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 ====== Quelques notes sur Copiapoa humilis et la description d'une nouvelle sous-espèce ====== ====== Quelques notes sur Copiapoa humilis et la description d'une nouvelle sous-espèce ======
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​ph01.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​ph01_r.jpg|Paul Hoxey}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​ph01.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​ph01_r.jpg|Paul Hoxey}}]]
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-Merci aux auteurs ​et au British Cactus & Succulent Journal pour leurs autorisations de traduction et publication ici. \\ +Merci à l'​auteur ​et au [[http://​www.bcss.org.uk/​|British Cactus & Succulent Journal]] pour leurs autorisations de traduction et publication ici. \\ 
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 Depuis la rédaction de cet article, les observations sur ces plantes se sont multipliées,​ et ont apporté un éclairage différent. L'​auteur a tenu a corriger un certain nombre de ses positions, même si cela contredit quelquefois le texte original. Depuis la rédaction de cet article, les observations sur ces plantes se sont multipliées,​ et ont apporté un éclairage différent. L'​auteur a tenu a corriger un certain nombre de ses positions, même si cela contredit quelquefois le texte original.
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-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​1.jpg|{{:​copiapoa_australis:​1_r.jpg |C. humilis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​1.jpg|{{:​copiapoa_australis:​1_r.jpg |C. humilis}}]]
 Le genre Copiapoa, endémique du Chili, se trouve dans le Nord aride du pays entre 22°S et 31°S de latitude. La pluie dans cette région est un phénomène rare et sporadique, arrivant tous les 5 à 7 ans avec le phénomène météorologique connu sous le nom de “El Niño”. La plupart des espèces de Copiapoa poussent dans les régions côtières où elles puisent une grande partie de leur eau de la Camanchaca, nom local donné au brouillard venant de l'​Océan Pacifique. C'est un genre très bien adapté à cet environnement rude et c'est souvent la plante dominante de la flore locale.\\ ​ Le genre Copiapoa, endémique du Chili, se trouve dans le Nord aride du pays entre 22°S et 31°S de latitude. La pluie dans cette région est un phénomène rare et sporadique, arrivant tous les 5 à 7 ans avec le phénomène météorologique connu sous le nom de “El Niño”. La plupart des espèces de Copiapoa poussent dans les régions côtières où elles puisent une grande partie de leur eau de la Camanchaca, nom local donné au brouillard venant de l'​Océan Pacifique. C'est un genre très bien adapté à cet environnement rude et c'est souvent la plante dominante de la flore locale.\\ ​
 Les Copiapoa sont bien adaptés aux conditions arides en étant capable de conserver leur eau pendant les longues périodes de sécheresse. Certaines espèces ont un épiderme recouvert d'une couche cireuse extrêmement épaisse((NdT : Pruine)) pour réduire davantage la perte d’eau, d'​autres ont élaboré un style de vie géophyte avec la plupart de la plante en dessous du niveau du sol.\\ ​ Les Copiapoa sont bien adaptés aux conditions arides en étant capable de conserver leur eau pendant les longues périodes de sécheresse. Certaines espèces ont un épiderme recouvert d'une couche cireuse extrêmement épaisse((NdT : Pruine)) pour réduire davantage la perte d’eau, d'​autres ont élaboré un style de vie géophyte avec la plupart de la plante en dessous du niveau du sol.\\ ​
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 Une grosse plante intacte poussant à 770 m d’altitude à Paposo**#;; Une grosse plante intacte poussant à 770 m d’altitude à Paposo**#;;
 Copiapoa est un genre qui se différencie nettement dans la famille des cactus, mais pour lequel il a été difficile d’établir une classification des espèces. Un des problèmes est la similarité des fleurs, des fruits et des graines. Cela nous oblige à nous baser sur les caractéristiques végétatives pour déterminer les relations entre les plantes, mais celles-ci sont moins fiables et souvent affectées par les conditions environnementales extrêmes auxquelles les plantes sont soumises.\\ ​ Copiapoa est un genre qui se différencie nettement dans la famille des cactus, mais pour lequel il a été difficile d’établir une classification des espèces. Un des problèmes est la similarité des fleurs, des fruits et des graines. Cela nous oblige à nous baser sur les caractéristiques végétatives pour déterminer les relations entre les plantes, mais celles-ci sont moins fiables et souvent affectées par les conditions environnementales extrêmes auxquelles les plantes sont soumises.\\ ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​2_r.jpg|C. humilis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​2_r.jpg|C. humilis}}]]
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 Copiapoa humilis est une espèce bien connue et répandue en culture. C'est une des espèces de petite taille et au corps mou ((NdR : Les Copiapoa ont été divisés en 2 groupes : les corps mous (soft body = humilis, hypogaea...) et les corps durs (hard body = cinerea, marginata....) )) qui survit à l'​aridité de son habitat grâce à sa grosse racine napiforme dans laquelle elle conserve l'eau. À la différence de beaucoup d'​espèces de Copiapoa, elle pousse rapidement et 3 ou 4 ans après le semis elle peut être florifère. D’où sa popularité en culture. Cependant l’étendue de cette espèce n'est pas bien connue et cet article a été écrit dans le but de documenter et d’illustrer ses différentes sous-espèces reconnues à ce jour. Copiapoa humilis est une espèce bien connue et répandue en culture. C'est une des espèces de petite taille et au corps mou ((NdR : Les Copiapoa ont été divisés en 2 groupes : les corps mous (soft body = humilis, hypogaea...) et les corps durs (hard body = cinerea, marginata....) )) qui survit à l'​aridité de son habitat grâce à sa grosse racine napiforme dans laquelle elle conserve l'eau. À la différence de beaucoup d'​espèces de Copiapoa, elle pousse rapidement et 3 ou 4 ans après le semis elle peut être florifère. D’où sa popularité en culture. Cependant l’étendue de cette espèce n'est pas bien connue et cet article a été écrit dans le but de documenter et d’illustrer ses différentes sous-espèces reconnues à ce jour.
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 #;;​**Distribution de Copiapoa humilis**#;;​ #;;​**Distribution de Copiapoa humilis**#;;​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​map.jpg|{{:​copiapoa_australis:​map_r.jpg |C. humilis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​map.jpg|{{:​copiapoa_australis:​map_r.jpg |C. humilis}}]]
 Ce que nous appelons maintenant Copiapoa humilis a été décrit à l'​origine par Rudolph Philippi en 1860 sous le nom d’Echinocactus humilis. Cette description n'​était pas particulièrement bonne et manquait d’illustrations. La plante était peu familière aux auteurs Britton et Rose quelque 60 ans plus tard quand ils ont écrit les quatre volumes de leur lexicon “The Cactaceae”,​ ils ne l'ont donc pas incluse dans leur nouveau genre Copiapoa (The Cactaceae, 1922), bien qu'ils aient pensé qu'il y ait sa place. Cependant Philippi avait noté précisément la localité type à Paposo, un petit village de pêcheurs dans la province d'​Antofagasta. Presque 100 ans après sa première description Paul Hutchison, lors d'une visite au Chili, est retourné à la localité type et a collecté quelques plantes. Il a publié alors une bien meilleure description et a inséré ce taxon dans les Copiapoa. Ce que nous appelons maintenant Copiapoa humilis a été décrit à l'​origine par Rudolph Philippi en 1860 sous le nom d’Echinocactus humilis. Cette description n'​était pas particulièrement bonne et manquait d’illustrations. La plante était peu familière aux auteurs Britton et Rose quelque 60 ans plus tard quand ils ont écrit les quatre volumes de leur lexicon “The Cactaceae”,​ ils ne l'ont donc pas incluse dans leur nouveau genre Copiapoa (The Cactaceae, 1922), bien qu'ils aient pensé qu'il y ait sa place. Cependant Philippi avait noté précisément la localité type à Paposo, un petit village de pêcheurs dans la province d'​Antofagasta. Presque 100 ans après sa première description Paul Hutchison, lors d'une visite au Chili, est retourné à la localité type et a collecté quelques plantes. Il a publié alors une bien meilleure description et a inséré ce taxon dans les Copiapoa.
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 Basionyme : Echinocactus humilis Philippi, Flor. Atac. 23 (1860)// \\  Basionyme : Echinocactus humilis Philippi, Flor. Atac. 23 (1860)// \\ 
  
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​3_r.jpg|C. humilis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​3_r.jpg|C. humilis}}]]
 ;;#​**Copiapoa humilis ssp. humilis PM200 (z), Plantes cultivées issues de graines montrant les épines juvéniles et adultes**;;#​ ;;#​**Copiapoa humilis ssp. humilis PM200 (z), Plantes cultivées issues de graines montrant les épines juvéniles et adultes**;;#​
  
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 ^  Copiapoa humilis (Paposo, 260m)  (Photo : A. Laroze) ​ ^^^ ^  Copiapoa humilis (Paposo, 260m)  (Photo : A. Laroze) ​ ^^^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​3_1.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​3_1_r.jpg |Copiapoa humilis}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​3_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​3_3_r.jpg |Copiapoa humilis}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​3_4.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​3_4_r.jpg |Copiapoa humilis}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​3_1.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​3_1_r.jpg |Copiapoa humilis}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​3_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​3_3_r.jpg |Copiapoa humilis}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​3_4.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​3_4_r.jpg |Copiapoa humilis}}]] ​ |
  
 =====Copiapoa humilis ssp. tocopillana (Ritter) D. Hunt===== =====Copiapoa humilis ssp. tocopillana (Ritter) D. Hunt=====
 //Cact. Syst. Init. 13: 14 (2002)\\  ​ //Cact. Syst. Init. 13: 14 (2002)\\  ​
 Basionyme : Copiapoa tocopillana Ritter, Kakteen in Sudamerika 3: 1072 (1980).//​\\  ​ Basionyme : Copiapoa tocopillana Ritter, Kakteen in Sudamerika 3: 1072 (1980).//​\\  ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​7.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​7_r.jpg|C. tocopillana }}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​7.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​7_r.jpg|C. tocopillana }}]]
 ;;#​**Copiapoa humilis ssp. tocopillana PH436.04 (Tocopilla, 900 m) montrant des signes de croissance récente en novembre de 2002, après des pluies d’El Niño.**;;# ;;#​**Copiapoa humilis ssp. tocopillana PH436.04 (Tocopilla, 900 m) montrant des signes de croissance récente en novembre de 2002, après des pluies d’El Niño.**;;#
 Ce taxon a déjà été découvert par Ritter au début des années 1960, bien qu'il ne l'ait pas officiellement décrit avant 1980. C'est la variante la plus septentrionale de l’espèce,​ et même du genre entier, et l’une des moins connues dans l'​habitat et en culture. Elle pousse dans une région extrêmement sèche au nord d'​Antofagasta,​ dans les environs de Tocopilla, où on la trouve en haut des collines côtières à entre 800 m et 1 000 m. Il n’y a qu’à ces altitudes que le brouillard et les nuages fournissent l'​humidité suffisante pour permettre aux plantes d'​exister. Ritter mentionne plusieurs sites allant de la ville abandonnée de Cobija jusqu'​à Tocopilla, vers le nord, et au-delà. Je suppose qu’il est assez répandu dans la région mais l'​exploration est difficile en raison de la difficulté du terrain et cela demande un amateur de cactus très enthousiaste pour grimper les 1 000 mètres de dénivelé d’une colline stérile à la recherche des plantes !  Ce taxon a déjà été découvert par Ritter au début des années 1960, bien qu'il ne l'ait pas officiellement décrit avant 1980. C'est la variante la plus septentrionale de l’espèce,​ et même du genre entier, et l’une des moins connues dans l'​habitat et en culture. Elle pousse dans une région extrêmement sèche au nord d'​Antofagasta,​ dans les environs de Tocopilla, où on la trouve en haut des collines côtières à entre 800 m et 1 000 m. Il n’y a qu’à ces altitudes que le brouillard et les nuages fournissent l'​humidité suffisante pour permettre aux plantes d'​exister. Ritter mentionne plusieurs sites allant de la ville abandonnée de Cobija jusqu'​à Tocopilla, vers le nord, et au-delà. Je suppose qu’il est assez répandu dans la région mais l'​exploration est difficile en raison de la difficulté du terrain et cela demande un amateur de cactus très enthousiaste pour grimper les 1 000 mètres de dénivelé d’une colline stérile à la recherche des plantes ! 
 J'ai vu pour la première fois cette plante près de la ville de Tocopilla, en février 2001. Les plantes étaient rares et éloignées les unes des autres, sur la partie sommitale de collines rocheuses. Elles étaient incroyablement déshydratées puisqu’aucune pluie n'​était tombée depuis 1997. Leur corps était très rétracté, avec une couverture épineuse dense, rendant difficile la distinction entre une plante vivante et une plante morte et rendant également difficile la détermination du genre auquel elles appartenaient ! Quelques plantes plus petites ont été trouvées dans les fissures des rochers, protégées d’une grosse partie du soleil brûlant. Elles ressemblaient beaucoup plus à des têtes juvéniles de C. humilis ssp. humilis et confirment sa proximité avec ce taxon.\\ ​ J'ai vu pour la première fois cette plante près de la ville de Tocopilla, en février 2001. Les plantes étaient rares et éloignées les unes des autres, sur la partie sommitale de collines rocheuses. Elles étaient incroyablement déshydratées puisqu’aucune pluie n'​était tombée depuis 1997. Leur corps était très rétracté, avec une couverture épineuse dense, rendant difficile la distinction entre une plante vivante et une plante morte et rendant également difficile la détermination du genre auquel elles appartenaient ! Quelques plantes plus petites ont été trouvées dans les fissures des rochers, protégées d’une grosse partie du soleil brûlant. Elles ressemblaient beaucoup plus à des têtes juvéniles de C. humilis ssp. humilis et confirment sa proximité avec ce taxon.\\ ​
-Il y avait peu d'​autres végétaux dans la zone, bien que les cactus soient bien représentés avec des individus dispersés d'​Eulychnia iquiquensis,​ Neoporteria residua ((NdT : Eriosyce iquiquensis))et le récemment décrit [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​eriosyce_laui_une_enigme_chilienne|Eriosyce (Rimacactus) laui]]. ​+Il y avait peu d'​autres végétaux dans la zone, bien que les cactus soient bien représentés avec des individus dispersés d'​Eulychnia iquiquensis,​ Neoporteria residua ((NdT : Eriosyce iquiquensis))et le récemment décrit [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​eriosyce_laui_une_enigme_chilienne|Eriosyce (Rimacactus) laui]]. ​
 Mais lorsque je suis revenu dans la région en novembre de 2002, l'​habitat était très différent. Plus tôt, cette année là, une pluie était tombée et les plantes de C. humilis ssp. tocopillana étaient gonflées en hauteur formant de courtes plantes colonnaires avec des signes de croissance récente. Cette fois les tubercules étaient distincts et le corps de couleur sombre si typique de C. humilis était clairement visible. Beaucoup de plantes annuelles étaient apparues et étaient en pleine floraison. ​ Mais lorsque je suis revenu dans la région en novembre de 2002, l'​habitat était très différent. Plus tôt, cette année là, une pluie était tombée et les plantes de C. humilis ssp. tocopillana étaient gonflées en hauteur formant de courtes plantes colonnaires avec des signes de croissance récente. Cette fois les tubercules étaient distincts et le corps de couleur sombre si typique de C. humilis était clairement visible. Beaucoup de plantes annuelles étaient apparues et étaient en pleine floraison. ​
 C. humilis ssp. tocopillana est très rare en culture et une grande partie des plantes en circulation sous ce nom est mal identifiée. Ce taxon diffère du type de par son corps solitaire, plus haut que large, 10-15cm de haut pour 5 cm de large, bleu-vert, surtout sur les zones de croissance, à vert gris et marron-brûlé sur les parties plus anciennes. Il est dur au toucher et composé de 10 à 15 côtes peu distinctes. Les racines sont grosses et napiformes, raccordées au corps par un cou mince. Les épines sont noires, devenant grises et éventuellement brun clair aux extrémités. Les épines centrales et radiales sont droites et semblables à des aiguilles, légèrement plus longues que l’espèce type, il y a environ 10 épines radiales de 10 à 25mm de longueur et 1 à 4 épines centrales, légèrement plus épaisses de 15 à 30mm de longueur. Les fleurs sont plus petites que celle de l’espèce type : 20 mm de large sur 25 mm de long, elles sont jaunes avec une bande médiane sombre sur l'​extérieur des pétales. C. humilis ssp. tocopillana est très rare en culture et une grande partie des plantes en circulation sous ce nom est mal identifiée. Ce taxon diffère du type de par son corps solitaire, plus haut que large, 10-15cm de haut pour 5 cm de large, bleu-vert, surtout sur les zones de croissance, à vert gris et marron-brûlé sur les parties plus anciennes. Il est dur au toucher et composé de 10 à 15 côtes peu distinctes. Les racines sont grosses et napiformes, raccordées au corps par un cou mince. Les épines sont noires, devenant grises et éventuellement brun clair aux extrémités. Les épines centrales et radiales sont droites et semblables à des aiguilles, légèrement plus longues que l’espèce type, il y a environ 10 épines radiales de 10 à 25mm de longueur et 1 à 4 épines centrales, légèrement plus épaisses de 15 à 30mm de longueur. Les fleurs sont plus petites que celle de l’espèce type : 20 mm de large sur 25 mm de long, elles sont jaunes avec une bande médiane sombre sur l'​extérieur des pétales.
  
 ^ Copiapoa humilis ssp. tocopillana PH433.02 (Plante de Michilla, 900 m) - plantes adultes et juvéniles dans les fissures de la roche (Photo : C. Brunt) ^ L’habitat de Copiapoa humilis ssp. tocopillana (Tocopilla, 900 m) sur une colline côtière particulièrement aride ^ Copiapoa humilis ssp. tocopillana PH245.02 (Tocopilla, 900 m) Une plante très déshydratée vue en 2001. Notez les coquilles d'​escargots,​ il y a du y avoir un peu plus d’humidité ici par le passé. ^ ^ Copiapoa humilis ssp. tocopillana PH433.02 (Plante de Michilla, 900 m) - plantes adultes et juvéniles dans les fissures de la roche (Photo : C. Brunt) ^ L’habitat de Copiapoa humilis ssp. tocopillana (Tocopilla, 900 m) sur une colline côtière particulièrement aride ^ Copiapoa humilis ssp. tocopillana PH245.02 (Tocopilla, 900 m) Une plante très déshydratée vue en 2001. Notez les coquilles d'​escargots,​ il y a du y avoir un peu plus d’humidité ici par le passé. ^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​4.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​4_r.jpg |Copiapoa tocopillana}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​5.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​5_r.jpg |Copiapoa tocopillana}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​6.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​6_r.jpg |Copiapoa tocopillana}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​4.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​4_r.jpg |Copiapoa tocopillana}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​5.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​5_r.jpg |Copiapoa tocopillana}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​6.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​6_r.jpg |Copiapoa tocopillana}}]] ​ |
  
 =====Copiapoa humilis ssp. tenuissima (Ritter ex D. Hunt) D. Hunt===== =====Copiapoa humilis ssp. tenuissima (Ritter ex D. Hunt) D. Hunt=====
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 Basionyme : C. hypogaea ssp. tenuissima Ritter ex D. Hunt, Cact. Syst. Init. 13: 14 (2002)\\ ​ Basionyme : C. hypogaea ssp. tenuissima Ritter ex D. Hunt, Cact. Syst. Init. 13: 14 (2002)\\ ​
 Synonyme : C. tenuissima Ritter, Taxon 12 (1963) (de façon invalide((NdR : Une description est invalide lorsqu'​elle ne respecte pas au moins sur un point les règles qui régissent les descriptions)))//​\\  ​ Synonyme : C. tenuissima Ritter, Taxon 12 (1963) (de façon invalide((NdR : Une description est invalide lorsqu'​elle ne respecte pas au moins sur un point les règles qui régissent les descriptions)))//​\\  ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​10.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​10_r.jpg|C. tenuissima}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​10.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​10_r.jpg|C. tenuissima}}]]
 ;;#​**Copiapoa humilis ssp. tenuissima Lau 876, plante provenant de l'​habitat,​ en culture depuis des années, devenant beaucoup plus grosse que dans l’habitat,​ mais conservant encore sa spination juvénile.**;;#​ ;;#​**Copiapoa humilis ssp. tenuissima Lau 876, plante provenant de l'​habitat,​ en culture depuis des années, devenant beaucoup plus grosse que dans l’habitat,​ mais conservant encore sa spination juvénile.**;;#​
 Au sud d'​Antofagasta,​ les collines côtières ne sont pas accessibles en raison de l'​absence de routes. Ce n'est que bien au sud de la ville ((NdT : A 70km à vol d'​oiseau)) qu'une piste relie la Route Panaméricaine à la mine maintenant abandonnée d'El Cobre sur la côte. Dans cette région Ritter a découvert C. humilis ssp. tenuissima qu'il a décrit de façon invalide comme Copiapoa tenuissima en 1960. Il a fait une brève apparition en tant que sous-espèce de C. hypogaea avant que David Hunt ne le place sous C. humilis, où je crois qu'il a sa place((NdR : On verra plus bas qu'il n'y a que les idiots qui ne changent jamais d'​avis.....)). Les plantes poussent sur des collines nues à une altitude de 600 m en association avec C. solaris. Cela semble être un taxon rare ne poussant pas en grande quantité : je n'ai vu que quelques plantes dans l'​habitat. Les petites têtes poussent avec la même couleur rougeâtre que la terre sous laquelle il y a une très grosse racine napiforme. C'est le taxon du groupe Copiapoa humilis le plus petit avec des têtes n’atteignant que 3 à 4 cm de diamètre dans l'​habitat. Les plantes cultivées peuvent devenir beaucoup plus grandes mais leur croissance reste lente et elles ne rejettent pas beaucoup. L'​épiderme est très sombre, presque noir et les tubercules sont beaucoup plus petits que celle de l’espèce type avec une dimension de 2 mm de large et 4 mm de hauteur. Ils sont aussi de forme plus angulaire. La couleur sombre du corps reste présente sur les plantes en culture, issues de semis, démontrant que la couleur ne vient pas seulement de l'​intense lumière solaire dans l'​habitat. La spination est faiblement développée et il n’y a pas d’épine centrale. Les épines radiales sont dans l'​alignement des aréoles, elles sont au nombre de 8 à 10 et font 4 mm de long. Leur couleur va de marron à jaune doré. Nigel Taylor a suggéré que cette plante est néoténique (elle garde l’apparence d’une plante juvénile, même à maturité) et je l'​approuve. Toutes les autres sous-espèces de C. humilis ont des épines juvéniles semblables, mais en poussant elles développent alors une spination adulte plus forte. Ce taxon a perdu cette capacité et peut fleurir à l'​état juvénile. Les fleurs mesurent environ 25 mm de diamètre, poussent dans la laine de l'apex et sont jaunes avec une teinte rouge sur l'​extérieur des pétales. ​ Au sud d'​Antofagasta,​ les collines côtières ne sont pas accessibles en raison de l'​absence de routes. Ce n'est que bien au sud de la ville ((NdT : A 70km à vol d'​oiseau)) qu'une piste relie la Route Panaméricaine à la mine maintenant abandonnée d'El Cobre sur la côte. Dans cette région Ritter a découvert C. humilis ssp. tenuissima qu'il a décrit de façon invalide comme Copiapoa tenuissima en 1960. Il a fait une brève apparition en tant que sous-espèce de C. hypogaea avant que David Hunt ne le place sous C. humilis, où je crois qu'il a sa place((NdR : On verra plus bas qu'il n'y a que les idiots qui ne changent jamais d'​avis.....)). Les plantes poussent sur des collines nues à une altitude de 600 m en association avec C. solaris. Cela semble être un taxon rare ne poussant pas en grande quantité : je n'ai vu que quelques plantes dans l'​habitat. Les petites têtes poussent avec la même couleur rougeâtre que la terre sous laquelle il y a une très grosse racine napiforme. C'est le taxon du groupe Copiapoa humilis le plus petit avec des têtes n’atteignant que 3 à 4 cm de diamètre dans l'​habitat. Les plantes cultivées peuvent devenir beaucoup plus grandes mais leur croissance reste lente et elles ne rejettent pas beaucoup. L'​épiderme est très sombre, presque noir et les tubercules sont beaucoup plus petits que celle de l’espèce type avec une dimension de 2 mm de large et 4 mm de hauteur. Ils sont aussi de forme plus angulaire. La couleur sombre du corps reste présente sur les plantes en culture, issues de semis, démontrant que la couleur ne vient pas seulement de l'​intense lumière solaire dans l'​habitat. La spination est faiblement développée et il n’y a pas d’épine centrale. Les épines radiales sont dans l'​alignement des aréoles, elles sont au nombre de 8 à 10 et font 4 mm de long. Leur couleur va de marron à jaune doré. Nigel Taylor a suggéré que cette plante est néoténique (elle garde l’apparence d’une plante juvénile, même à maturité) et je l'​approuve. Toutes les autres sous-espèces de C. humilis ont des épines juvéniles semblables, mais en poussant elles développent alors une spination adulte plus forte. Ce taxon a perdu cette capacité et peut fleurir à l'​état juvénile. Les fleurs mesurent environ 25 mm de diamètre, poussent dans la laine de l'apex et sont jaunes avec une teinte rouge sur l'​extérieur des pétales. ​
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 ^ Les grosses touffes de Copiapoa solaris dans l'​habitat de Copiapoa humilis ssp. tenuissima ^  Copiapoa humilis ssp. tenuissima PH251.02 (El Cobre, 600 m)  ^^ ^ Les grosses touffes de Copiapoa solaris dans l'​habitat de Copiapoa humilis ssp. tenuissima ^  Copiapoa humilis ssp. tenuissima PH251.02 (El Cobre, 600 m)  ^^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​8.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​8_r.jpg |Copiapoa tenuissima}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​9.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​9_r.jpg |Copiapoa tenuissima}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​9_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​9_2_r.jpg |Copiapoa tenuissima}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​8.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​8_r.jpg |Copiapoa tenuissima}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​9.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​9_r.jpg |Copiapoa tenuissima}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​9_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​9_2_r.jpg |Copiapoa tenuissima}}]] ​ |
  
 =====Copiapoa humilis ssp. varispinata (Ritter) D. Hunt===== =====Copiapoa humilis ssp. varispinata (Ritter) D. Hunt=====
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 Basionyme : C. variispinata Ritter, Kakteen in Sudamerika 3: 1070 (1980).\\  ​ Basionyme : C. variispinata Ritter, Kakteen in Sudamerika 3: 1070 (1980).\\  ​
 Synonyme : C. paposoensis Ritter, Kakteen in Sudamerika 3: 1068 (1980).//​\\  ​ Synonyme : C. paposoensis Ritter, Kakteen in Sudamerika 3: 1068 (1980).//​\\  ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​11.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​11_r.jpg|C. varispinata}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​11.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​11_r.jpg|C. varispinata}}]]
 ;;#​**Copiapoa humilis ssp. varispinata '​paposoensis'​ (plante cultivée ex DeHerdt) - très fortement épineuse, variante de haute altitude du taxon**;;# ;;#​**Copiapoa humilis ssp. varispinata '​paposoensis'​ (plante cultivée ex DeHerdt) - très fortement épineuse, variante de haute altitude du taxon**;;#
-C'est une autre découverte de Ritter faite dans les années 60, mais qu’il a décrit comme Copiapoa variispinata seulement en 1980. David Hunt a corrigé l'​orthographe en remplaçant l’’ii’ avec un simple ‘i’ lorsqu’il l’a versé en sous-espèce de C. humilis. C'est un taxon très mal compris et Graham Charles en parle un peu plus en profondeur dans son livre [[http://​www.cactuspro.com/​livres/​copiapoa-graham-charles|'​Copiapoa'​]]. Le récemment nommé C. ahremephiana (le membre le plus septentrional du groupe des Copiapoa cinerea qui pousse près de la vallée Botija) a été confondu avec cette espèce pendant plusieurs années. Il y a un grand mystère : pourquoi Ritter n'a pas découvert ce taxon en même temps vu qu’il pousse à seulement quelques kilomètres en remontant la côte de la localité type de C. humilis ssp. varispinata ? Je suis sûr que s'il l'​avait vu il l'​aurait décrit comme une nouvelle espèce.\\ ​+C'est une autre découverte de Ritter faite dans les années 60, mais qu’il a décrit comme Copiapoa variispinata seulement en 1980. David Hunt a corrigé l'​orthographe en remplaçant l’’ii’ avec un simple ‘i’ lorsqu’il l’a versé en sous-espèce de C. humilis. C'est un taxon très mal compris et Graham Charles en parle un peu plus en profondeur dans son livre [[https://​www.cactuspro.com/​livres/​copiapoa-graham-charles|'​Copiapoa'​]]. Le récemment nommé C. ahremephiana (le membre le plus septentrional du groupe des Copiapoa cinerea qui pousse près de la vallée Botija) a été confondu avec cette espèce pendant plusieurs années. Il y a un grand mystère : pourquoi Ritter n'a pas découvert ce taxon en même temps vu qu’il pousse à seulement quelques kilomètres en remontant la côte de la localité type de C. humilis ssp. varispinata ? Je suis sûr que s'il l'​avait vu il l'​aurait décrit comme une nouvelle espèce.\\ ​
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 C. humilis ssp. varispinata pousse dans les environs de la vallée d'​Iscuña,​ à environ 50 km au nord de Paposo, comme le rapporte Ritter. Les plantes que j'ai vues dans l'​habitat avaient tendance à être de petites plantes regroupées,​ plus larges que hautes, poussant parmi les roches et les pierres, se composant de 15 à 18 côtes distinctes et formant de petits groupes. Les épines sont variables, comme il en est fait allusion dans son nom, mais cela trouve sans doute son explication dans la taille et l’âge des plantes, comme il est courant dans le groupe des C. humilis. Les plus petites plantes ont une spination courte qui m’a immédiatement suggéré un rapport étroit avec C. humilis ssp. tenuissima qui montre des caractéristiques juvéniles semblables. De plus grandes plantes avaient une spination plus longue et plus mature bien qu'un peu variable. La distribution de la population que nous avons étudiée allait jusqu'​à 300 m d'​altitude ; aucune plante n'a été trouvée au-dessus((NdR : Des observations récentes l'​indiquent jusqu'​à 1000m d'​altitude)). Exceptionnellement pour C. humilis, l'​épiderme a une couleur gris-vert dans l'​habitat. En culture, les plantes issues de semis sont vertes. Les tubercules sont d'une taille et d’une structure identique à celles de C. humilis ssp. tenuissima, particulièrement sur les petites plantes. Similarité aussi dans la spination, les épines radiales mesurent 4 mm de long, s'​étendant également autour de l'​aréole,​ et sont au nombre de 10 à 14. Les épines centrales apparaissent sur les plus grandes plantes, elles mesurent 10 à 15 mm de long et sont au nombre de 5. Les fleurs font environ 30 mm de diamètre, sortant de l’apex laineux et ont une rayure médiane rougeâtre sur l'​extérieur des pétales.\\ ​ C. humilis ssp. varispinata pousse dans les environs de la vallée d'​Iscuña,​ à environ 50 km au nord de Paposo, comme le rapporte Ritter. Les plantes que j'ai vues dans l'​habitat avaient tendance à être de petites plantes regroupées,​ plus larges que hautes, poussant parmi les roches et les pierres, se composant de 15 à 18 côtes distinctes et formant de petits groupes. Les épines sont variables, comme il en est fait allusion dans son nom, mais cela trouve sans doute son explication dans la taille et l’âge des plantes, comme il est courant dans le groupe des C. humilis. Les plus petites plantes ont une spination courte qui m’a immédiatement suggéré un rapport étroit avec C. humilis ssp. tenuissima qui montre des caractéristiques juvéniles semblables. De plus grandes plantes avaient une spination plus longue et plus mature bien qu'un peu variable. La distribution de la population que nous avons étudiée allait jusqu'​à 300 m d'​altitude ; aucune plante n'a été trouvée au-dessus((NdR : Des observations récentes l'​indiquent jusqu'​à 1000m d'​altitude)). Exceptionnellement pour C. humilis, l'​épiderme a une couleur gris-vert dans l'​habitat. En culture, les plantes issues de semis sont vertes. Les tubercules sont d'une taille et d’une structure identique à celles de C. humilis ssp. tenuissima, particulièrement sur les petites plantes. Similarité aussi dans la spination, les épines radiales mesurent 4 mm de long, s'​étendant également autour de l'​aréole,​ et sont au nombre de 10 à 14. Les épines centrales apparaissent sur les plus grandes plantes, elles mesurent 10 à 15 mm de long et sont au nombre de 5. Les fleurs font environ 30 mm de diamètre, sortant de l’apex laineux et ont une rayure médiane rougeâtre sur l'​extérieur des pétales.\\ ​
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 ^ Copiapoa humilis ssp. varispinata PH443.01 (Quebrada Iscuña, 200 m) ^^^ ^ Copiapoa humilis ssp. varispinata PH443.01 (Quebrada Iscuña, 200 m) ^^^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​12.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​12_r.jpg |Copiapoa varispinata}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​13.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​13_r.jpg |Copiapoa varispinata}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​12_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​12_2_r.jpg |Copiapoa varispinata}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​12.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​12_r.jpg |Copiapoa varispinata}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​13.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​13_r.jpg |Copiapoa varispinata}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​12_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​12_2_r.jpg |Copiapoa varispinata}}]] ​ |
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 **Copiapoa paposoensis** est un taxon que Ritter a découvert à 20 km au nord de Paposo. Il pousse très en hauteur sur les collines, à une altitude mesurée de 1.300 m, peut-être la plus haute altitude pour un Copiapoa et proche de la limite supérieure de la végétation profitant de la Camanchaca. En raison de son habitat inaccessible,​ il semble que peu l’aient recherché et localisé. La plupart des auteurs l'ont supposé être une forme de C. humilis ssp. humilis. Cependant j'ai examiné les plantes originales de Ritter (FR1148) en culture avec d'​autres plantes d'​origine inconnue. Toutes ont des caractéristiques stables et se rapprochent beaucoup de la description de Ritter. Il y a un certain nombre de différences importantes avec C. humilis ssp. humilis. En particulier il a un épiderme très vert et un corps dur au toucher. Son corps est de forme globulaire à faiblement cylindrique,​ il ne rejette qu’occasionnellement et il a des côtes plus prononcées que celles du C. humilis ssp. humilis. Le spination est spécialement dense et forte par rapport au type avec environ 12 épines radiales allant jusqu'​à 20 mm de long et 2 à 3 épines centrales de 40 mm de long. Elles sont marron foncé, devenant gris-clair avec l'​âge. La racine est très grosse et napiforme. Il m'est devenu immédiatement évident après avoir vu de grands spécimens adultes de C. humilis ssp. varispinata et de C. paposoensis en culture qu'il s’agissait du même taxon. Les spécimens les plus armés au niveau de la spination chez les C. humilis ssp. varispinata se rapprochent très fortement des C. paposoensis. Ils ont tout deux le même épiderme très vert. Je considère donc que C. paposoensis est un synonyme de C. humilis ssp. varispinata((NdR : Cette position est loin de faire l'​unanimité.)). La région de 30 km entre les habitats des deux taxa serait intéressante à explorer car j’espère qu’il y a des populations intermédiaires à trouver. Je suppose qu'il y a un tout un éventail de variation sur la distance, avec le fortement épineux C. paposoensis au sud, le néoténique C. humilis ssp. tenuissima au nord à environ 70 km de là, avec C. humilis ssp. varispinata au milieu comme lien, montrant des caractéristiques intermédiaires((NdR : Au lieu de cela, des observations récentes ont montré la présence sur de mêmes sites de C. tenuissima et de C. humilis ssp. varispinata d'une part et de C. humilis ssp. humilis et de C. paposoensis d'​autre part. Ce qui n'est pas compatible avec l'​idée que C. paposoensis soit le même taxon que C. humilis ssp. varispinata.)). **Copiapoa paposoensis** est un taxon que Ritter a découvert à 20 km au nord de Paposo. Il pousse très en hauteur sur les collines, à une altitude mesurée de 1.300 m, peut-être la plus haute altitude pour un Copiapoa et proche de la limite supérieure de la végétation profitant de la Camanchaca. En raison de son habitat inaccessible,​ il semble que peu l’aient recherché et localisé. La plupart des auteurs l'ont supposé être une forme de C. humilis ssp. humilis. Cependant j'ai examiné les plantes originales de Ritter (FR1148) en culture avec d'​autres plantes d'​origine inconnue. Toutes ont des caractéristiques stables et se rapprochent beaucoup de la description de Ritter. Il y a un certain nombre de différences importantes avec C. humilis ssp. humilis. En particulier il a un épiderme très vert et un corps dur au toucher. Son corps est de forme globulaire à faiblement cylindrique,​ il ne rejette qu’occasionnellement et il a des côtes plus prononcées que celles du C. humilis ssp. humilis. Le spination est spécialement dense et forte par rapport au type avec environ 12 épines radiales allant jusqu'​à 20 mm de long et 2 à 3 épines centrales de 40 mm de long. Elles sont marron foncé, devenant gris-clair avec l'​âge. La racine est très grosse et napiforme. Il m'est devenu immédiatement évident après avoir vu de grands spécimens adultes de C. humilis ssp. varispinata et de C. paposoensis en culture qu'il s’agissait du même taxon. Les spécimens les plus armés au niveau de la spination chez les C. humilis ssp. varispinata se rapprochent très fortement des C. paposoensis. Ils ont tout deux le même épiderme très vert. Je considère donc que C. paposoensis est un synonyme de C. humilis ssp. varispinata((NdR : Cette position est loin de faire l'​unanimité.)). La région de 30 km entre les habitats des deux taxa serait intéressante à explorer car j’espère qu’il y a des populations intermédiaires à trouver. Je suppose qu'il y a un tout un éventail de variation sur la distance, avec le fortement épineux C. paposoensis au sud, le néoténique C. humilis ssp. tenuissima au nord à environ 70 km de là, avec C. humilis ssp. varispinata au milieu comme lien, montrant des caractéristiques intermédiaires((NdR : Au lieu de cela, des observations récentes ont montré la présence sur de mêmes sites de C. tenuissima et de C. humilis ssp. varispinata d'une part et de C. humilis ssp. humilis et de C. paposoensis d'​autre part. Ce qui n'est pas compatible avec l'​idée que C. paposoensis soit le même taxon que C. humilis ssp. varispinata.)).
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 //​Sukkulenty 4(1-2): 49 (2002)\\  ​ //​Sukkulenty 4(1-2): 49 (2002)\\  ​
 Basionyme : C. longispina Ritter, Taxon Vol XII No. 1: 31 (1963)//​\\  ​ Basionyme : C. longispina Ritter, Taxon Vol XII No. 1: 31 (1963)//​\\  ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​15.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​15_r.jpg|C. longispina }}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​15.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​15_r.jpg|C. longispina }}]]
 ;;#​**Copiapoa humilis ssp. longispina PH469.03 (sud de Copiapo) plante fortement épineuse mais autrement très semblable à Copiapoa humilis ssp. humilis, poussant 300 km plus au nord**;;# ;;#​**Copiapoa humilis ssp. longispina PH469.03 (sud de Copiapo) plante fortement épineuse mais autrement très semblable à Copiapoa humilis ssp. humilis, poussant 300 km plus au nord**;;#
 C'est encore une fois une découverte de Ritter qui l’a décrit comme C. longispina peu après qu’il l'ai trouvé en 1963. Il vit dans un habitat extrêmement improbable pour un Copiapoa : dans de hautes montagnes au sud de la ville de Copiapo. Cette région est bien à l’intérieur des terres et ne doit recevoir qu’une faible humidité des brouillards côtiers. Cependant, cette région est suffisamment au sud pour profiter des petites pluies hivernales annuelles. Nous avons cherché cette plante dans la localité type et l'​avons trouvée poussant sur les pentes raides, relativement stériles, dans les fissures de la roche. Quand je suis allé dans l’habitat en novembre 2002 j'ai remarqué que les plantes ne faisaient pas d'​effort pour pousser ou fleurir et avaient l'air d'​être en dormance. C'est encore une fois une découverte de Ritter qui l’a décrit comme C. longispina peu après qu’il l'ai trouvé en 1963. Il vit dans un habitat extrêmement improbable pour un Copiapoa : dans de hautes montagnes au sud de la ville de Copiapo. Cette région est bien à l’intérieur des terres et ne doit recevoir qu’une faible humidité des brouillards côtiers. Cependant, cette région est suffisamment au sud pour profiter des petites pluies hivernales annuelles. Nous avons cherché cette plante dans la localité type et l'​avons trouvée poussant sur les pentes raides, relativement stériles, dans les fissures de la roche. Quand je suis allé dans l’habitat en novembre 2002 j'ai remarqué que les plantes ne faisaient pas d'​effort pour pousser ou fleurir et avaient l'air d'​être en dormance.
  
-En apparence C. humilis ssp. longispina est très semblable à C. humilis ssp. humilis, mais est beaucoup plus épineux, particulièrement chez les vieilles et grosses plantes. Cela peut être dû en partie à leur environnement plus sec. Les spécimens, en majorité, étaient solitaires, avec juste occasionnellement quelques plantes polycéphales en évidence. Le corps est de couleur sombre, presque noire, avec une couche cireuse gris clair, mesurant 10cm de diamètre, avec de la laine blanche à l'​apex. Les tubercules sont arrondis et grands, d’environ 10mm de diamètre. Les plantes ne semblaient pas souffrir des attaques des guanacos ou des larves d’insectes et il n’y avait pas beaucoup de têtes juvéniles sur les plantes. Les épines sont beaucoup plus puissantes que celle du type, avec 7 à 9 épines radiales de 20 mm de long et des épines centrales allant jusqu'​à 50 mm de long. La racine est grosse et napiforme, raccordée au corps par un cou mince. Bien que très semblable à C. humilis ssp. humilis je crois approprié de l’élever au rang de sous-espèce en raison de son aire de répartition limitée et isolée. Il est adapté pour pousser dans un environnement plus sec, avec une spination plus forte, un épiderme plus cireux et il rejette moins facilement. Ritter a aussi rapporté qu'il a des graines plus grandes que le type. Ce taxon n'a pas été trouvé par grand monde et les plantes rapportées en culture sont rares. Cependant, Ritter a signalé aussi une population du nord de Copiapo et récemment Paul Klaassen (pers. comm.) a annoncé qu’il avait vu des plantes se rapprochant de Copiapoa humilis dans les collines près de Caldera, qui pourraient être aussi ce taxon ((NdR : En fait, les plantes citées par Paul Klaassen ont été décrites par I. Schaub et R. Keim en 2006 sous le nom de [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​copiapoa-leonensis|Copiapoa leonensis]])).+En apparence C. humilis ssp. longispina est très semblable à C. humilis ssp. humilis, mais est beaucoup plus épineux, particulièrement chez les vieilles et grosses plantes. Cela peut être dû en partie à leur environnement plus sec. Les spécimens, en majorité, étaient solitaires, avec juste occasionnellement quelques plantes polycéphales en évidence. Le corps est de couleur sombre, presque noire, avec une couche cireuse gris clair, mesurant 10cm de diamètre, avec de la laine blanche à l'​apex. Les tubercules sont arrondis et grands, d’environ 10mm de diamètre. Les plantes ne semblaient pas souffrir des attaques des guanacos ou des larves d’insectes et il n’y avait pas beaucoup de têtes juvéniles sur les plantes. Les épines sont beaucoup plus puissantes que celle du type, avec 7 à 9 épines radiales de 20 mm de long et des épines centrales allant jusqu'​à 50 mm de long. La racine est grosse et napiforme, raccordée au corps par un cou mince. Bien que très semblable à C. humilis ssp. humilis je crois approprié de l’élever au rang de sous-espèce en raison de son aire de répartition limitée et isolée. Il est adapté pour pousser dans un environnement plus sec, avec une spination plus forte, un épiderme plus cireux et il rejette moins facilement. Ritter a aussi rapporté qu'il a des graines plus grandes que le type. Ce taxon n'a pas été trouvé par grand monde et les plantes rapportées en culture sont rares. Cependant, Ritter a signalé aussi une population du nord de Copiapo et récemment Paul Klaassen (pers. comm.) a annoncé qu’il avait vu des plantes se rapprochant de Copiapoa humilis dans les collines près de Caldera, qui pourraient être aussi ce taxon ((NdR : En fait, les plantes citées par Paul Klaassen ont été décrites par I. Schaub et R. Keim en 2006 sous le nom de [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​copiapoa-leonensis|Copiapoa leonensis]])).
  
 ^ Habitat de Copiapoa humilis ssp. longispina, au sud de Copiapo ^  Copiapoa humilis ssp. longispina PH469.03 ​ ^^ ^ Habitat de Copiapoa humilis ssp. longispina, au sud de Copiapo ^  Copiapoa humilis ssp. longispina PH469.03 ​ ^^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​14.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​14_r.jpg |Copiapoa longispina}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​14_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​14_3_r.jpg |Copiapoa longispina}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​14_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​14_2_r.jpg |Copiapoa longispina}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​14.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​14_r.jpg |Copiapoa longispina}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​14_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​14_3_r.jpg |Copiapoa longispina}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​14_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​14_2_r.jpg |Copiapoa longispina}}]] ​ |
  
 =====Copiapoa humilis forme de Guanillos===== =====Copiapoa humilis forme de Guanillos=====
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 ^  Copiapoa humilis de Guanillos PH454.04 sur la gauche, une plante faiblement épineuse poussant avec Copiapoa laui PH454.01 sur la droite (Esmeralda, 300 m)  ^ Copiapoa humilis de Guanillos plante épineuse, notez la très petite fleur (Photo : A. Laroze) ^  L'​habitat de Copiopoa humilis de Guanillos - Une colline couverte de gravier (Esmeralda, 300 m)  ^ ^  Copiapoa humilis de Guanillos PH454.04 sur la gauche, une plante faiblement épineuse poussant avec Copiapoa laui PH454.01 sur la droite (Esmeralda, 300 m)  ^ Copiapoa humilis de Guanillos plante épineuse, notez la très petite fleur (Photo : A. Laroze) ^  L'​habitat de Copiopoa humilis de Guanillos - Une colline couverte de gravier (Esmeralda, 300 m)  ^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​16.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​16_r.jpg |Copiapoa Guanillos}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​17.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​17_r.jpg |Copiapoa Guanillos}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​18.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​18_r.jpg |Copiapoa Guanillos}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​16.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​16_r.jpg |Copiapoa Guanillos}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​17.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​17_r.jpg |Copiapoa Guanillos}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​18.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​18_r.jpg |Copiapoa Guanillos}}]] ​ |
  
  
 ===== Copiapoa humilis ssp. australis – une nouvelle sous-espèce ===== ===== Copiapoa humilis ssp. australis – une nouvelle sous-espèce =====
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​21.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​21_r.jpg|C. australis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​21.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​21_r.jpg|C. australis}}]]
 ;;#​**Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07 (Huasco) plante avec une spination adulte et juvénile**;;#​ ;;#​**Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07 (Huasco) plante avec une spination adulte et juvénile**;;#​
 Vers la fin de mon premier voyage au Chili en compagnie d'​Alfred Lau, Clarke Brunt et Jean Ellwood nous avons passé une journée dans les environs de Huasco où nous avons découvert un petit Copiapoa que nous ne pouvions pas identifier. Nous n’avons trouvé que quelques plantes dans une zone très limitée et le manque de temps nous a empêché d'​explorer plus loin. J'ai cherché son identité et l'​étude de la littérature après notre retour n'a pas permis de trouver un nom convenable. Lors d’un second voyage au Chili, en novembre de 2002, cette fois accompagné par Jonas Lüthy, Clarke Brunt et Simon Mentha, nous avons projeté d'​enquêter plus profondément sur cette fascinante petite plante et d’explorer son habitat plus en détail. Nous avons voulu aussi chercher dans les environs pour trouver d'​autres populations et tenter de mieux appréhender sa distribution. Nos tentatives pour trouver d'​autres populations sont restées infructueuses,​ mais heureusement l’exploration de la zone originelle a révélé un plus grand nombre de plantes que ce à quoi je m’attendais et une population réellement en bonne santé. Nous avons été aussi récompensés avec un étalage de fleurs alors qu'au moment de notre première visite en février 2001 nous n'en avions vu aucune.\\ ​ Vers la fin de mon premier voyage au Chili en compagnie d'​Alfred Lau, Clarke Brunt et Jean Ellwood nous avons passé une journée dans les environs de Huasco où nous avons découvert un petit Copiapoa que nous ne pouvions pas identifier. Nous n’avons trouvé que quelques plantes dans une zone très limitée et le manque de temps nous a empêché d'​explorer plus loin. J'ai cherché son identité et l'​étude de la littérature après notre retour n'a pas permis de trouver un nom convenable. Lors d’un second voyage au Chili, en novembre de 2002, cette fois accompagné par Jonas Lüthy, Clarke Brunt et Simon Mentha, nous avons projeté d'​enquêter plus profondément sur cette fascinante petite plante et d’explorer son habitat plus en détail. Nous avons voulu aussi chercher dans les environs pour trouver d'​autres populations et tenter de mieux appréhender sa distribution. Nos tentatives pour trouver d'​autres populations sont restées infructueuses,​ mais heureusement l’exploration de la zone originelle a révélé un plus grand nombre de plantes que ce à quoi je m’attendais et une population réellement en bonne santé. Nous avons été aussi récompensés avec un étalage de fleurs alors qu'au moment de notre première visite en février 2001 nous n'en avions vu aucune.\\ ​
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 ===Tige=== ​ ===Tige=== ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​20.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​20_r.jpg|C. australis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​20.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​20_r.jpg|C. australis}}]]
 ;;#​**Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07 (Huasco). Notez le très long cou mince entre les racines et la tige. La pièce fait 26 mm de diamètre.**;;#​ ;;#​**Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07 (Huasco). Notez le très long cou mince entre les racines et la tige. La pièce fait 26 mm de diamètre.**;;#​
 Les têtes adultes mesurent 3 à 5 cm de large et 5 à 8cm de haut, occasionnellement plus grandes. En général plus hautes que larges. Fortement tuberculées,​ 8 à 10 côtes peu marquées. Corps doux au toucher, raccordé au haut de la racine par un cou souterrain remarquablement mince mesurant jusqu'​à 50 mm de long et 3 à 4 mm de large. Initialement souple, le cou devient fragile et est facilement cassable. Il a de petites aréoles sur toute sa hauteur. Il rejette facilement, les rejets partent du haut de la racine où ils développent un cou pour atteindre la surface, ou d'une aréole située en bas d’une tige mature. Les têtes immatures ont des caractéristiques juvéniles en étant plus petites dans toutes leurs parties et ne sont pas côtelées. Les plantes rejettent énergiquement et sont formées de têtes adultes tout autant que juvéniles. L'​épiderme est gris-vert sombre, avec une légère couche cireuse blanchâtre. Les plantes cultivées issues de semis conservent cette couleur. Les tubercules sont arrondis et écrasés, mesurant 8 mm de diamètre et 5 mm de profondeur. ​ Les têtes adultes mesurent 3 à 5 cm de large et 5 à 8cm de haut, occasionnellement plus grandes. En général plus hautes que larges. Fortement tuberculées,​ 8 à 10 côtes peu marquées. Corps doux au toucher, raccordé au haut de la racine par un cou souterrain remarquablement mince mesurant jusqu'​à 50 mm de long et 3 à 4 mm de large. Initialement souple, le cou devient fragile et est facilement cassable. Il a de petites aréoles sur toute sa hauteur. Il rejette facilement, les rejets partent du haut de la racine où ils développent un cou pour atteindre la surface, ou d'une aréole située en bas d’une tige mature. Les têtes immatures ont des caractéristiques juvéniles en étant plus petites dans toutes leurs parties et ne sont pas côtelées. Les plantes rejettent énergiquement et sont formées de têtes adultes tout autant que juvéniles. L'​épiderme est gris-vert sombre, avec une légère couche cireuse blanchâtre. Les plantes cultivées issues de semis conservent cette couleur. Les tubercules sont arrondis et écrasés, mesurant 8 mm de diamètre et 5 mm de profondeur. ​
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 ===Épines=== ​ ===Épines=== ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​22.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​22_r.jpg|C. australis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​22.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​22_r.jpg|C. australis}}]]
 ;;#​**Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07 (Huasco) plante avec des épines centrales très fortes. Pouvez-vous voir les très petites épines radiales ?**;;# ;;#​**Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07 (Huasco) plante avec des épines centrales très fortes. Pouvez-vous voir les très petites épines radiales ?**;;#
 Les épines centrales et radiales sont très différentes sur les parties adultes, les épines centrales étant beaucoup plus longues et plus épaisses. Il y a 4 épines centrales, occasionnellement 5, droites, mesurant 15 à 25 mm de long, initialement sombres, presque noires, devenant grises avec la pointe plus sombre avec l’âge. Dressées et s'​étendant loin du corps de la plante. Les épines radiales sont au nombre de 6 à 8, mesurent 5 à 7 mm de long, initialement sombres, devenant grises, elles sont beaucoup plus minces que les épines centrales, rayonnent dans toutes les directions autour de l'​aréole et sont plaquées sur le corps de la plante. La différence entre les épines centrales et radiales est beaucoup plus marquée chez cette sous-espèce que dans n’importe quelle autre, tant par l'​épaisseur que par la longueur. Les caractéristiques des épines juvéniles sont observées sur les plantules et les rejets issus des racines adultes. Les plantes juvéniles ont une plus faible spination que les têtes adultes, ce qui est typique dans le groupe des Copiapoa humilis, les épines centrales sont en général absentes, mais occasionnellement,​ elles mesurent entre 1 et 5 mm de long. Elles ont des épines radiales mesurant 3 mm de long plaquées contre la tige. Les épines centrales et radiales sont très différentes sur les parties adultes, les épines centrales étant beaucoup plus longues et plus épaisses. Il y a 4 épines centrales, occasionnellement 5, droites, mesurant 15 à 25 mm de long, initialement sombres, presque noires, devenant grises avec la pointe plus sombre avec l’âge. Dressées et s'​étendant loin du corps de la plante. Les épines radiales sont au nombre de 6 à 8, mesurent 5 à 7 mm de long, initialement sombres, devenant grises, elles sont beaucoup plus minces que les épines centrales, rayonnent dans toutes les directions autour de l'​aréole et sont plaquées sur le corps de la plante. La différence entre les épines centrales et radiales est beaucoup plus marquée chez cette sous-espèce que dans n’importe quelle autre, tant par l'​épaisseur que par la longueur. Les caractéristiques des épines juvéniles sont observées sur les plantules et les rejets issus des racines adultes. Les plantes juvéniles ont une plus faible spination que les têtes adultes, ce qui est typique dans le groupe des Copiapoa humilis, les épines centrales sont en général absentes, mais occasionnellement,​ elles mesurent entre 1 et 5 mm de long. Elles ont des épines radiales mesurant 3 mm de long plaquées contre la tige.
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 ===Fleurs=== ===Fleurs===
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​23.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​23_r.jpg|C. australis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​23.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​23_r.jpg|C. australis}}]]
 ;;#​**Section de fleurs de Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07**;;#​ ;;#​**Section de fleurs de Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07**;;#​
 Émergeant par une ou deux en même temps près de l’apex avec des bourgeons protégés dans les premiers temps par la laine apicale blanche. S'​ouvrant pendant le jour, elles mesurent 20 mm de diamètre à pleine ouverture, pour 25 mm de long. Les segments du périanthe((NdT : Le périanthe est l'​ensemble de l’enveloppe florale assurant la protection des étamines et du pistil, composé des sépales et des pétales)) extérieur (au nombre de 12 environ) sont verts à la base, devenant jaune en allant vers l'​extrémité de couleur rouge qui, elle même, s'​estompe en une légère rayure médiane. Les pétales (environ 14) mesurent 20 mm de long et 4 mm de large, sont jaune d'or avec une rayure médiane légèrement plus sombre. L’ovaire est circulaire et mesure 3 mm de diamètre. Le péricarpelle est vert et n’a ni écailles ni poils. Le style de 12 mm de long est jaune et devient vert à la base. Le stigmate est jaune doré et composé de 6 à 7 lobes de 2 mm de long. Le pollen est jaune. Les étamines, longues de 10 mm, entourent et surplombent le stigmate. Dans l'​habitat la floraison a été observée en novembre 2002. De petits scarabées ont été surpris à manger les pétales pendant notre visite. On ne sait pas si ce sont les agents pollinisateurs,​ comme les abeilles et les mouches le sont d'​habitude pour le genre Copiapoa. Émergeant par une ou deux en même temps près de l’apex avec des bourgeons protégés dans les premiers temps par la laine apicale blanche. S'​ouvrant pendant le jour, elles mesurent 20 mm de diamètre à pleine ouverture, pour 25 mm de long. Les segments du périanthe((NdT : Le périanthe est l'​ensemble de l’enveloppe florale assurant la protection des étamines et du pistil, composé des sépales et des pétales)) extérieur (au nombre de 12 environ) sont verts à la base, devenant jaune en allant vers l'​extrémité de couleur rouge qui, elle même, s'​estompe en une légère rayure médiane. Les pétales (environ 14) mesurent 20 mm de long et 4 mm de large, sont jaune d'or avec une rayure médiane légèrement plus sombre. L’ovaire est circulaire et mesure 3 mm de diamètre. Le péricarpelle est vert et n’a ni écailles ni poils. Le style de 12 mm de long est jaune et devient vert à la base. Le stigmate est jaune doré et composé de 6 à 7 lobes de 2 mm de long. Le pollen est jaune. Les étamines, longues de 10 mm, entourent et surplombent le stigmate. Dans l'​habitat la floraison a été observée en novembre 2002. De petits scarabées ont été surpris à manger les pétales pendant notre visite. On ne sait pas si ce sont les agents pollinisateurs,​ comme les abeilles et les mouches le sont d'​habitude pour le genre Copiapoa.
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 ^ Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07 (Huasco) un petit bouquet typique ^  Copiapoa humilis ssp. australis PH279.07 (Huasco) plante en culture issue de semis commençant à montrer ses fortes épines centrales ​ ^  Copiapoa humilis ssp. australis PH279.07 (Huasco) plante en culture florifère ​ ^ ^ Copiapoa humilis ssp. australis PH472.07 (Huasco) un petit bouquet typique ^  Copiapoa humilis ssp. australis PH279.07 (Huasco) plante en culture issue de semis commençant à montrer ses fortes épines centrales ​ ^  Copiapoa humilis ssp. australis PH279.07 (Huasco) plante en culture florifère ​ ^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​19.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​19_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_2_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​19.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​19_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_2_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |
  
  
 ^ Habitat de Copiapoa humilis ssp. australis (Huasco) ​ ^  Copiapoa humilis ssp. australis ​ ^  Copiapoa humilis ssp. australis en compagnie de Copiapoa fiedleriana ​ ^ ^ Habitat de Copiapoa humilis ssp. australis (Huasco) ​ ^  Copiapoa humilis ssp. australis ​ ^  Copiapoa humilis ssp. australis en compagnie de Copiapoa fiedleriana ​ ^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_3_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24_4.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_4_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24_5.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_5_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_3_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24_4.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_4_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​24_5.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​24_5_r.jpg |Copiapoa australis}}]] ​ |
  
 =====Copiapoa grandiflora ssp. ritteri (Ritter) Doweld===== ​ =====Copiapoa grandiflora ssp. ritteri (Ritter) Doweld===== ​
 //​Sukkulenty 4 (1-2) : 56 (2002)\\  ​ //​Sukkulenty 4 (1-2) : 56 (2002)\\  ​
 Basionyme : C. esmeraldana Ritter, Kakteen dans Südamerika 3 : 1064 (1980)//​\\  ​ Basionyme : C. esmeraldana Ritter, Kakteen dans Südamerika 3 : 1064 (1980)//​\\  ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​25.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​25_r.jpg|C. australis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​25.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​25_r.jpg|C. australis}}]]
 ;;#​**Copiapoa grandiflora ssp. ritteri FR1457 floraison en culture - notez la très grande fleur en cloche**;;# ;;#​**Copiapoa grandiflora ssp. ritteri FR1457 floraison en culture - notez la très grande fleur en cloche**;;#
 Le nom de C. esmeraldana est maintenant considéré comme associé à la petite plante géophyte de Las Lomitas, une région juste au sud d'​Esmeralda dans le Parc National Pan de Azúcar. Cela concorde bien avec l'​endroit que Ritter a décrit comme une côte abrupte au sud d'​Esmeralda. Au sommet de cette falaise se trouve un plateau particulièrement brumeux et frais, situé à 900 m d'​altitude. Les plantes ne sont pas nombreuses et nous n’avons trouvé que quelques spécimens épars. Les plus grandes plantes que nous ayons trouvées étaient toujours solitaires, mesurant jusqu'​à 40 mm de large avec un épiderme gris-vert et un petit menton sous l'​aréole. Les plantes rejettent rarement. La spination est faible, avec 6 à 8 épines radiales d'​environ 5 mm de long et 1 ou 2 épines centrales mesurant jusqu'​à 10mm. La racine est très grosse et napiforme. Le nom de C. esmeraldana est maintenant considéré comme associé à la petite plante géophyte de Las Lomitas, une région juste au sud d'​Esmeralda dans le Parc National Pan de Azúcar. Cela concorde bien avec l'​endroit que Ritter a décrit comme une côte abrupte au sud d'​Esmeralda. Au sommet de cette falaise se trouve un plateau particulièrement brumeux et frais, situé à 900 m d'​altitude. Les plantes ne sont pas nombreuses et nous n’avons trouvé que quelques spécimens épars. Les plus grandes plantes que nous ayons trouvées étaient toujours solitaires, mesurant jusqu'​à 40 mm de large avec un épiderme gris-vert et un petit menton sous l'​aréole. Les plantes rejettent rarement. La spination est faible, avec 6 à 8 épines radiales d'​environ 5 mm de long et 1 ou 2 épines centrales mesurant jusqu'​à 10mm. La racine est très grosse et napiforme.
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 ^ A gauche sections de fleurs de Copiapoa humilis de Guanillos et à droite Copiapoa grandiflora ssp. ritteri. La forme des fleurs de ces deux plantes est très différente ​ ^  Copiapoa grandiflora ssp. ritteri FR1457 ​ ^  Copiapoa esmeraldana (las Lomitas) (Photo A. Laroze) ​ ^ ^ A gauche sections de fleurs de Copiapoa humilis de Guanillos et à droite Copiapoa grandiflora ssp. ritteri. La forme des fleurs de ces deux plantes est très différente ​ ^  Copiapoa grandiflora ssp. ritteri FR1457 ​ ^  Copiapoa esmeraldana (las Lomitas) (Photo A. Laroze) ​ ^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​26.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​26_r.jpg |Copiapoa esmeraldana}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​26_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​26_2_r.jpg |Copiapoa esmeraldana}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​26_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​26_3_r.jpg |Copiapoa esmeraldana}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​26.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​26_r.jpg |Copiapoa esmeraldana}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​26_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​26_2_r.jpg |Copiapoa esmeraldana}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​26_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​26_3_r.jpg |Copiapoa esmeraldana}}]] ​ |
  
 =====Copiapoa taltalensis (Werd). Looser===== =====Copiapoa taltalensis (Werd). Looser=====
 //Revista Chilena Hist. Nat. 33:614 (1929)\\  ​ //Revista Chilena Hist. Nat. 33:614 (1929)\\  ​
 Basionyme : Echinocactus taltalensis Werd. Notizbl. Bot. Gart. Berlin Dahlem 97 (1929)//​\\ ​ Basionyme : Echinocactus taltalensis Werd. Notizbl. Bot. Gart. Berlin Dahlem 97 (1929)//​\\ ​
-[[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​27.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​27_r.jpg|C. australis}}]]+[[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​27.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​27_r.jpg|C. australis}}]]
 ;;#​**Copiapoa taltalensis PH453.01 (Esmeralda, 450 m) Ce taxon a été placé par erreur sous C. humilis**;;#​ ;;#​**Copiapoa taltalensis PH453.01 (Esmeralda, 450 m) Ce taxon a été placé par erreur sous C. humilis**;;#​
  
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 ^ Copiapoa taltalensis PH453.01 (Esmeralda, 450 m)  ^^^ ^ Copiapoa taltalensis PH453.01 (Esmeralda, 450 m)  ^^^
-|  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​27_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​27_2_r.jpg |Copiapoa taltalensis}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​27_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​27_3_r.jpg |Copiapoa taltalensis}}]] ​ |  [[http://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​27_4.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​27_4_r.jpg |Copiapoa taltalensis}}]] ​ |+|  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​27_2.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​27_2_r.jpg |Copiapoa taltalensis}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​27_3.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​27_3_r.jpg |Copiapoa taltalensis}}]] ​ |  [[https://​www.cactuspro.com/​articles/​_media/:​copiapoa_australis:​27_4.jpg|{{ :​copiapoa_australis:​27_4_r.jpg |Copiapoa taltalensis}}]] ​ |
 ===== Remerciements ===== ===== Remerciements =====