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matucana_huagalensis..._une_obsession [2007/12/17 15:08]
alain
matucana_huagalensis..._une_obsession [2007/12/17 15:09]
alain
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 Nous avions l’impression que nos bagages (et notre précieux chargement de Matucanas) s’alourdissait toujours plus et finalement nous avions l’impression d’en sentir chaque grammes. Le comble fut que l’eau s’était chauffé tant et tant, qu’au lieu d’apaiser notre soif, elle ne faisait que l’aviver. ​ A chaque lacets du chemin, nous nous arrêtions, regardions vers le haut et il nous semblait qu’au lieu d’avancer,​ nous reculions ! Le soleil continuait à taper, anéantissant toute volonté. A cinq heure et demi, nous avons atteint la crête, qu'il y a quelques instant seulement nous paraissait si lointaine. Nous nous sommes reposé un instant, profitant un peu de l’air frais qui courait à l’ombre du Cerro Chimboyoc. Depuis là, le retour se fit plus tranquille et avant d’arriver à Lic-Lic, nous nous sommes encore arrêté quelques fois pour recueillir quelques unes de ces peperomias sp. et passiflora sp. que j’ai décris dans mon article précédent. Nous sommes arrivés à Lic-Lic à sept heures et l’unique moyen de transport que nous avons pu trouver pour nous ramener à San Marcos fut un camion transportant du bétail. Nous avions l’impression que nos bagages (et notre précieux chargement de Matucanas) s’alourdissait toujours plus et finalement nous avions l’impression d’en sentir chaque grammes. Le comble fut que l’eau s’était chauffé tant et tant, qu’au lieu d’apaiser notre soif, elle ne faisait que l’aviver. ​ A chaque lacets du chemin, nous nous arrêtions, regardions vers le haut et il nous semblait qu’au lieu d’avancer,​ nous reculions ! Le soleil continuait à taper, anéantissant toute volonté. A cinq heure et demi, nous avons atteint la crête, qu'il y a quelques instant seulement nous paraissait si lointaine. Nous nous sommes reposé un instant, profitant un peu de l’air frais qui courait à l’ombre du Cerro Chimboyoc. Depuis là, le retour se fit plus tranquille et avant d’arriver à Lic-Lic, nous nous sommes encore arrêté quelques fois pour recueillir quelques unes de ces peperomias sp. et passiflora sp. que j’ai décris dans mon article précédent. Nous sommes arrivés à Lic-Lic à sept heures et l’unique moyen de transport que nous avons pu trouver pour nous ramener à San Marcos fut un camion transportant du bétail.
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-Le jour suivant, nous avons planté les Matucanas que nous avions collectés, avec l’espoir de les voir fleurir. L’expectative était grande et chaque matin avant de me rendre au travail, je passais par le jardin pour voir ces Matucanas, jusqu’au jour où je vis apparaître un premier bouton. Vous pensez bien que l’attente grandit et la tension ne fit que croître, jusqu’au jour où finalement s’ouvrit une fleur  violette, similaire à Matucana ​myriacanta, mais avec une chambre à nectar qui ressemblait beaucoup à M. formosa : un indice supplémentaire en faveur de ma supposition que M. huagalensis est un hybride de ces deux espèces. Malheureusement,​ il n’y eu aucune pollinisation de sorte que nous n’avons pas pu observer les graines et il ne nous reste plus qu’à attendre d’autres floraisons.+Le jour suivant, nous avons planté les Matucanas que nous avions collectés, avec l’espoir de les voir fleurir. L’expectative était grande et chaque matin avant de me rendre au travail, je passais par le jardin pour voir ces Matucanas, jusqu’au jour où je vis apparaître un premier bouton. Vous pensez bien que l’attente grandit et la tension ne fit que croître, jusqu’au jour où finalement s’ouvrit une fleur  violette, similaire à Matucana ​myriacantha, mais avec une chambre à nectar qui ressemblait beaucoup à M. formosa : un indice supplémentaire en faveur de ma supposition que M. huagalensis est un hybride de ces deux espèces. Malheureusement,​ il n’y eu aucune pollinisation de sorte que nous n’avons pas pu observer les graines et il ne nous reste plus qu’à attendre d’autres floraisons.
  
 Chaque fois que je visite le secteur des Matucanas, au Jardin Botanique, je sens bien que cette obsession ne m’a pas quitté et ne me quittera pas, tant que je n’aurais pas trouvé cette espèce et levé le voile de mystère qui l’entoure. J’espère que la prochaine fois que je m’assiérais pour écrire un nouvel article, ce sera pour vous informer de l’existence ou l’absence de cette fameuse et énigmatique Matucana huagalensis. Chaque fois que je visite le secteur des Matucanas, au Jardin Botanique, je sens bien que cette obsession ne m’a pas quitté et ne me quittera pas, tant que je n’aurais pas trouvé cette espèce et levé le voile de mystère qui l’entoure. J’espère que la prochaine fois que je m’assiérais pour écrire un nouvel article, ce sera pour vous informer de l’existence ou l’absence de cette fameuse et énigmatique Matucana huagalensis.