Raid Chili Pépère, 28 mai : La Serena - Santiago

C'est vraiment la fin du voyage. Ce dimanche, nous avons roulé toute la matinée pour faire les 470 km qui nous séparent de Santiago. Pas un seul arrêt pour voir des cactus. Pendant une grande partie du trajet nous avons eu un temps gris avec quelquefois une pluie fine. A un moment, la route s'est mise à monter et a atteint la couche de nuage/brouillard. Puis nous sommes arrivés à un tunnel et de l'autre coté de la montagne le ciel était tout bleu. N'étant pas un habitué de la montagne, ces contrastes m'étonnent encore.
Nous voulions manger au milieu des Trichocereus chiloensis, mais nous n'avons pas trouvé d'accès dans ce sens là. Nous nous sommes contentés d'un bord de chemin avec quelques raquettes de figuiers de barbarie. A défaut de grives… Arrivés à Santiago, nous avons un peu peiné pour trouver un hôtel, et finalement nous fixer sur celui de l'aéroport. Un peu luxueux au premier abord, mais une chambre partagée en 3 ce n'est pas si onéreux que cela.
Mais la journée n'est pas finie, Patrick à un coup de fil à donner. Nous prenons donc la direction du centre de Santiago … un peu angoissés par la circulation. Ce fût d'ailleurs la seule fois où nous avons échappé de peu à un accident. Le trajet fut ponctué régulièrement par les bips des péages. Tous les grands axes de Santiago sont concessionnés et payants (imaginez nos périphériques urbains payants), et le péage se fait grâce à un boîtier placé sur le pare-brise. Heureusement la location comprend 2 jours de circulation gratuite dans Santiago.
C'est un peu au hasard que nous nous dirigeons. Nous tombons sur une immense avenue composée de 4 voies pour les voitures et…6 voies pour les bus. La circulation est dense et sportive… j'ai hâte de sortir de là. Nous trouvons une place dans une petite rue pour nous garer et nous continuerons à pied. Contrairement aux villes du nord où les habitants sont très typés, Santiago est très cosmopolite, comme toute capitale.
Alors que Patrick part faire quelques emplettes pour ramener quelques souvenirs à sa famille, Georges et moi nous nous payons un café. Le café étant bu et Patrick se faisant attendre, nous nous sommes dit que ce serait dommage de quitter le Chili sans prendre un dernier Pisco sour.
Une fois au complet, nous allons faire un tour au marché aux puces. Des puces comme on peut en trouver chez nous à quelques détails près. Il y a des stands qui vendent une crème miracle pour rajeunir et enlever les boutons, faite à base de bave d'escargot. Nos Bourgognes et autres Petits Gris n'ont qu'à bien se tenir, les escargots chiliens ont la taille d'une orange ! Un stand vend des insignes et autres pin's. Dans un panier, il y a des Croix de Fer et autres insignes nazis. Il semblerait qu'ils soient d'époque.
Un autre vend des cactus. Certains de culture, mais d'autres très visiblement prélevés dans la nature, dans les environs de Santiago. Nous demandons au vendeur le nom des plantes mais il nous répond en utilisant les noms vernaculaires locaux. Cela ne nous aide pas beaucoup.
Nous débouchons sur une grande place avec des arcades sur un coté. Sous ces arcades, il y a essentiellement des snacks vendant de la nourriture à emporter. L'odeur de friture nous rappelle l'heure : l'heure de manger ! Un peu plus loin il y a de vrais restaurants. Nous entrons un peu au hasard dans celui où une serveuse nous propose d'entrer. Le retour à la voiture se fit sans encombre, le retour à l'hôtel fut un peu plus problématique, enfin, c'est ce que nous avons cru un moment, en fait sans le vouloir nous avons pris le chemin le plus court… pour arriver à l'aéroport et payer pour la 3ème fois de la journée les 350$ pour en sortir.



Lundi 29
Ce sont nos derniers moments sur le sol chilien. Le ciel est au diapason avec nous, gris et embrumé. Il ne nous reste plus qu'à remplir les formalités de départ, rendre la voiture, nous faire enregistrer sur le vol de retour, cette fois nous serons côte à côte. En attendant 13h, nous bavardons, échangeant nos impressions, nous rappelant des moments et parlant aussi du futur. Nous sommes tous les 3 d'accord, nous reviendrons !

FIN





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