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Taltal - Copiapo

C'est le temps du retour. Chaque jour maintenant le nombre d'arrêt va diminuer, mais le nombre de kilomètres, lui, va augmenter. Nous allons faire aujourd'hui la distance faite en 3 jours à l'aller.

Nous arrivons en milieu de matinée à l'ouest de Chanaral. Il y a là une piste qui mène a des antennes (une station relai quelconque) et des filets attrape-nuages. J'aurais bien aimé aller jusqu'au bout mais la piste est vraiment en trop mauvais état, une tôle ondulée pleine de cailloux. Au point, qu'il est plus confortable de faire du hors piste. Nous faisons quand même 10 km…. qui sont, il faut le reconnaitre, un supplice ! La vallée dans laquelle nous sommes doit abriter des Copiapoa hypogaea. Mais ces plantes sont en petite quantité et, comme leur nom l'indique, poussent sous terre. Enfin le sommet de la tige effleure tout de même. Comme nous avons eu beaucoup de chance avec les géophytes, grâce aux pluies, depuis le début, nous avons bon espoir. Nous en avons trouvé 2 très rapidement, puis les autres ce sont fait un peu attendre.

Nous sommes là à la limite du désert, la végétation est très tenue. Mais les paysages, comme toujours sont somptueux.

Il y a malgré tout quelques arbustes, dont ce que j'ai appelé un baguenaudier. Mais je n'ai pas encore trouvé ce que c'est réellement.

En arrivant à Chanaral, les montagnes sont striées par des filons de roches plus sombres… du plus bel effet.

Notre prochain arrêt est Caldera… pour acheter quelques empenadas qui feront notre déjeuner et que nous irons manger au milieu des Copiapoa megarhiza ssp. parvula, à quelques kilomètres à l'est de Caldera au bord d'une piste qui mène à une mine.

Un peu plus à l'est encore, il y a une zone de dune colonisée par Tillandsia landbeckii. Ce n'est pas difficile a trouver, il suffit de regarder les dunes orientées vers le sud ouest et de chercher les taches grises. Ces Tillandsia sont posés sur le sol. Le bas de la tige est enterré (ensablé) le plus souvent mais sans racines, mort.

La fleur est originale, couleur chocolat mais minuscule.

Nous reprenons la R5 pour rejoindre Copiapo et un peu avant l'entrée de la ville, nous coupons à travers les vignes pour atteindre les collines qui bordent le Rio Copiapo.

La ville de Copiapo est à l'intérieur des terres, environ 50 km de l'océan, et la région est très sèche et la végétation rare. Sauf dans le bas de la vallée qui est irriguée. Après la décharge, nous trouvons une zone plate colonisée par les Copiapoa megarhiza. Certaines plantes sont “taggées” avec des étiquettes métalliques.

Puis nous filons vers le sud de Copiapo, dans des collines bien exposées aux vents venant de la mer. S'il y a une logique, nous devrions trouver de la végétation et pourquoi pas, des cactus.

L'endroit est plus sec et plus désolé que je ne m'y attendais.

Mais on y trouve tout de même des fleurettes. Un Alstroemeria :

Mais aussi des cactus, dont ce spécimen de Cumulopuntia leucophaea (anciennement C. sphaerica)

Et cet Eriosyce confinis qui ne nous fait pas regretter d'être passé par là.

Sur le retour, nous croisons cet Eulychnia breviflora recouvert de lichen. Il ne doit pas beaucoup pleuvoir, mais il doit souvent y avoir du brouillard.

310.jpg

Après cela, retour à Copiapo pour faire nos dernières courses et passer la nuit.


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Auteur : Alain
Publié le : 2012/03/31

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  • Dernière modification: 2012/03/31 14:27
  • par alain