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-\\ [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​quebrada_bachota.jpg|{{platanillo:​quebrada_bachota.jpg?​200 |Quebrada la Bachota}}]] +\\ [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​quebrada_bachota.jpg|{{platanillo:​quebrada_bachota.jpg?​200 |Quebrada la Bachota}}]] 
-Trois jours ont passé depuis notre retour d'El Chagual et  nous  retrouvons Philippe, ce jeudi 1er février à huit heures du soir sur la grande place de San Marcos. Nous organisons notre voyage et décidons de partir le lendemain à quatre heure du matin pour le village de [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​cerro_chimboyoc.jpg|Lic-Lic]],​ d’où nous partirions à pied pour le lieu-dit El Platanillo<​sup>​**(1)**</sup>.  +Trois jours ont passé depuis notre retour d'El Chagual et  nous  retrouvons Philippe, ce jeudi 1er février à huit heures du soir sur la grande place de San Marcos. Nous organisons notre voyage et décidons de partir le lendemain à quatre heure du matin pour le village de [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​cerro_chimboyoc.jpg|Lic-Lic]],​ d’où nous partirions à pied pour le lieu-dit El Platanillo((NdT : Lic-Lic désigne en quechua un magnifique oiseau, le vanneau des Andes, [[http://​www.mangoverde.com/​birdsound/​picpages/​pic60-24-3.html|vanellus resplendens]]. C’est certainement cet oiseau, présent dans la région, qui a donné son nom au petit hameau de Lic-Lic, au pied du Cerro Chimboyoc, près de Huagal. Ce dernier est plus connu à cause de son hacienda, fameuse par le passé, et parce qu’on y a décrit le fameux Matucana huagalensis. Lic-Lic est le hameau où aboutit le sentier qui relie la région du Crisnejas (el Temple, dans la terminologie locale) au reste de la province de San Marcos. Depuis Lic-Lic (3500m d’altitude) le sentier monte jusqu’à 3600m pour redescendre finalement à 1300m, sur les rives du Crisnejas. Le Platanillo se situe à peu de distance du Rio Crisnejas, à une altitude de 1800m, soit au total 3600m de dénivelé en prévision. Bref, une vraie promenade de père de famille pour nos deux aventuriers qui en avaient vu d’autres…)).  
-Le voyage se déroula en deux heures et demie, comme prévu et nous avons voyagé dans un de ces minibus qu’on appelle ici «Combi» et même si nous étions un peu à l’étroit,​ ce n’était rien en comparaison de ce que nous avions vécu à El Chagual. En arrivant à Lic-Lic, nous sommes tombés sur un de mes anciens élèves qui nous trouva un logement pour la nuit. Nous avions prévu d'y revenir le soir et de repartir le lendemain à Nueva Esperanza, pour observer Matucana huagalensis. Depuis Lic-Lic, nous sommes partis vers l’est, en direction du Rio Crisnejas, qui est un affluent du Rio Marañon. Le long du sentier que je connaissais bien, j’ai commencé à rechercher un [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​corryocactus_sp.jpg|Corryocactus sp.]] qui possède des fleurs rouges mais je n’ai trouvé qu’une plante sans fleur hors d’atteinte dans une falaise. A droite de cette plante, j’ai observé pour la première fois sur ce site, plusieurs [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​echeveria_sp.jpg|Echeveria sp.]]  avec des fleurs rouges. Tant de fois j’ai visité ce site avec Olivier et pourtant, jamais nous n’avions observé d’Echeveria dans le coin ! Tout près de cette espèce, on  observait aussi Passiflora sp., [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​matucana_intertexta.jpg|Matucana aurantiaca (ou intertexta ?)]], [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​peperomia_cymbiformis.jpg|Peperomia cymbiformis]] et des Orchidées ​ [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​trichoceros_sp.jpg|Trichoceros sp.]], [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​platistelys_sp.jpg|Platystele sp.]]. Quelques mètres plus bas, je pouvais montrer à Philippe la station type de [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​peperomia_cereoides.jpg|Peperomia cereoides]] et [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​peperomia_liclicensis.jpg|Peperomia liclicensis]]. Pour arriver sur le site même, il faut grimper un peu et les nombreux arbustes freinent notre progression et nous griffent les bras. On y trouve aussi de nombreux [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​matucana_myriacantha.jpg|Matucana myriacantha]]. ​+Le voyage se déroula en deux heures et demie, comme prévu et nous avons voyagé dans un de ces minibus qu’on appelle ici «Combi» et même si nous étions un peu à l’étroit,​ ce n’était rien en comparaison de ce que nous avions vécu à El Chagual. En arrivant à Lic-Lic, nous sommes tombés sur un de mes anciens élèves qui nous trouva un logement pour la nuit. Nous avions prévu d'y revenir le soir et de repartir le lendemain à Nueva Esperanza, pour observer Matucana huagalensis. Depuis Lic-Lic, nous sommes partis vers l’est, en direction du Rio Crisnejas, qui est un affluent du Rio Marañon. Le long du sentier que je connaissais bien, j’ai commencé à rechercher un [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​corryocactus_sp.jpg|Corryocactus sp.]] qui possède des fleurs rouges mais je n’ai trouvé qu’une plante sans fleur hors d’atteinte dans une falaise. A droite de cette plante, j’ai observé pour la première fois sur ce site, plusieurs [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​echeveria_sp.jpg|Echeveria sp.]]  avec des fleurs rouges. Tant de fois j’ai visité ce site avec Olivier et pourtant, jamais nous n’avions observé d’Echeveria dans le coin ! Tout près de cette espèce, on  observait aussi Passiflora sp., [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​matucana_intertexta.jpg|Matucana aurantiaca (ou intertexta ?)]], [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​peperomia_cymbiformis.jpg|Peperomia cymbiformis]] et des Orchidées ​ [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​trichoceros_sp.jpg|Trichoceros sp.]], [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​platistelys_sp.jpg|Platystele sp.]]. Quelques mètres plus bas, je pouvais montrer à Philippe la station type de [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​peperomia_cereoides.jpg|Peperomia cereoides]] et [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​peperomia_liclicensis.jpg|Peperomia liclicensis]]. Pour arriver sur le site même, il faut grimper un peu et les nombreux arbustes freinent notre progression et nous griffent les bras. On y trouve aussi de nombreux [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​matucana_myriacantha.jpg|Matucana myriacantha]]. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​rio_crisnejas.jpg|{{ platanillo:​rio_crisnejas.jpg?​200|La Tuna}}]] +[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​rio_crisnejas.jpg|{{ platanillo:​rio_crisnejas.jpg?​200|La Tuna}}]] 
-Tandis que Philippe se dirigeait à droite je me proposais d’aller récolter des graines de Matucana myriacantha et Peperomia cereoides, mais tandis que je marchais sur un Puya, celui-ci se rompit et m'​entraîna dans sa chute. A ma grande surprise (ou comme récompense à ma chute) je me retrouvais face à face avec une [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​villadia_sp.jpg|Villadia sp.]] avec une fleur jaune-citron,​ une espèce que je n’avais jamais observée et qui poussait à quelques mètres de ces Peperomia que nous avons tant étudiés ! Après avoir pris quelques photos, je redescends et chute de nouveau, cette fois en me tapant l’épaule contre une pierre. Pendant que nous marchons sur le sentier je montre à Philippe, de l’autre côté d’un profond torrent, l’habitat de Matucana huagalensis qui est à environ cinq kilomètres,​ à vol d’oiseau. Philippe m’expliqua qu’en observant les photos du site sur Google Earth, il pensait pouvoir visiter les deux sites le même jour, malheureusement la réalité est bien différente tant la topographie des Andes est accidentée. Nous arrivons bientôt sur un replat qu’on appelle ici «la Tuna», ce qui désigne ici le fruit de Opuntia ficus-indica. ​+Tandis que Philippe se dirigeait à droite je me proposais d’aller récolter des graines de Matucana myriacantha et Peperomia cereoides, mais tandis que je marchais sur un Puya, celui-ci se rompit et m'​entraîna dans sa chute. A ma grande surprise (ou comme récompense à ma chute) je me retrouvais face à face avec une [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​villadia_sp.jpg|Villadia sp.]] avec une fleur jaune-citron,​ une espèce que je n’avais jamais observée et qui poussait à quelques mètres de ces Peperomia que nous avons tant étudiés ! Après avoir pris quelques photos, je redescends et chute de nouveau, cette fois en me tapant l’épaule contre une pierre. Pendant que nous marchons sur le sentier je montre à Philippe, de l’autre côté d’un profond torrent, l’habitat de Matucana huagalensis qui est à environ cinq kilomètres,​ à vol d’oiseau. Philippe m’expliqua qu’en observant les photos du site sur Google Earth, il pensait pouvoir visiter les deux sites le même jour, malheureusement la réalité est bien différente tant la topographie des Andes est accidentée. Nous arrivons bientôt sur un replat qu’on appelle ici «la Tuna», ce qui désigne ici le fruit de Opuntia ficus-indica. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​epidendrum_secundum.jpg|{{platanillo2:​epidendrum_secundum.jpg?​200 |Epidendrum secundum}}]] +[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​epidendrum_secundum.jpg|{{platanillo2:​epidendrum_secundum.jpg?​200 |Epidendrum secundum}}]] 
-Depuis cet endroit commence vraiment la descente, par un petit sentier qui forme un nombre sans fin de virages. Le long du sentier, nous observons [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​sedum_andinum.jpg|Sedum andinum]], [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​peperomia_strawii.jpg|Peperomia strawii]], Lasiocereus rupicola, [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​corryocactus_spvr.jpg|Corryocactus sp. aff. apiciflorus (RRP 1080)]], ainsi que des  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​matucana_myriacantha.jpg|Matucana myriacantha]] qui poussent en formant d’imposantes colonnes de 80-90 centimètres et aussi quelques Matucana intertexta. Plus bas, nous rencontrons un monsieur qui me reconnaît. Nous nous étions ​ rencontré en 2004, vers le hameau de la Lima, autre site de notre Matucana sp. Il veut savoir si nous retournons à La Lima mais je lui dis que nous allons seulement jusqu’au Platanillo et alors il sort deux oranges de son «alforja» (qui est une sorte de double sac, tissé en laine de mouton) et nous les offre. ​+Depuis cet endroit commence vraiment la descente, par un petit sentier qui forme un nombre sans fin de virages. Le long du sentier, nous observons [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​sedum_andinum.jpg|Sedum andinum]], [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​peperomia_strawii.jpg|Peperomia strawii]], Lasiocereus rupicola, [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​corryocactus_spvr.jpg|Corryocactus sp. aff. apiciflorus (RRP 1080)]], ainsi que des  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​matucana_myriacantha.jpg|Matucana myriacantha]] qui poussent en formant d’imposantes colonnes de 80-90 centimètres et aussi quelques Matucana intertexta. Plus bas, nous rencontrons un monsieur qui me reconnaît. Nous nous étions ​ rencontré en 2004, vers le hameau de la Lima, autre site de notre Matucana sp. Il veut savoir si nous retournons à La Lima mais je lui dis que nous allons seulement jusqu’au Platanillo et alors il sort deux oranges de son «alforja» (qui est une sorte de double sac, tissé en laine de mouton) et nous les offre. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​trixanthocereus_cullmanianus.jpg|{{ platanillo2:​trixanthocereus_cullmanianus.jpg?​200|Puya et Trixantho}}]] +[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​trixanthocereus_cullmanianus.jpg|{{ platanillo2:​trixanthocereus_cullmanianus.jpg?​200|Puya et Trixantho}}]] 
-Peu de temps après l'​avoir quitté, arrivons bientôt en vue des premiers [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​matucana_sp.jpg|Matucana sp.]]. Une des plantes est en fleur et nous commençons à prendre des photos. Nous discutons abondamment avec Philippe qui trouve aussi que cette plante est très différente de Matucana tuberculata,​ mais il pense qu’il faudrait encore la comparer avec Matucana krahnii avant de pouvoir se prononcer de manière définitive. Un peu plus bas, nous arrivons sur un site appelé [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​el_mango.jpg|el Mango]] à cause d’un immense manguier qui pousse de façon surprenante en ce lieu très aride, grâce à une toute petite [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​agua_en_el_mango.jpg|source]] qui sort à son pied. C’est l’unique endroit du trajet où nous pouvons faire provision d'eau qui est ici l’équivalent de la manne céleste. Depuis là, nous descendons encore dix minutes jusqu’à un immense éboulement où nous observons [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​trixanthocereus_cullmanianus2.jpg|Trixanthocereus aff. cullmanianus]],​ [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​browningia_pilleifera.jpg|Browningia pilleifera]] dont de [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​browningia_pilleiferaj.jpg|jeunes spécimens]] d'​aspect si différent, [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​peperomia_hutchinsonii.jpg|Peperomia hutchisonii]],​ [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​peperomia_dolabriformis.jpg|Peperomia dolabriformis]],​ [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​melocactus_bellavistensis.jpg|Melocactus bellavistensis]],​ [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​armatocereus_balsasensis.jpg|Armatocereus balsasensis]],​ [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​pereskia_horrida.jpg|Pereskia horrida]], [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​matucana_intertexta.jpg|Matucana intertexta]]. Après quelque temps, nous revenons sur nos pas et nous arrêtons au «Mango» pour nous y rafraîchir et manger quelque chose avant la remontée. Après le déjeuner, nous bouclons nos sacs et nous préparons pour la remontée. L’ascension est difficile, l’effort est intense, la pente étant très raide. Par chance, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, ce qui nous laisse un peu de répit. Par contre, la chaleur est intense car le sentier monte entre deux montagnes et la chaleur s’accumule comme dans un four. Nous sommes obligés de nous arrêter régulièrement pour boire un peu et nous reposer. ​+Peu de temps après l'​avoir quitté, arrivons bientôt en vue des premiers [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​matucana_sp.jpg|Matucana sp.]]. Une des plantes est en fleur et nous commençons à prendre des photos. Nous discutons abondamment avec Philippe qui trouve aussi que cette plante est très différente de Matucana tuberculata,​ mais il pense qu’il faudrait encore la comparer avec Matucana krahnii avant de pouvoir se prononcer de manière définitive. Un peu plus bas, nous arrivons sur un site appelé [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​el_mango.jpg|el Mango]] à cause d’un immense manguier qui pousse de façon surprenante en ce lieu très aride, grâce à une toute petite [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​agua_en_el_mango.jpg|source]] qui sort à son pied. C’est l’unique endroit du trajet où nous pouvons faire provision d'eau qui est ici l’équivalent de la manne céleste. Depuis là, nous descendons encore dix minutes jusqu’à un immense éboulement où nous observons [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​trixanthocereus_cullmanianus2.jpg|Trixanthocereus aff. cullmanianus]],​ [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​browningia_pilleifera.jpg|Browningia pilleifera]] dont de [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​browningia_pilleiferaj.jpg|jeunes spécimens]] d'​aspect si différent, [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​peperomia_hutchinsonii.jpg|Peperomia hutchisonii]],​ [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​peperomia_dolabriformis.jpg|Peperomia dolabriformis]],​ [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​melocactus_bellavistensis.jpg|Melocactus bellavistensis]],​ [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​armatocereus_balsasensis.jpg|Armatocereus balsasensis]],​ [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​pereskia_horrida.jpg|Pereskia horrida]], [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​platanillo2:​matucana_intertexta.jpg|Matucana intertexta]]. Après quelque temps, nous revenons sur nos pas et nous arrêtons au «Mango» pour nous y rafraîchir et manger quelque chose avant la remontée. Après le déjeuner, nous bouclons nos sacs et nous préparons pour la remontée. L’ascension est difficile, l’effort est intense, la pente étant très raide. Par chance, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, ce qui nous laisse un peu de répit. Par contre, la chaleur est intense car le sentier monte entre deux montagnes et la chaleur s’accumule comme dans un four. Nous sommes obligés de nous arrêter régulièrement pour boire un peu et nous reposer. ​
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​rio_crisnejas2.jpg|{{platanillo:​rio_crisnejas2.jpg?​200 |La descente}}]] +[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo:​rio_crisnejas2.jpg|{{platanillo:​rio_crisnejas2.jpg?​200 |La descente}}]] 
-Enfin nous arrivons à la Tuna où nous arrêtons à nouveau : nous pouvons respirer plus tranquillement car le pire est derrière nous. Pendant que nous nous reposons un moment, nous observons au loin le hameau de Pay-Pay qui se trouve sur un replat à gauche du Rio Crisnejas. Nous apercevons aussi Nueva Esperanza (le site de Matucana huagalensis) si près de nous et pourtant inaccessible. En continuant notre marche j’ai l’impression que Philippe se sent un peu mal mais quand je lui pose la question, il me répond quelque chose comme : "Ca ira !". Nous continuons donc à marcher rapidement car la route est encore longue jusqu’à Lic-Lic. Il nous semblait que jamais nous n’arriverions en haut. Même si au loin nous voyions le sommet, le chemin faisant tant et tant de courbes, nous avions l’impression de ne pas avancer du tout ! Une fois passé le col au-dessus de Lic-Lic, je m’arrête encore pour prendre quelques photos tandis que Philippe continue jusqu’au village où un camion s’est arrêté pour charger des sacs de pommes de terre. Lorsque je rejoins Philippe, il est assis sur le gazon et je lui fais remarquer qu’il me paraît bien pâle. Il me répond qu’il ne se sent pas bien et qu’il a comme envie de vomir et je lui propose de prendre un médicament avec de l’eau minérale que je vais acheter. [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​onoceris_sp.jpg|{{ platanillo2:​onoceris_sp.jpg?​180|Onoceris sp.}}]] ​ Philippe me propose de chercher un véhicule pour revenir à San Marcos car il ne se sent pas assez bien pour tenter la marche, demain, jusqu’à Nueva Esperanza. Il fallait aussi tenir compte que le vendredi, jour de l’expédition,​ est jour de marché à San Isidro et il y a des véhicules qui vont à San Marcos, tandis qu’un retour, le samedi en fin d’après-midi,​ est beaucoup plus aléatoire…. Comme Philippe à toujours très froid, je lui prête un pull et je vais me mettre au bord de la route mais aucun des camions qui passent ne consent à s’arrêter car ils sont tous très chargés. ​ Je retourne donc à la maison de Monsieur Concepción,​ chez qui nous avions prévu de coucher ce matin et celui-ci nous prépare une soupe de pomme de terre suivie de pomme de terre "en robe des champs"​ tandis que Philippe préfère se contenter d’un thé : il pense que c’est la salade au thon mal digérée de midi suivi d’un effort trop intense qui lui a causé son malaise en arrivant. Concepción nous prépare un matelas sur le sol et quelques couvertures et nous nous couchons à huit heures et demie.+Enfin nous arrivons à la Tuna où nous arrêtons à nouveau : nous pouvons respirer plus tranquillement car le pire est derrière nous. Pendant que nous nous reposons un moment, nous observons au loin le hameau de Pay-Pay qui se trouve sur un replat à gauche du Rio Crisnejas. Nous apercevons aussi Nueva Esperanza (le site de Matucana huagalensis) si près de nous et pourtant inaccessible. En continuant notre marche j’ai l’impression que Philippe se sent un peu mal mais quand je lui pose la question, il me répond quelque chose comme : "Ca ira !". Nous continuons donc à marcher rapidement car la route est encore longue jusqu’à Lic-Lic. Il nous semblait que jamais nous n’arriverions en haut. Même si au loin nous voyions le sommet, le chemin faisant tant et tant de courbes, nous avions l’impression de ne pas avancer du tout ! Une fois passé le col au-dessus de Lic-Lic, je m’arrête encore pour prendre quelques photos tandis que Philippe continue jusqu’au village où un camion s’est arrêté pour charger des sacs de pommes de terre. Lorsque je rejoins Philippe, il est assis sur le gazon et je lui fais remarquer qu’il me paraît bien pâle. Il me répond qu’il ne se sent pas bien et qu’il a comme envie de vomir et je lui propose de prendre un médicament avec de l’eau minérale que je vais acheter. [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​onoceris_sp.jpg|{{ platanillo2:​onoceris_sp.jpg?​180|Onoceris sp.}}]] ​ Philippe me propose de chercher un véhicule pour revenir à San Marcos car il ne se sent pas assez bien pour tenter la marche, demain, jusqu’à Nueva Esperanza. Il fallait aussi tenir compte que le vendredi, jour de l’expédition,​ est jour de marché à San Isidro et il y a des véhicules qui vont à San Marcos, tandis qu’un retour, le samedi en fin d’après-midi,​ est beaucoup plus aléatoire…. Comme Philippe à toujours très froid, je lui prête un pull et je vais me mettre au bord de la route mais aucun des camions qui passent ne consent à s’arrêter car ils sont tous très chargés. ​ Je retourne donc à la maison de Monsieur Concepción,​ chez qui nous avions prévu de coucher ce matin et celui-ci nous prépare une soupe de pomme de terre suivie de pomme de terre "en robe des champs"​ tandis que Philippe préfère se contenter d’un thé : il pense que c’est la salade au thon mal digérée de midi suivi d’un effort trop intense qui lui a causé son malaise en arrivant. Concepción nous prépare un matelas sur le sol et quelques couvertures et nous nous couchons à huit heures et demie.
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​nueva_esperanza.jpg|{{platanillo2:​nueva_esperanza.jpg?​200 |Nueva Esperanza}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/​platanillo2:​nueva_esperanza.jpg|{{platanillo2:​nueva_esperanza.jpg?​200 |Nueva Esperanza}}]]
 Le lendemain matin, Philippe se sent assez d'​attaque et propose d'​aller quand même à Nueva Esperanza. Pendant que nous prenons notre petit déjeuner en compagnie de Monsieur Concepción,​ nous discutons avec lui de la possibilité de trouver un véhicule dans l’après-midi et il nous dit que c’est très difficile, qu’il y a très peu de véhicule une fois passé vendredi. Nous décidons alors d'​annuler la visite à Nueva Esperanza car de toute façon ce n’est pas très tentant puisqu’il n’y pratiquement aucune chance de trouver des plantes Matucana huagalensis en fleur. C’est ainsi que nous montons finalement le matin même dans un camion chargé de sacs de pommes de terre où voyagent déjà une trentaine de personnes. La surcharge de ce camion se sentait surtout dans les virages où on avait l’impression que la carrosserie allait s’ouvrir en deux et nous précipiter tous dans un abîme dont nous avions peu de chance de sortir vivant. C’est avec cette angoisse que nous avons voyagé pendant deux heures et demie jusqu’à San Marcos, où Philippe avait prévu de passer quelques jours tandis que pour ma part je suis rentré directement à Cajamarca. Nous avions prévu de nous retrouver une dernière fois à Cajamarca pour les adieux tout en espérant le moment d’une nouvelle rencontre à la découverte de ces chemins agrestes et plein d’enchantement de ce coin de pays. Le lendemain matin, Philippe se sent assez d'​attaque et propose d'​aller quand même à Nueva Esperanza. Pendant que nous prenons notre petit déjeuner en compagnie de Monsieur Concepción,​ nous discutons avec lui de la possibilité de trouver un véhicule dans l’après-midi et il nous dit que c’est très difficile, qu’il y a très peu de véhicule une fois passé vendredi. Nous décidons alors d'​annuler la visite à Nueva Esperanza car de toute façon ce n’est pas très tentant puisqu’il n’y pratiquement aucune chance de trouver des plantes Matucana huagalensis en fleur. C’est ainsi que nous montons finalement le matin même dans un camion chargé de sacs de pommes de terre où voyagent déjà une trentaine de personnes. La surcharge de ce camion se sentait surtout dans les virages où on avait l’impression que la carrosserie allait s’ouvrir en deux et nous précipiter tous dans un abîme dont nous avions peu de chance de sortir vivant. C’est avec cette angoisse que nous avons voyagé pendant deux heures et demie jusqu’à San Marcos, où Philippe avait prévu de passer quelques jours tandis que pour ma part je suis rentré directement à Cajamarca. Nous avions prévu de nous retrouver une dernière fois à Cajamarca pour les adieux tout en espérant le moment d’une nouvelle rencontre à la découverte de ces chemins agrestes et plein d’enchantement de ce coin de pays.
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-<​sup>​**(1)**</​sup>​ NdT : Lic-Lic désigne en quechua un magnifique oiseau, le vanneau des Andes, [[http://​www.mangoverde.com/​birdsound/​picpages/​pic60-24-3.html|vanellus resplendens]]. C’est certainement cet oiseau, présent dans la région, qui a donné son nom au petit hameau de Lic-Lic, au pied du Cerro Chimboyoc, près de Huagal. Ce dernier est plus connu à cause de son hacienda, fameuse par le passé, et parce qu’on y a décrit le fameux Matucana huagalensis. Lic-Lic est le hameau où aboutit le sentier qui relie la région du Crisnejas (el Temple, dans la terminologie locale) au reste de la province de San Marcos. Depuis Lic-Lic (3500m d’altitude) le sentier monte jusqu’à 3600m pour redescendre finalement à 1300m, sur les rives du Crisnejas. Le Platanillo se situe à peu de distance du Rio Crisnejas, à une altitude de 1800m, soit au total 3600m de dénivelé en prévision. Bref, une vraie promenade de père de famille pour nos deux aventuriers qui en avaient vu d’autres…+
    
  
 ===== Par Nelson Cieza Padilla - Traduction : Olivier Klopfenstein ​ -  Photos : Nelson Cieza Padilla ===== ===== Par Nelson Cieza Padilla - Traduction : Olivier Klopfenstein ​ -  Photos : Nelson Cieza Padilla =====