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 David Jacobs sera heureux d'​apprendre que j'ai collecté des graines de Dicrocaulon brevifolia, près de Groot Graafwater. D. brevifolia forme une jolie petite plante, au moins aussi attrayante que les Meyerophytum. J'ai vu aussi de vraiment magnifiques Mitrophyllum (M. mitratum) près de Lekkersing. Il était instructif de voir qu'ils poussent de façon avachie dans la nature aussi ; les plantes subissaient les effets terrifiant d'un soleil brulant, qui a cramé mon nez et a brûlé de nombreux plants de C. schlechteri. Cette très belle espèce a été redécouverte par Anthony Mitchell en 1979, mais je ne l'ai vue que pour la première fois cette année. Il pousse sur le haut des pentes d’une colline dans de la boue séchée ! Une vision étrange. J'ai cherché à le voir pour comparer son mode de croissance avec celui de C. ricardianum et de C. fibulaeforme,​ mais je crois que j'​aurais du plutôt chercher C. fraternum, avec lequel C. schlechteri est peut-être apparenté. Les deux espèces se trouvent à 20 kilomètres l'une de l'​autre. David Jacobs sera heureux d'​apprendre que j'ai collecté des graines de Dicrocaulon brevifolia, près de Groot Graafwater. D. brevifolia forme une jolie petite plante, au moins aussi attrayante que les Meyerophytum. J'ai vu aussi de vraiment magnifiques Mitrophyllum (M. mitratum) près de Lekkersing. Il était instructif de voir qu'ils poussent de façon avachie dans la nature aussi ; les plantes subissaient les effets terrifiant d'un soleil brulant, qui a cramé mon nez et a brûlé de nombreux plants de C. schlechteri. Cette très belle espèce a été redécouverte par Anthony Mitchell en 1979, mais je ne l'ai vue que pour la première fois cette année. Il pousse sur le haut des pentes d’une colline dans de la boue séchée ! Une vision étrange. J'ai cherché à le voir pour comparer son mode de croissance avec celui de C. ricardianum et de C. fibulaeforme,​ mais je crois que j'​aurais du plutôt chercher C. fraternum, avec lequel C. schlechteri est peut-être apparenté. Les deux espèces se trouvent à 20 kilomètres l'une de l'​autre.
  
-//Speaking of Anthony Mitchell - he writes that he has had excellent results with 12 year old seed. The seed that I have tried has probably been stored badly, in excessive heat. I recently tested some seed of C.burgeri, harvested in early 1977 and stored in the capsule. Germination was sparse but adequate. By the way, isn't it interesting that C.burgeri is so very uniform? One could argue that it has not many characters to vary... There is a relative of C.burgeri out there somewhere; it has bodies with deeply depressed fissures. If anyone has this, I would like to hear about it. It was found by H.Horn who also found the original square C.angelicae,​ as well as the Lithops which bears his name. 
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-En parlant d’Anthony Mitchell, il a écrit qu'il avait eu d’excellents résultats avec des graines âgées de 12 ans. Les graines que j'ai testées ont été probablement mal conservées,​ à une chaleur excessive. J'ai récemment testé des graines de C. burgeri, récoltées au début de l’année 1977 et conservées dans leur capsule. La germination était clairsemée,​ mais suffisante. À propos, n'​est-il pas intéressant de constater l’uniformité de C. burgeri ? On pourrait ​soutenir ​qu'il n'a pas beaucoup de caractères à faire varier … Il y a un parent de C. burgeri là-bas quelque part, qui a un corps avec des fissures ​profondes et déprimées. Si quelqu'​un le possède, je voudrais en savoir plus. Il a été trouvé par H. Horn qui a aussi trouvé l’original C. angelicae carré, ainsi que le Lithops qui porte son nom((NdT : Lithops hornii)).+En parlant d’Anthony Mitchell, il a écrit qu'il avait eu d’excellents résultats avec des graines âgées de 12 ans. Les graines que j'ai testées ont été probablement mal conservées,​ à une chaleur excessive. J'ai récemment testé des graines de C. burgeri, récoltées au début de l’année 1977 et conservées dans leur capsule. La germination était clairsemée,​ mais suffisante. À propos, n'​est-il pas intéressant de constater l’uniformité de C. burgeri ? On pourrait ​me répondre ​qu'il n'a pas beaucoup de caractères à faire varier … Il y a un parent de C. burgeri là-bas quelque part, qui a un corps avec des fissures ​profondément ​déprimées. Si quelqu'​un le possède, je voudrais en savoir plus. Il a été trouvé par H. Horn qui a aussi trouvé l’original C. angelicae carré, ainsi que le Lithops qui porte son nom((NdT : Lithops hornii)).
  
-//A word about Conophytum. I would like to qualify my remarks re C.areolatum. I recently visited a colony which was within a kilometer or two of Littlewood'​s C.areolatum locality and I finally saw what he meant by the "​honeycomb like" appearance of the plants. The tops were densely and evenly stippled with pellucid points, which were not grouped into lines; nor did they coalesce into a windowed zone - in fact the general impression was of a rather dull opacity, nothing like the sheen of classic C.pellucidum. My previous notion of C.areolatum was based upon Rawe material, collected 20 miles south of Kamieskroon (thus 38 miles south of the type locality), and quite unlike the plants I saw. I have not seen living Littlewood material - the specimens at the Bolus are of course as dead as Derenbergia and, like tea leaves, much can be read into them. It is a pity that none of Littlewood'​s C.areolatum survives, because the description indicates two characters that I have seen on no material: the points should be impressed and they should be reddish! ​  I have occasionally seen blood red spots on C,​pellucidum,​ but unlike Lady Macbeth'​s,​ they quickly change to black or deep brown. 
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 **Un mot à propos des Conophytum.** **Un mot à propos des Conophytum.**
  
-Je voudrais modérer mes remarques sur!!re!! ​C. areolatum. Je me suis récemment rendu sur une colonie qui était à un kilomètre ou deux de la localité des C. areolatum de Littlewood et j'ai finalement compris ce qu'il entendait, pour ces plantes, ​par une apparence ​d’“alvéoles ​d’abeille"​. Le dessus ​étaient ​densément et régulièrement parsemé de point transparents,​ qui n'​étaient pas regroupés en lignes. Ces points ​ne sont pas non plus regroupés sur les fenêtres - en fait, cette plante ​donne une impression générale d’opacité assez ennuyeuse, qui n’a rien à voir avec le lustre des C. pellucidum classiques. Mes notions de C. areolatum étaient ​précédemment ​basées sur les échantillons de Rawe, recueillis à 20 miles au sud de Kamieskroon (donc à 38 miles au sud de la localité type), et qui étaient ​tout à fait différents des plantes que j’ai rencontrées. Je n'ai pas vu de spécimens vivants ​à Littlewood - les spécimens du Bolus sont bien entendu aussi morts que les Derenbergia et, à l’instar des feuilles de thé, on peut y lire beaucoup de choses. Il est dommage qu'​aucun des C. areolatum de Littlewood n’ait survécu, parce que la description indique deux caractères que je n'ai vus sur aucune ​plantes ​: les points devraient être présents et ils devraient être rougeâtres ! J’ai occasionnellement rencontré des points rouge-sang sur C. pellucidum, mais à la différence de Lady Macbeth, ils changent ​vite en noir ou marron foncé.+Je voudrais modérer mes remarques sur C. areolatum. Je me suis récemment rendu sur un site distant d'un kilomètre ou deux de la localité des C. areolatum de Littlewood et j'ai finalement compris ce qu'il entendait par une apparence ​"en nid d’abeille" ​pour ces plantes. Le dessus ​était ​densément et régulièrement parsemé de points ​transparents,​ qui n'​étaient pas regroupés en lignes. Ces points ​n'​étaient ​pas non plus regroupés sur les fenêtres - en fait, cette plante ​donnait ​une impression générale d’opacité assez terne, qui n’a rien à voir avec le lustre des C. pellucidum classiques. ​ 
 +Mes notions de C. areolatum étaient ​jusque là basées sur les échantillons de Rawe, recueillis à 20 miles ((32 km)) au sud de Kamieskroon (donc à 38 miles((61 km)) au sud de la localité type), et qui étaient ​assez différents des plantes que j’ai rencontrées. Je n'ai pas vu de spécimens vivants ​de Littlewood - les spécimens du [[http://​www.bolus.uct.ac.za/​|Bolus]]((Bolus Herbarium)) ​sont bien entendu aussi morts que les Derenbergia et, à l’instar des feuilles de thé, on peut y lire beaucoup de choses. Il est dommage qu'​aucun des C. areolatum de Littlewood n’ait survécu, parce que la description indique deux caractères que je n'ai vus sur aucune ​plante ​: les points devraient être présents et ils devraient être rougeâtres ! J’ai occasionnellement rencontré des points rouge-sang sur C. pellucidum, mais à la différence de Lady Macbeth, ils tournent ​vite en noir ou marron foncé.
  
  
-//Chris Rogerson'​s article neatly summarises the ectypum group as it is presently known in cultivation. There are however a number of "​forms"​ - some old some new - which will not fit into the four pigeon holes and which I suspect, blur the divisions. There are nearly lineless forms with truncate bodies, wedged faceted forms with thick, sparse lines, brownii forms with a heavy central ridge (indeed the Tischer clonotype material shows this) - and as for flower colour, this ranges from near white to pink to purple to yellow to orange. The last three colours are found in a single colony, the famous one at Ratelpoort. The introduction of new material should confuse and delight everyone. Even now there are some anomalous plants circulating - in a few Dutch collections there is a weakly lined C.ectypum which produces C.minutum style flowers. I used to think this was a hybrid until I came across the same thing here, in a collected plant. (This too might be a hybrid - it is suspiciously vigourous, and its sheath is distinctive - but who was the father??).+//Chris Rogerson'​s article neatly summarises the ectypum group as it is presently known in cultivation. There are however a number of "​forms"​ - some old some new - which will not fit into the four pigeon holes and which I suspect, blur the divisions. ​ 
 +There are nearly lineless forms with truncate bodies, wedged faceted forms with thick, sparse lines, brownii forms with a heavy central ridge (indeed the Tischer clonotype material shows this) - and as for flower colour, this ranges from near white to pink to purple to yellow to orange. The last three colours are found in a single colony, the famous one at Ratelpoort. The introduction of new material should confuse and delight everyone. Even now there are some anomalous plants circulating - in a few Dutch collections there is a weakly lined C.ectypum which produces C.minutum style flowers. I used to think this was a hybrid until I came across the same thing here, in a collected plant. (This too might be a hybrid - it is suspiciously vigourous, and its sheath is distinctive - but who was the father??).
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-L'​article de Chris Rogerson résume avec soin le groupe ectypum tel qu’il est actuellement connu en culture. Il y a cependant un certain nombre de "​formes",​ plus ou moins vielles, qui ne rentrent pas dans les quatre trous de pigeon((NdT : Principe des trous de pigeons, ou principe des tiroirs : si je place 5 marteaux dans 4 tiroirs, un tiroir contiendra deux outils, ou peut être plus, mais pas moins …)) et que je soupçonne de brouiller les divisions. Il y a des formes qui n’ont presque pas de lignes et des corps tronqués, d’autres à facettes avec un tronc, d’épaisses lignes clairsemées et brunes et une lourde arête centrale (ce que montre effectivement le spécimen !!clonotype!! de Tischer). Quant à la couleur des fleurs, elle varie de presque blanc à rose, à pourpre, à jaune, à orange. Ces trois dernières couleurs n’ont été trouvées que dans une seule colonie, celle, célébrissime,​ de Ratelpoort. L'​introduction de nouveaux spécimens devrait troubler et ravir tout le monde. Même aujourd’hui,​ certaines plantes anormales circulent : dans quelques collections hollandaises,​ il y a des C. ectypum faiblement doublés qui produisent des fleurs similaires à celles de C. minutum. J'​avais l'​habitude de croire que c'​était un hybride jusqu'​à ce que je trouve la même chose ici, par hasard, sur une plante collectée (Cela pourrait être aussi un hybride, !!il est soupçonneusement vigoureux!! et son fourreau est distinctif … mais qui est le père ?!?).+L'​article de Chris Rogerson résume avec soin le groupe ectypum tel qu’il est actuellement connu en culture. Il y a cependant un certain nombre de "​formes",​ plus ou moins vielles, qui ne rentrent pas dans les cases et que je soupçonne de brouiller les divisions. Il y a des formes qui n’ont presque pas de lignes et des corps tronqués, d’autres à facettes avec un tronc, d’épaisses lignes clairsemées et brunes et une lourde arête centrale (ce que montre effectivement le spécimen !!clonotype!! de Tischer). Quant à la couleur des fleurs, elle varie de presque blanc à rose, à pourpre, à jaune, à orange. Ces trois dernières couleurs n’ont été trouvées que dans une seule colonie, celle, célébrissime,​ de Ratelpoort. L'​introduction de nouveaux spécimens devrait troubler et ravir tout le monde. Même aujourd’hui,​ certaines plantes anormales circulent : dans quelques collections hollandaises,​ il y a des C. ectypum faiblement doublés qui produisent des fleurs similaires à celles de C. minutum. J'​avais l'​habitude de croire que c'​était un hybride jusqu'​à ce que je trouve la même chose ici, par hasard, sur une plante collectée (Cela pourrait être aussi un hybride, !!il est soupçonneusement vigoureux!! et son fourreau est distinctif … mais qui est le père ?!?).