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De Chañaral à Esmeralda

En 2011, le trajet a été sensiblement le même qu’en 2006 à quelques variantes près. Il a déjà été décrit ici : Article RCP
Nous allons encore une fois nous attarder sur les différences.

Après quelques arrêts de Copiapoa serpentisulcata et cinerascens, nous avons pris la direction de la quebrada El Castillo. Autant la dernière fois nous avions pu contourner la chaine qui fermait la piste, là, ce n’est plus possible. Des barrières ferment totalement la vallée. Si on veut continuer, il faut aller à pied.
Pourquoi pas, ça va faire une jolie promenade.
Ca fait un peu rengaine, mais il y a des fleurs partout…. Enfin, sauf sur les cactus.
On trouve sur le fond de la vallée cette petite Asteracée : Chaetanthera limbata

La plante n’est pas grosse et pourtant elle embaume l’air ambiant.

Ou cet Argylia radiata qui essaye de cacher un Copiapoa cinerascens



Nous nous arrêtons devant un vallon perpendiculaire que nous avions visité il y a 5 ans.
Ya pas à dire c’est quand même plus vert …
En 2006 :

En 2011 :


Ce que nous cherchons ce sont les Copiapoa (marginata ssp.) bridgesii, et ils sont plus loin.
Normalement, sur cette colline, là :
Effectivement, ils sont là. Pas en très grand nombre, mais ils sont là. Pour rappel :

264.jpg
En escaladant la colline, je tombe sur celui-ci en compagnie d’un rare Puya boliviensis.


C’est une broméliacée qui, semble t-il, réclame suffisamment d’humidité. On ne la trouvera que dans les zones bien exposés à la Camanchaca et où il pleut encore régulièrement mais toujours en très petit nombre.

On peut difficilement parler de cette vallée sans faire mention des omniprésents Eulychnia saintpieana :



Après avoir rendu visite au site bien connu de Pan de Azucar avec ses Copiapoa columna-alba (site qui, me semble t-il, a été bien abimé par les eaux. J’ai l’impression qu’il y a moins de Copiapoa), nous allons au Mirador.
Encore une fois, nous sommes arrêtés par une barrière. Impossible de passer. Une pancarte nous explique qu’en raison de l’activité solaire ( ??) on ne peut accéder que de 10 à12h et de 15 à 17h. Et il est 13h.
Pas grave, nous irons à Las Lomitas.
Mais rebelote, la piste est fermée par des barrières. Là, les pancartes nous disent que normalement c’est ouvert de 12 à 15h (bien que ce soit plus en altitude…). Mais on ne doit pas être le bon jour…

En 2006, nous avions rejoint Esmeralda en passant par le plateau de Las Lomitas. Cette fois ci, il nous faut rejoindre la panaméricaine (le R5), la remonter sur quelques kilomètres, puis virer vers l’ouest.
Un plan permettra de mieux comprendre. Ce que j’appelle Las Lomitas est signalé sur la carte par cette espèce de palmier vert qui indique le Parc National de Pan de Azucar.


Ca rallonge un peu, mais cela permet de montrer aux jeunes qu’il y a bel et bien un désert au Chili. Un vrai désert sans fleur, sans herbe, ni même de cactus. Rien que des cailloux.
Ils ne voulaient pas nous croire jusqu’à présent.

Sur la piste qui nous mène à Esmeralda, les premiers cactus rencontrés sont des Copiapoa columna-alba et ces Eriosyce rodentiophila… en fleur !

En chemin, nous croisons la piste qui va à Las Lomitas par le nord. Elle aussi est fermée par une barrière.
Pourquoi vouloir aller à Esmeralda ?
Ceux qui pensent pouvoir y trouver un hôtel vont être déçus. Il n’y a rien ici, c’est juste une mine abandonnée.

Il n’y a pas de piste non plus qui mène à Esmeralda, mais le sol est suffisamment dur, plat et praticable pour passer en voiture. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la même idée, il y a des traces de pneus.
Ce lieu tient une place particulière dans le cœur des amateurs de cactus chiliens. 2 portent son nom : Copiapoa esmeraldana et Eriosyce esmeraldana.
On n’y trouve pas le premier, mais bel et bien le second :

Toujours bien camouflé dans les graviers, impossible à voir s’il n’y a pas de fleur ou de bouton :

Voici le même un peu dégagé :

On trouve aussi des Eriosyce taltalensis :


Des Copiapoa longistaminea dont certains vraiment splendides :

Et des Copiapoa grandiflora.

La verdure qu’on voit au pied de la mine est constituée de plantes qui rappellent la salicorne.
L’eau n’est pas loin…. Et, assez étrangement dans ce qui devrait être un désert, les moustiques non plus

Pour les fuir, nous allons dormir plus à l’intérieur, à l’embranchement vers Las Lomitas au milieu des Copiapoa columna alba et des Eriosyce esmeraldana.
Mais il n’y a pas que ça. Comme cet Heliotropium lineariifolium

Peine perdu, il y a des moustiques ici aussi….


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Auteur : Alain
Publié le : 2012/03/31