèche dans la province de Bagua, département péruvien de Amazonas. D'​après Ritter, elle est proche de E. superba et E. ritteri, trouvés plus à l'​ouest,​ et est bien définie, sans individus intermédiaires observés. Je l'ai vu près de Pongo de Rentema sur les falaises escarpées près du fleuve Marañon. Cette espèce est caractérisée par ses tiges plus minces que celles des autres Espostoa. Ritter rapporte également ses grandes fleurs largement ouvertes dans son livre '​Kakteen in Südamerika'​ 1981. 
 Elle est rarement rencontrée en culture mais j'ai photographié une plante de la collection DeHerdt dans les années 70 dont je me souviens des tiges fines, et mes plantes issues de semis montrent une finesse similaire. Elle est rarement rencontrée en culture mais j'ai photographié une plante de la collection DeHerdt dans les années 70 dont je me souviens des tiges fines, et mes plantes issues de semis montrent une finesse similaire.
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 The Cactaceae Vol.II:​60-63,​ 1920 The Cactaceae Vol.II:​60-63,​ 1920
  
-[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2433|{{http://yann.cochard.free.fr/images/​24/​2433r.jpg }}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2433|{{https://www.cactuspro.com/photos_jpg/​24/​2433r.jpg }}]]
 Cette espèce, la première plante découverte classée dans les Espostoa, a été trouvée par Humboldt à Guancabamba en Equateur et décrite par lui (avec Bonpland et Knuth) en tant que Cactus lanatus en 1823. Elle deviendra l'​espèce type du nouveau genre Espostoa lorsque Britton et Rose le créeront en 1920. Aujourd'​hui Huancabamba est situé au Pérou, la frontière avec l'​Equateur s'​étant déplacée plus au nord.  Cette espèce, la première plante découverte classée dans les Espostoa, a été trouvée par Humboldt à Guancabamba en Equateur et décrite par lui (avec Bonpland et Knuth) en tant que Cactus lanatus en 1823. Elle deviendra l'​espèce type du nouveau genre Espostoa lorsque Britton et Rose le créeront en 1920. Aujourd'​hui Huancabamba est situé au Pérou, la frontière avec l'​Equateur s'​étant déplacée plus au nord. 
 Beaucoup de noms furent créés pour les diverses formes de cette espèce répandue, quelques uns sont anciens, mais la plupart sont récents. Certaines des espèces que j'ai listé ici séparément devraient probablement être incluses dans E. lanata, mais ceci est certain pour les synonymes suivants : E. laticornua Rauh.& Backbg., E. procera Rauh.& Backbg., E. ritteri Buin., E. sericata Backbg., et E. superba Ritt. Beaucoup de noms furent créés pour les diverses formes de cette espèce répandue, quelques uns sont anciens, mais la plupart sont récents. Certaines des espèces que j'ai listé ici séparément devraient probablement être incluses dans E. lanata, mais ceci est certain pour les synonymes suivants : E. laticornua Rauh.& Backbg., E. procera Rauh.& Backbg., E. ritteri Buin., E. sericata Backbg., et E. superba Ritt.
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 Kakteen in Südamerika 4:1443-4, 1981 Kakteen in Südamerika 4:1443-4, 1981
  
-[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2434|{{http://yann.cochard.free.fr/images/​24/​2434r.jpg }}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2434|{{https://www.cactuspro.com/photos_jpg/​24/​2434r.jpg }}]]
 Voici une autre des espèces que Ritter relie à E. lanata. En fait, il ne mérite probablement pas de statut spécifique et pourrait être considéré plutôt comme une variété ou une forme de E. lanata. C'est une plante spectaculaire,​ atteignant les 5m de hauteur et se ramifiant beaucoup. Elle présente de proéminentes épines de couleur ivoire qui dépassent de la laine, une caractéristique apparaissant également en culture. Un beau spécimen en pleine terre est conservé dans la collection DeHerdt en Belgique et la pépinière a souvent eu sur sa liste de vente les graines de cette splendide espèce. C'est la forme que je préfère parmi le complexe E. lanata. Voici une autre des espèces que Ritter relie à E. lanata. En fait, il ne mérite probablement pas de statut spécifique et pourrait être considéré plutôt comme une variété ou une forme de E. lanata. C'est une plante spectaculaire,​ atteignant les 5m de hauteur et se ramifiant beaucoup. Elle présente de proéminentes épines de couleur ivoire qui dépassent de la laine, une caractéristique apparaissant également en culture. Un beau spécimen en pleine terre est conservé dans la collection DeHerdt en Belgique et la pépinière a souvent eu sur sa liste de vente les graines de cette splendide espèce. C'est la forme que je préfère parmi le complexe E. lanata.
 J'ai pu l'​observer à l'​endroit de sa localité type à Puenta Crisnejas où la route traverse la rivière Crisnejas, assez près de l'​endroit où elle rejoint le Marañon, le long duquel on peut voir tant d'​Espostoa. Les plantes que j'ai vues sur les collines plus au nord, au dessus de Balsas, m'ont semblé être une forme de E. lanata mais Ritter déclare que ces plantes appartiennent à l'​espèce E. lanianuligera. J'ai pu l'​observer à l'​endroit de sa localité type à Puenta Crisnejas où la route traverse la rivière Crisnejas, assez près de l'​endroit où elle rejoint le Marañon, le long duquel on peut voir tant d'​Espostoa. Les plantes que j'ai vues sur les collines plus au nord, au dessus de Balsas, m'ont semblé être une forme de E. lanata mais Ritter déclare que ces plantes appartiennent à l'​espèce E. lanianuligera.
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 Cacti:153 (interwiki) 1937 Cacti:153 (interwiki) 1937
  
-[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2436|{{http://yann.cochard.free.fr/images/​24/​2436r.jpg }}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2436|{{https://www.cactuspro.com/photos_jpg/​24/​2436r.jpg }}]]
 Cette espèce était connue de Britton et Rose lorsqu'​ils créèrent le genre Espostoa mais ils l'​inclurent dans un autre genre nouveau, Binghamia. ​ Cette espèce était connue de Britton et Rose lorsqu'​ils créèrent le genre Espostoa mais ils l'​inclurent dans un autre genre nouveau, Binghamia. ​
 Ils dessinèrent une plante de cette espèce comme exemple de leur Espostoa lanata, apparemment sans réaliser que leur illustration était celle de la plante que Vaupel avait décrite en 1913. Ritter fait un encart pour signaler que Pilosocereus haagei Ruempl. est le nom le plus ancien attribué à cette espèce, mais ce n'est pas assez certain pour être accepté tel quel, et cette ancienne appellation est habituellement abandonnée étant donné son attribution incertaine. Backeberg créa le genre Pseudoespostoa en 1934 afin de caser cette espèce, et plus tard il y inclut également E. nana. Les raisons invoquées pour cette séparation furent les graines noires et lustrées, ainsi que quelques différences mineures au niveau du cephalium et des fruits. Ils dessinèrent une plante de cette espèce comme exemple de leur Espostoa lanata, apparemment sans réaliser que leur illustration était celle de la plante que Vaupel avait décrite en 1913. Ritter fait un encart pour signaler que Pilosocereus haagei Ruempl. est le nom le plus ancien attribué à cette espèce, mais ce n'est pas assez certain pour être accepté tel quel, et cette ancienne appellation est habituellement abandonnée étant donné son attribution incertaine. Backeberg créa le genre Pseudoespostoa en 1934 afin de caser cette espèce, et plus tard il y inclut également E. nana. Les raisons invoquées pour cette séparation furent les graines noires et lustrées, ainsi que quelques différences mineures au niveau du cephalium et des fruits.
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 Taxon 13 (4):143 1964 Taxon 13 (4):143 1964
  
-[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2437|{{http://yann.cochard.free.fr/images/​24/​2437r.jpg }}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​photos.php?​action=afficher&​id=2437|{{https://www.cactuspro.com/photos_jpg/​24/​2437r.jpg }}]]
 Une espèce très reconnaissable des gorges du fleuve Marañon à Balsas. Elle forme un groupe de tiges à partir de la base, chacune d'​entre elles atteignant 2 à 4m de haut. Elle est moins laineuse que la plupart des Espostoas et le cephalium est constitué d'​inhabituelles soies brun foncé. Elle occupe les pentes raides des gorges, du niveau du fleuve à 1000m jusqu'​à environ 1600m d'​altitude,​ donc une large répartition. Les plantes que j'ai vues en culture sous le nom d'E. baumannii Knize lui ressemblent et ont été signalées juste au sud de Balsas. Une espèce très reconnaissable des gorges du fleuve Marañon à Balsas. Elle forme un groupe de tiges à partir de la base, chacune d'​entre elles atteignant 2 à 4m de haut. Elle est moins laineuse que la plupart des Espostoas et le cephalium est constitué d'​inhabituelles soies brun foncé. Elle occupe les pentes raides des gorges, du niveau du fleuve à 1000m jusqu'​à environ 1600m d'​altitude,​ donc une large répartition. Les plantes que j'ai vues en culture sous le nom d'E. baumannii Knize lui ressemblent et ont été signalées juste au sud de Balsas.
 Balsas étant une zone chaude, on peut supposer qu'en culture cette espèce supportera mal les basses températures. Les graines sont fréquemment disponibles et les plantules qui en sont issues semblent résistantes comme les autres Espostoas, mais curieusement elles produisent de très longues épines à la base de la tige, exactement comme Espostoa (Thrixanthocereus) blossfeldiorum avec lequel cette espèce partage la partie la plus inférieure de son habitat. J'ai vu il y a de ça pas mal d'​années dans une collection hollandaise une plante de 2m de haut avec un cephalium de presque 1m de long. Le propriétaire m'a dit qu'il avait fleuri presque chaque jour de l'​année,​ et il était effectivement en fleur le jour où je l'ai vu, malgré une journée couverte et humide. Balsas étant une zone chaude, on peut supposer qu'en culture cette espèce supportera mal les basses températures. Les graines sont fréquemment disponibles et les plantules qui en sont issues semblent résistantes comme les autres Espostoas, mais curieusement elles produisent de très longues épines à la base de la tige, exactement comme Espostoa (Thrixanthocereus) blossfeldiorum avec lequel cette espèce partage la partie la plus inférieure de son habitat. J'ai vu il y a de ça pas mal d'​années dans une collection hollandaise une plante de 2m de haut avec un cephalium de presque 1m de long. Le propriétaire m'a dit qu'il avait fleuri presque chaque jour de l'​année,​ et il était effectivement en fleur le jour où je l'ai vu, malgré une journée couverte et humide.
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 Taxon 13 (4):143 1964 Taxon 13 (4):143 1964
  
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 Une espèce très semblable à E. melanostele,​ excepté pour la forme des groupes, plus larges et moins hauts. Comme E. melanostele,​ elle a été inclue dans le genre Pseudoespostoa par Backeberg sur la base des mêmes graines noires et lustrées. Elle présente un cephalium pâle en comparaison du cephalium brun foncé d'E. melanostele,​ et plutôt moins de côtes. Elle se développe également plus vers l'​intérieur et à une altitude plus élevée qu'E. melanostele,​ dans la vallée du fleuve Santa près d'​Huallanca,​ mais elle lui est si similaire que je serais tenté de la considérer juste comme une variété ou une forme du nom plus ancien. ​ Une espèce très semblable à E. melanostele,​ excepté pour la forme des groupes, plus larges et moins hauts. Comme E. melanostele,​ elle a été inclue dans le genre Pseudoespostoa par Backeberg sur la base des mêmes graines noires et lustrées. Elle présente un cephalium pâle en comparaison du cephalium brun foncé d'E. melanostele,​ et plutôt moins de côtes. Elle se développe également plus vers l'​intérieur et à une altitude plus élevée qu'E. melanostele,​ dans la vallée du fleuve Santa près d'​Huallanca,​ mais elle lui est si similaire que je serais tenté de la considérer juste comme une variété ou une forme du nom plus ancien. ​
 En culture, E. nana et E. melanostele ne sont pas différenciables,​ exception faite peut-être de la croissance plus lente du premier. Sa couverture de soies extrêmement dense en fait une plante très attrayante pour nos collections,​ bien que je ne sache pas s'il existe dans les serres du nord de l'​Europe des individus ayant fleuri. En culture, E. nana et E. melanostele ne sont pas différenciables,​ exception faite peut-être de la croissance plus lente du premier. Sa couverture de soies extrêmement dense en fait une plante très attrayante pour nos collections,​ bien que je ne sache pas s'il existe dans les serres du nord de l'​Europe des individus ayant fleuri.
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 Kakteen in Südamerika 4:1448-50 1981 Kakteen in Südamerika 4:1448-50 1981
  
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 Voici une espèce se ramifiant facilement, liée à E. lanata mais présentant des tiges plus fines et moins hautes, atteignant seulement 2.5m de haut. Je l'ai rencontrée sur les pentes abruptes près de Rahuapampa, à 2400m d'​altitude. Poussant là également, j'ai vu une seule plante de ce que je pense être un hybride d'​Espostoa. L'​individu ne présentait pas un cephalium continu mais un certain nombre de touffes de fines épines près du haut des tiges. Je peux seulement supposer que cette plante pourrait être hybridée avec Matucana comacephala qui s'​était également développé sur ce coteau. Ritter mentionne des hybrides d'​Espostoa dans ce livre, dont certains avec Matucana. Voici une espèce se ramifiant facilement, liée à E. lanata mais présentant des tiges plus fines et moins hautes, atteignant seulement 2.5m de haut. Je l'ai rencontrée sur les pentes abruptes près de Rahuapampa, à 2400m d'​altitude. Poussant là également, j'ai vu une seule plante de ce que je pense être un hybride d'​Espostoa. L'​individu ne présentait pas un cephalium continu mais un certain nombre de touffes de fines épines près du haut des tiges. Je peux seulement supposer que cette plante pourrait être hybridée avec Matucana comacephala qui s'​était également développé sur ce coteau. Ritter mentionne des hybrides d'​Espostoa dans ce livre, dont certains avec Matucana.
 Les graines d'​Espostoa ruficeps ont tout d'​abord été proposées dans le catalogue hiver de 1957, bien que Ritter admette une confusion dans les éditions postérieures du catalogue avec son E. lanianuligera,​ qu'il a d'​abord considéré comme une variété d'E. ruficeps. Les plantes de cette espèce, qui est probablement une forme de E. lanata, sont rares en culture. Les épines centrales sont décrites comme étant rouges ou parfois jaunes, c'est donc probablement une forme attrayante à faire pousser. Les graines d'​Espostoa ruficeps ont tout d'​abord été proposées dans le catalogue hiver de 1957, bien que Ritter admette une confusion dans les éditions postérieures du catalogue avec son E. lanianuligera,​ qu'il a d'​abord considéré comme une variété d'E. ruficeps. Les plantes de cette espèce, qui est probablement une forme de E. lanata, sont rares en culture. Les épines centrales sont décrites comme étant rouges ou parfois jaunes, c'est donc probablement une forme attrayante à faire pousser.
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 syn: Thrixanthocereus senilis Ritter syn: Thrixanthocereus senilis Ritter
  
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 Cette plante exceptionnelle a été décrite en 1961 par Ritter dans KuaS en tant que Thrixanthocereus senilis. Ce fut le premier nouveau Thrixanthocereus découvert depuis la création de ce genre pour Thrixanthocereus blossfeldiorum par Backeberg en 1937, et il reste la seule autre espèce distincte du genre.  ​ Cette plante exceptionnelle a été décrite en 1961 par Ritter dans KuaS en tant que Thrixanthocereus senilis. Ce fut le premier nouveau Thrixanthocereus découvert depuis la création de ce genre pour Thrixanthocereus blossfeldiorum par Backeberg en 1937, et il reste la seule autre espèce distincte du genre.  ​
 Les tiges, qui atteignent 4m de haut, se ramifient et sont densément couvertes d'​épines blanches, font de cette espèce l'une des plus belles en culture. Le cephalium peut apparaître en culture lorsque la plante atteint 1m de haut, cephalium qui produit d'​inhabituelles fleurs nocturnes d'un rose profond. Espostoa senilis pousse plus lentement que E. blossfeldiorum mais les spécimen capables de fleurir se rencontrent plus souvent dans les serres européennes. J'ai déjà obtenu quelques fleurs de l'une de mes plantes qui faisait 1m de haut. Les tiges, qui atteignent 4m de haut, se ramifient et sont densément couvertes d'​épines blanches, font de cette espèce l'une des plus belles en culture. Le cephalium peut apparaître en culture lorsque la plante atteint 1m de haut, cephalium qui produit d'​inhabituelles fleurs nocturnes d'un rose profond. Espostoa senilis pousse plus lentement que E. blossfeldiorum mais les spécimen capables de fleurir se rencontrent plus souvent dans les serres européennes. J'ai déjà obtenu quelques fleurs de l'une de mes plantes qui faisait 1m de haut.