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Raid Chili Pépère, 26 mai : Taltal - Copiapo

Vallée vers Pan de Azucar Il y a une bonne centaine de kilomètres entre Taltal et l'entrée est du Parc National de Pan de Azucar. Puis il faut quitter la R5 et prendre la piste qui file vers l'ouest. Comme chaque fois, lorsqu'on s'approche de l'océan, les nuages arrivent.
Après avoir fait une vingtaine de kilomètres d'une piste courant dans le fond de la vallée, nous commençons à apercevoir les premiers C. columna-alba. Cela mérite un arrêt. Le site (A60) ressemble en plus petit à celui que nous avons vu quelques jours plus tôt et que nous reverrons tout à l'heure. Un sol sableux qui s'élève en pente douce vers les collines avec des dizaines de Copiapoa columna-alba Copiapoa columna-albalégèrement penchés vers le nord. Chacun part de son coté pour s'en mettre plein les yeux.
J'aime bien voir les choses de haut alors j'escalade un petit monticule. Ce n'est pas chose aisé car le sol est recouvert par du granit décomposé qui roule sous le pied. Du haut du monticule on surplombe la piste de 20 à 30 mètres. Il y a encore quelque Copiapoa sur la hauteur mais très peu comparé au plancher de la vallée. Je repère aussi un, puis deux cadavres d'Eriosyce rodentiophila, puis enfin 2 ou 3 plantes vivantes. Mais toujours pas de fleur ou de fruit.
Déjà une heure que nous sommes là. Le temps de rappeler Georges, qui, fidèle à ses habitudes, ne voit pas le temps passer et nous voilà repartis vers l'océan. Nous nous arrêtons au même endroit qu'il y a quelques jours (A61 = A39). Ce site nous a tellement impressionnés qu'on en redemande. Pan de Azucar Après quelques photos de C. columna-alba, je retente le coup “de l'altitude” de l'autre côté de la piste pour essayer de prendre en photo cette vallée recouverte des colonnes blanches. J'escalade prudemment, je ne sais à combien d'heures de route se trouve l'hôpital le plus proche et franchement je ne tiens pas à le savoir. Parmi les rochers, je trouve ce qui est sans hésiter une touffe de Copiapoa cinerascens, une touffe de ce qui ressemble fort à un Copiapoa serpentisulcata et d'autres qui pourrait être du C. grandiflora ou du C. cinerascens aux épines longues, ou des hybrides ou…. Il y a aussi évidemment des C. columna-alba.

Encore une petite heure sur ce site et il est bientôt 13 heures. En nous approchant du bord de mer, nous avisons un camping, fermé en cette saison, avec des aménagements pour pique-niquer (A62) : une table avec des bancs, recouverts d'un toit légèrement ajouré, qui protège d'un fort soleil mais pas de la pluie (mais quelle pluie, au fait ?). Le tout est entouré d'un petit muret avec un emplacement pour faire du feu. Ca tombe bien, la faim se fait sentir. Ce sera le seul repas de midi que nous ferons assis devant une table. Après le repas nous sommes allés faire une courte balade digestive le long de la plage. Ca fait plaisir de voir qu'il en existe encore sans construction, juste la mer, le sable et les mouettes.

Copiapoa cinerascens et serpentisulcata Avant de sortir du parc, nous avons encore fait un arrêt sur un site (A63) essentiellement de Copiapoa serpentisulcata mais avec son compagnon, Copiapoa cinerascens en moins grand nombre. Là encore les plantes étaient très variables, à l'épiderme vert, ou couleur cuivre, ou quelque part entre les 2.

Copiapoa calderana Puis nous avons continué le chemin du retour en rejoignant Chañaral, récupérant la R5 et filant vers le sud. Nous nous arrêtons 70 km au sud de Chañaral, pour revoir un site de C. calderana déjà visité à l'aller (A64 = A31). Les plantes sont toujours aussi nombreuses et magnifiques.

Puis nous nous arrêtons de nouveau 15 km plus au sud, à l'entrée de la Quebrada El Leon (A65 = A28). Le soleil bas sur l'horizon (il est bientôt 17h) allonge les ombres et la lumière n'est pas idéale pour faire de la bonne photo naturaliste. Mais ça donne un cachet. Nous repérons des Copiapoa marginata (ou supposés l'être) et ce qui va devenir dans quelques semaines le Copiapoa leonensis.

Copiapoa leonensis Prochaine destination Copiapo. Ce sera notre étape. Nous longeons le superbe et tout neuf aéroport international qui n'héberge que des vols nationaux, puis nous approchons des faubourgs de Copiapo à l'heure de la fin de la journée de travail. Il y a foule, mais peu de voitures. Quelques bus, des vélos et beaucoup de piétons. Lorsque nous entrons dans Copiapo la densité de voitures augmente. Il nous reste à trouver un hôtel. On a bien quelques adresses mais il n'est pas facile de se repérer dans la ville à la nuit tombante. Après avoir tourné un bon moment dans la ville, nous trouvons enfin un hôtel presque en face la station-service…. où nous avons fait le plein une heure plus tôt. L'hôtel est dans le style de ce qu'on appellerait chez nous un routier. Pas de concierge multilingue, confort spartiate mais assez propre et pas très cher.

Le soir nous entrerons dans la vieille ville à la recherche d'un restaurant. Celui que nous avons trouvé avait une bonne tête, la façade propre, l'intérieur décoré de vieilles affiches de spectacle, pas de clients comme d'habitude. Le serveur nous installa aimablement et nous proposa d'entrée : “Pescado o carne ?”. Nous n'avons pas de suite compris son air étonné lorsque nous lui avons demandé la carte. Lorsque Georges lui montra le nom d'un poisson sur la carte, la réponse fut “no hay” (il n'y a pas). Nous eûmes la même réponse pour le reste de la carte sauf pour 1 poisson et 1 viande. Nous avons compris alors sa question en introduction et son air étonné.


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  • Dernière modification: 2015/10/22 14:24
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