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matucana_huagalensis..._une_obsession [2007/12/17 16:08]
alain
matucana_huagalensis..._une_obsession [2015/10/22 16:24] (Version actuelle)
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-Après avoir écrit l'​article [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​matucana_huagalensis..._une_illusion|"​Matucana huagalensis...une illusion"​]] je suis devenu obsédé par ce Matucana et le mystère qui entoure sa localisation+Après avoir écrit l'​article [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​matucana_huagalensis..._une_illusion|"​Matucana huagalensis...une illusion"​]] je suis devenu obsédé par ce Matucana et le mystère qui entoure sa localisation
 Lors d'une discussion avec un de mes élèves qui habitait le hameau de Matibamba (dans le district de Jose Sabogal, province de San Marcos) et il m'​appris qu'il avait observé un cactus globulaire, avec des fleurs blanches à un endroit appelé "El Platanillo",​ sur le chemin de Matibamba. Nous avons discuté de cette information avec Olivier et José (membres eux aussi du Jardin Botanique de San Marcos) et décidé d'​entreprendre une nouvelle expédition dans le but de satisfaire cette obsession et dissiper ce mystère.\\ ​   Lors d'une discussion avec un de mes élèves qui habitait le hameau de Matibamba (dans le district de Jose Sabogal, province de San Marcos) et il m'​appris qu'il avait observé un cactus globulaire, avec des fleurs blanches à un endroit appelé "El Platanillo",​ sur le chemin de Matibamba. Nous avons discuté de cette information avec Olivier et José (membres eux aussi du Jardin Botanique de San Marcos) et décidé d'​entreprendre une nouvelle expédition dans le but de satisfaire cette obsession et dissiper ce mystère.\\ ​  
 La date choisie fut le 10 novembre 2000 et comme lors de la première expédition nous sommes partis à quatre heures et demi du matin pour Lic-Lic, d'où nous avons commencé notre marche. Nous avons marché rapidement, sans nous laisser distraire par les cactus que nous observions le long du chemin, car nous connaissions déjà bien cette première partie du trajet : C'est en arrivant à lieux-dit "le repos de la Tuna" ((La tuna désigne en espagnol le figuier de Barbarie (Opuntia ficus-indica),​ NDT.)) que nous avons commencé sérieusement notre recherche dans un secteur nouveau pour moi. La date choisie fut le 10 novembre 2000 et comme lors de la première expédition nous sommes partis à quatre heures et demi du matin pour Lic-Lic, d'où nous avons commencé notre marche. Nous avons marché rapidement, sans nous laisser distraire par les cactus que nous observions le long du chemin, car nous connaissions déjà bien cette première partie du trajet : C'est en arrivant à lieux-dit "le repos de la Tuna" ((La tuna désigne en espagnol le figuier de Barbarie (Opuntia ficus-indica),​ NDT.)) que nous avons commencé sérieusement notre recherche dans un secteur nouveau pour moi.
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 Nous avions l’impression que nos bagages (et notre précieux chargement de Matucanas) s’alourdissait toujours plus et finalement nous avions l’impression d’en sentir chaque grammes. Le comble fut que l’eau s’était chauffé tant et tant, qu’au lieu d’apaiser notre soif, elle ne faisait que l’aviver. ​ A chaque lacets du chemin, nous nous arrêtions, regardions vers le haut et il nous semblait qu’au lieu d’avancer,​ nous reculions ! Le soleil continuait à taper, anéantissant toute volonté. A cinq heure et demi, nous avons atteint la crête, qu'il y a quelques instant seulement nous paraissait si lointaine. Nous nous sommes reposé un instant, profitant un peu de l’air frais qui courait à l’ombre du Cerro Chimboyoc. Depuis là, le retour se fit plus tranquille et avant d’arriver à Lic-Lic, nous nous sommes encore arrêté quelques fois pour recueillir quelques unes de ces peperomias sp. et passiflora sp. que j’ai décris dans mon article précédent. Nous sommes arrivés à Lic-Lic à sept heures et l’unique moyen de transport que nous avons pu trouver pour nous ramener à San Marcos fut un camion transportant du bétail. Nous avions l’impression que nos bagages (et notre précieux chargement de Matucanas) s’alourdissait toujours plus et finalement nous avions l’impression d’en sentir chaque grammes. Le comble fut que l’eau s’était chauffé tant et tant, qu’au lieu d’apaiser notre soif, elle ne faisait que l’aviver. ​ A chaque lacets du chemin, nous nous arrêtions, regardions vers le haut et il nous semblait qu’au lieu d’avancer,​ nous reculions ! Le soleil continuait à taper, anéantissant toute volonté. A cinq heure et demi, nous avons atteint la crête, qu'il y a quelques instant seulement nous paraissait si lointaine. Nous nous sommes reposé un instant, profitant un peu de l’air frais qui courait à l’ombre du Cerro Chimboyoc. Depuis là, le retour se fit plus tranquille et avant d’arriver à Lic-Lic, nous nous sommes encore arrêté quelques fois pour recueillir quelques unes de ces peperomias sp. et passiflora sp. que j’ai décris dans mon article précédent. Nous sommes arrivés à Lic-Lic à sept heures et l’unique moyen de transport que nous avons pu trouver pour nous ramener à San Marcos fut un camion transportant du bétail.
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-Le jour suivant, nous avons planté les Matucanas que nous avions collectés, avec l’espoir de les voir fleurir. L’expectative était grande et chaque matin avant de me rendre au travail, je passais par le jardin pour voir ces Matucanas, jusqu’au jour où je vis apparaître un premier bouton. Vous pensez bien que l’attente grandit et la tension ne fit que croître, jusqu’au jour où finalement s’ouvrit une fleur  violette, similaire à Matucana ​myriacanta, mais avec une chambre à nectar qui ressemblait beaucoup à M. formosa : un indice supplémentaire en faveur de ma supposition que M. huagalensis est un hybride de ces deux espèces. Malheureusement,​ il n’y eu aucune pollinisation de sorte que nous n’avons pas pu observer les graines et il ne nous reste plus qu’à attendre d’autres floraisons.+Le jour suivant, nous avons planté les Matucanas que nous avions collectés, avec l’espoir de les voir fleurir. L’expectative était grande et chaque matin avant de me rendre au travail, je passais par le jardin pour voir ces Matucanas, jusqu’au jour où je vis apparaître un premier bouton. Vous pensez bien que l’attente grandit et la tension ne fit que croître, jusqu’au jour où finalement s’ouvrit une fleur  violette, similaire à Matucana ​myriacantha, mais avec une chambre à nectar qui ressemblait beaucoup à M. formosa : un indice supplémentaire en faveur de ma supposition que M. huagalensis est un hybride de ces deux espèces. Malheureusement,​ il n’y eu aucune pollinisation de sorte que nous n’avons pas pu observer les graines et il ne nous reste plus qu’à attendre d’autres floraisons.
  
 Chaque fois que je visite le secteur des Matucanas, au Jardin Botanique, je sens bien que cette obsession ne m’a pas quitté et ne me quittera pas, tant que je n’aurais pas trouvé cette espèce et levé le voile de mystère qui l’entoure. J’espère que la prochaine fois que je m’assiérais pour écrire un nouvel article, ce sera pour vous informer de l’existence ou l’absence de cette fameuse et énigmatique Matucana huagalensis. Chaque fois que je visite le secteur des Matucanas, au Jardin Botanique, je sens bien que cette obsession ne m’a pas quitté et ne me quittera pas, tant que je n’aurais pas trouvé cette espèce et levé le voile de mystère qui l’entoure. J’espère que la prochaine fois que je m’assiérais pour écrire un nouvel article, ce sera pour vous informer de l’existence ou l’absence de cette fameuse et énigmatique Matucana huagalensis.