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Quebrada San Ramon

Aujourd'hui, la voiture ne nous servira pas beaucoup, juste à faire quelques kilometres au nord de Taltal pour rejoindre la Quebrada San Ramon.
Le reste de la journée se fera à pied.

Cette vallée est incontournable pour les Copiapoaphiles. C'est le seul endroit où on peut trouver le Copiapoa krainziana. Bien évidement en 2006, nous y étions déjà passé : Article RCP
Mais alors qu'en 2006, nous l'avions fait facile, juste en suivant le fond de la vallée, là, nous avons voulu compliquer un peu. Nous sommes montés sur les collines au nord de la vallée, jusqu'à 740m d'altitude.

Une petite carte pour fixer les idées :

158.jpg

Une fois la décharge traversée, nous trouvons l'entrée de la vallée, nommée ici 186. Puis nous avons escaladé le petit torrent qui remonte vers le nord.
Arrivés à 186b, nous avons remonté le long de la crête. A un moment, cela nous a semblé un peu difficile, alors nous avons traversé la petite vallée pour remonter sur la crête plus à l'intérieur et atteindre le 186c.
Là, il fut facile de remonter jusqu'à 187. Après une petite pause, nous avons suivi l'arrête jusqu'à la falaise au dessus de l'océan, puis nous l'avons longée jusqu'à 188.
Après quelques photos, nous avons fait demi-tour, et descendu le vallon jusqu'à 189. Il était l'heure de faire une pause déjeuner…. au milieu des Copiapoa krainziana.
En début d'après midi, nous avons descendu la vallée pour atteindre 190b.
Puis nous sommes montés jusqu'à 190.
Là, il était temps de rentrer. Demi-tour jusqu'à 186.

Le début de la promenade est assez pentu. Il y a beaucoup de cailloux et peu de végétation. On peut tout de même apercevoir de temps en temps un Eriosyce paucicostata. Ceux-ci diffèrent de ceux trouvés plus au nord. Les épines sont plus nombreuses et plus longues, les côtes plus nombreuses et les fleurs jaunes. Ritter l'avait appelé Pyrrhocactus neohankeanus.

Il y aussi des Copiapoa cinerea.

Au fur et à mesure de l'ascension, il y a plus de végétation “verte”, comme on voit derrière ces Eulychnia.

On commence à voir apparaitre les Trichocereus deserticola, preuve que le coin est plus humide. merci la Camanchaca !

Une vue depuis 186c (440m)

20 minutes plus tard nous arrivons au point 187 (580m). Là, une surprise nous attends. Les Copiapoa cinerea vus au début de la montée avaient peu à peu disparu du paysage. Et sur cette crête nous en retrouvons.
Mais quel nom leur donner ??? Copiapoa krainziana ? Copiapoa cinerea ? Des hybrides ?
Je vous laisse juge :

Le site est habité par un autre Copiapoa connu en culture, mais assez rarement vu dans l'habitat. Ce dernier n'étant pas très facile d'accès et très restreint. De plus, cette espèce ne soulève pas forcément l'enthousiasme des foules…. et pourtant ce Copiapoa montana est bien sympathique :

Autre petit joyau des lieux, ce magnifique Rhodophiala laeta :

Puis en route vers 188, nous croisons un Cylindropuntia absolument pas photogénique, je vous l'épargnerai donc. Les autres cactus rencontrés sont Copiapoa montana et Eriosyce paucicostata.
Les C. krainziana/cinerea ne poussent pas dans les endroits trop humides et trop exposés à la Camanchaca. Il n'y en a pas sur cette crête.

La vue de là haut (740m) est sympa en regardant vers le sud.

Mais de l'autre coté ce n'est pas très engageant. Tous ces buissons sont des Euphorbes.

Il est temps de faire demi tour et de descendre voir les vrais krainziana.

Le début de la descente se fait tranquillement, nous marchons dans les fleurs.
Puis en arrivant au point 189 (460m), nous retrouvons nos C. krainziana/cinerea. Nous en profitons pour casser la croute.

L'endroit est habité par de nombreux Eriosyce paucicostata.

Certains sont énormes !

Il y a aussi des Tillandsia geissei qui squattent un Trichocereus mort. Hélas sans fleur… et pas au mieux de leur forme. Ils étaient plus jolis en 2006 ! Pour preuve.

Puis, sans prévenir, les Copiapoa krainziana/cinerea sont remplacés par des C. haseltoniana.

Souvenir intense de cette zone d'haseltoniana…. Nous descendions gentiment cette vallée lorsque nous nous sommes retrouvés en haut d'une cascade. Cascade sèche, certes, mais tout de même d'un à-pic de 3 ou 4 mètres de haut. Impassable !

3 d'entre nous ont essayé de contourner par la gauche en escaladant la paroi….. mauvais plan ! Plus ça allait, plus c'était pentu, glissant, les cailloux se détachant…. Les 2 autres ont tout simplement emprunté le sentier qui passait par la droite….en se gardant bien de le signaler à leur 3 compères….en leur criant juste qu'ils étaient fous et qu'ils allaient se tuer. Et quand vous êtes accrochés à un rocher n'osant pas avancer parce que c'est vraiment trop casse-gueule, ni reculer parce que c'est encore plus casse-gueule et que vous entendez ce genre de commentaires….. et bien je vous laisse deviner…..
Bref, sur les 3, 2 ont tenté la redescente… ma foi, en faisant attention, ce n'était pas si terrible que ça. Le dernier a préféré continuer… et en s'accrochant aux touffes de Copiapoa haseltoniana a réussi à passer.

Après toutes ces émotions, une petite pause lorsque nous avons débouché dans la Quebrada San Ramon ne fut pas du luxe. Les uns pour casser la croute, d'autres pour soigner leurs plaies.

Nous sommes à quelques kilomètres de l'océan, et l'aridité s'accentue. Idéal pour les Eriosyce rodentiophila qui aiment se percher sur des rochers inaccessibles.

Certains jeunes intrépides n'hésitent pas à faire de l'escalade acrobatique pour quelques photos rapprochées….Décidément, il a l'air d'apprécier ce genre de situation… les haseltoniana lui ont donné une vocation…

Pour rappel, le Copiapoa rupestris qui colonise le fond de cette vallée. Il parait qu'ils sont beaucoup plus impressionnants en altitude… la prochaine fois….

Et puis le but de notre visite, un “vrai” Copiapoa krainziana dans toute sa splendeur :


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Auteur : Alain
Publié le : 2012/03/31