Quelques notes sur MAMMILLARIA ALBIFLORA


Originellement publié dans la revue CACTUS & Co. 2 (9) 2005.

Merci à l'auteur et à Cactus & Co pour leurs autorisations de traduction et publication ici.

Texte & Photos : Ignazio Blando

Adresse de l'auteur :
Via Pratese 7, 91020 XITTA (TP) Italie
Courriel : ignazioblando [à] virgilio.it

Mammillaria_albiflora
Les informations que nous avions sur Mammillaria albiflora (également connue comme M. herrerae var. albiflora) étaient très précises. Arturo Anaya nous avait même dessiné une sorte de carte au trésor.
Mais quand nous avons atteint l'endroit marqué d’une croix, situé plus ou moins à l'est de San Luis de la Paz dans l'état de Guanajuato, nous n’avons pas trouvé une seule plante, et un terrible doute nous a envahi : sommes-nous au bon endroit ?
Espacés de quelques mètres l’un de l’autre, les yeux rivés au sol, nous avons avancé lentement à flanc de la colline.
Mammillaria_albiflora

M. albiflora dans l'habitat


Un cri soudain brisa le silence de la campagne : une première plante, puis une autre et encore une. Nous nous sommes rendu compte que nous marchions littéralement dessus ! En effet il n'est pas facile de trouver cette plante miniature.
Pendant la saison sèche, elle dépasse à peine de plus d'un centimètre du sol. Ajoutez-y le fait qu'elle pousse dans des graviers calcareux de taille et de couleur semblables, et pour corser le tout, elle est souvent cachée par de petites herbes sèches.
Elle pousse sur un sol dénudé avec peu ou pas d’autre végétation, leur répartition est très inégale. Dans les zones les plus denses il peut y avoir jusqu'à 40 plantes par mètre carré.
La terre est noirâtre avec des fragments de roche calcaire. M. albiflora cohabite avec Coryphantha erecta, Opuntia sp. et Mammillaria sp.
L’apex de plusieurs plantes a été grignoté, mais l’état de la population semble satisfaisant, bien qu’à certains endroits différentes espèces d’Agave ont été plantées, ce qui devrait avoir de conséquences néfastes sur la santé de nos plantes.

Mammillaria_albiflora

M. albiflora : notez la racine longue et épaisse.


Les plantes cultivées atteignent souvent de plus grandes dimensions que celles de l'habitat, mais cela ne semble pas être le cas de M. albiflora, dont la taille (au maximum deux ou trois centimètres) n’est pas très différente de celle du milieu naturel.
Cette espèce n'est pas recommandée pour les débutants : la racine napiforme est sensible à la pourriture et la plante à tendance à mourir sans aucune raison apparente. Il est recommandé de la greffer sur un porte-greffe à croissance lente, afin de ne pas déformer la plante. La floraison, normalement en avril ou mai dans un climat méditerranéen, est extraordinaire et nous récompense de tous nos soins.

Mammillaria_albiflora
Le fruit mûrit en juillet et août ; il est blanc et n’est pas particulièrement visible, émergeant à peine des épines.
Dans la nature, ses graines sont probablement dispersées par des Hyménoptères, ce qui expliquerait sa distribution erratique. Elles ne germent pas facilement.
Les plantes doivent être cultivées dans un endroit très lumineux, mais sans trop de soleil direct, dans un substrat très drainant, adapté aux espèces à racines napiformes. Dans ces conditions, M. albiflora fleurira dès sa troisième année.

M. albiflora, semis de 3 ans, prêts à fleurir




Mammillaria albiflora avec un fruit une magnifique floraison en culture
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Traduit pour le Cactus Francophone par Olivier Arnoud
Relu par Nicolas POINTEAU
Mise en page Alain Laroze
Publié le 2010/04/20.

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