Les cultivars d'Astrophytum myriostigma

L'espèce myriostigma a également fait l'objet d'une sélection acharnée par les japonais. Le mot Ranpo et plus précisément ranpo-gyoku désigne l'espèce myriostigma (rampo est une erreur de transcription occidentale) . Mais la racine “Ranpo” a souvent disparu dans le nom de cultivars de myriostigma alors que le mot Kabuto est souvent conservé pour les cultivars d'asterias.
A. myriostigma est arrivé au Japon en 1868 (30 ans après sa découverte).
Les cultivars japonais de myriostigma proviennent souvent de l'hybridation entre les différentes variétés de cette espèce (tulense, nudum, strongylogonum, columnare…). Puis la sélection a porté sur des individus dont le floconnage est exagéré, comme le célèbre cv. Onzuka. Des sélections également sur le nombre de côtes (cv. Tao avec 2 côtes), sur la croissance anarchique des côtes (cv. Lotusland), sur la forme géométrique due à des côtes anguleuses rappelant les écailles d'une carapace de tortue (cv. kikkô ou kitsuko), etc….
Les variegatas, monstruosités et cristations sont également très recherchées. Il y a peu de sélections uniquement sur la fleur de myriostigma.


onzuka_3_700.jpgLe plus célèbre cultivar de myriostigma est aussi l'un des plus anciens des Astrophytum. C'est M. Tsutomu Onzuka qui obtient cette sélection au tout début des années 70 dans sa collection au Japon. Ce n'est pas une mutation naturelle obtenue dans la nature, il n'y a pas de plantes équivalentes dans l'habitat d'A. myriostigma. M. Onzuka faisait à l'époque de la sélection sur les myriostigma à 3 côtes, un caractère très instable et recherché par les collectionneurs. On trouve plusieurs versions sur la façon dont a été obtenue ce magnifique cultivar. D'après le très sérieux site de l'astrobase qui retranscrit un article de 1979, le cultivar a été obtenu à partir du croisement d'un myriostigma à 4 côtes (3 côtes à l'état juvénile puis ayant rajouté une côte en vieillissant, comme c'est malheureusement souvent le cas…) avec un myriostigma à 3 côtes (qui rajoutera lui aussi une 4ème côte plus tard). Parmi les semis, l'un d'entre-eux présente de grands flocons blancs sur l'épiderme. Quelques années plus tard en 1976, il croise ce curieux myriostigma à grands flocons blanc avec son parent à 4 côtes (dans ce croisement il aurait utilisé aussi un autre myriostigma sélectionné pour son floconnage développé). Il obtient des centaines de semis, dont 5 % des individus présentent de gros flocons blancs. Il donne son nom à ce splendide cultivar dont la commercialisation débutera dès 1979. On trouve une autre version sur le site japonais Nekoya. Ce cultivar aurait été obtenu suite à une série de croisements entre myriostigma à 3 côtes et myriostigma à 4 côtes nudum. Il est intéressant d'observer la photo des premiers semis dont est issu le cultivar Onzuka ainsi que l'un de ces semis 20 ans plus tard. Mais au Japon, les parents utilisés pour la sélection des cultivars de myriostigma sont souvent déjà des variétés (strongylogonum, nudum…), et non pas l'espèce type. Pour le cultivar Onzuka, son port colonnaire provient certainement de la variété tulense, un caractère qui devait être présent chez l'un de ses parents.

Description

Sa forme à 4 côtes avec une tendance à devenir colonnaire est un héritage de ses parents. Mais on trouve aussi de fréquents Onzuka à 5 côtes et de rares individus à 3 côtes (évidemment très recherchés!)

Sa floraison est identique à l'espèce type mais assez tardive et moins abondante. Fructification plus aléatoire. C'est son floconnage qui fait la particularité de ce cultivar. De grands points blancs recouvrent l'ensemble de l'épiderme de la plante. Comme pour le Super Kabuto, ce caractère n'est pas très stable, on trouve différents types de floconnage chez Onzuka. Les plus recherchés sont les marques blanches en forme de V au niveau des aréoles, prenant parfois une couleur brun-orangé. Le floconnage peut aussi être plus ou moins dense sur l'épiderme, il peut aussi s'aligner en lignes horizontales (la forme zebra) et même parfois être pelucheux.

Onzuka (Georges Marchand) Onzuka (Johan Parent)
onzuka_1_150.jpg ASCII onzuka_3_150.jpg onzuka_4_150.jpg onzuka_5_150.jpg


onzuka-03b.jpgLe floconnage est tellement dense que la plante devient toute blanche et pelucheuse.

On retrouve son équivalent chez Astrophytum asterias cv. snow kabuto.

(semis A. Laroze) ^ Semis 2 ans \
(chez A. Laroze) ^ Onzuka très floconneux \
(cv. abekobe?) \
(chez Cactusprod) ^

onzuka-04a.jpg onzuka-03a.jpg onzuka-06a.jpg
curieuse croissance sur
le semis d'onzuka à droite.
(chez F. Durand)
magnifique potée
(chez P. Richaud)
onzuka-05a.jpg onzuka-02a.jpg


ball_700.jpgComme son nom l'indique, ce myriostigma cv. onzuka a une forme de boule , aucune côtes n'est visible.

D'une croissance très lente, on préfèrera le greffer.

Cette forme reprendra avec le temps une forme classique en développant des côtes.

(collection sandro MICALLEF) ^^

ball_150.jpg ball_2_150.jpg
cv. onzuka ball
(collection sandro MICALLEF)
ball_3_150.jpg ball_4_150.jpg


lotusland_1_700.jpgCe cultivar de myriostigma est une forme monstrueuse dont chaque aréole se trouve au bout d'une protubérance.

Les côtes deviennent difficiles à distinguer, mais en vieillissant, ce cultivar reprend une croissance normale à 5 côtes et va produire des rejets caractéristiques du Lotusland tout en gardant des côtes marquées comme le caractère kikkô.

Malgré de rares floraisons, la plante reste stérile, la multiplication végétative s'impose.

Les probables boutons peuvent se transformer au cours de leur formation en rejets.

quelques petits aiguillons noirs persistent \
(chez JL Billouet) ^^ (Johan Parent) ^

lotusland-03a.jpg lotusland-02a.jpg lotusland_2_150.jpg
(Georges marchand) Lotusland greffé ayant tendance
à reprendre une croissance normale
(Yann Cochard)
lotusland_1_150.jpg lotusland-01a.jpg


kikko_1_700.jpgSynonymes: kitsuko ou kitsukow

Ce cultivar a la particularité de prendre une forme géométrique, hexagonale, ressemblant au dessin d'une écaille de tortue lorsque la plante est vue de dessus (d'où son nom). La ligne de côte présente comme un étranglement avant chaque nouvelle aréole. Les cultivars kikkô sont souvent à épiderme nudum.

Le caractère “kikkô” peut parfois être associé à d'autres étrangetés, comme des formes variegata et

Certains présentent le cv. Lotusland comme un kikkô.

Retrouvez aussi le caractère kikkô chez A. asterias, coahuilense et ornatum, cliquez sur les liens ci-dessous :

Astrophytum asterias cv. kikkô

Astrophytum coahuilense cv. kikkô

Astrophytum ornatum cv. kikkô

(Collection Pieter Colpaert) ^ cv. kikkô \
(Collection Pieter Colpaert) ^ cv. kikkô \
( collection johan PARENT ) ^

kikko_1_150.jpg kikko_2_150.jpg kikko_2_150.jpg
cv. kikkô joker hat
(collection johan PARENT)
cv. kikkô milky way
(collection johan PARENT)
kikko_joker_hat_1_150.jpg kikko_milky_way_1_150.jpg
cv. kikkô deep tubercule
(collection johan PARENT)
cv. kikkô koh-yo
(collection johan PARENT)
cv. kikkô koh-yo
(collection johan PARENT)
cv. kikkô onzuka
(collection johan PARENT)
cv. kikkô
(collection johan PARENT)
kikko_nudum_deep_tubercule_1_150.jpg kikko_nudum_kohyo_2_150.jpg kikko_nudum_kohyo_3_150.jpg kikko_onzuka_1_150.jpg kikko-nudum_4_150.jpg


swaroski_700.jpg


Ce cultivar est une variante du cv. kikkô et se caractérise par des tubercules bien marqués qui possèdent chacuns des lignes qui les fait ressembler à des prismes ou des cristaux donnant un très bel effet graphique.

(Collection Flavio Agrosi) ^ cv. kikkô swaroski \\
(collection flavio AGROSI) ^^

swaroski_150.jpg swaroski_2_150.jpg

hanakago_700.jpgSynonyme: hanakayo


Le nom hanakago désigne également au Japon l'Aztekium ritteri.

C'est un cultivar sélectionné récemment au Japon au début des années 90.

La plante presque nudum a un aspect plissé, presque “ fripé ” rappelant la forme d'un aztekium ritteri.

On peut y voir une forme extrême du cv. fukuryu.

(Collection Johan Parent) ^ cv. hanakago \
(collection flavio AGROSI) ^^

fukuryu-hanakago_150.jpg hanakago_150.jpg hanakago_2_150.jpg
cv. hanakago
(collection flavio AGROSI)
hanakago_3_150.jpg


fukuryu_2_700.jpgFukuryû indique la présence de côtes supplémentaires.


La plante développe des protubérances, comme des débuts de côtes, mais non pas depuis l'apex comme il peut arriver avec des côtes avortées, mais sur les faces latérales des côtes déjà existantes.

Retrouvez ce caractère chez A. ornatum :

Astrophytum ornatum cv. fukuryû

(Pieter Colpaert) ^ cv. Fukuryû \
(Georges Marchand) ^^

fukuryo_150.jpg fukuryu_1_150.jpg fukuryu_2_150.jpg
cv fukuryû haku jo
(carlo & daniele MONGIAT)
fukuryu_haku-jo_150.jpg fukuryu_haku-jo_nudum_150.jpg
cv. fukuryû
(collection johan PARENT)
cv. fukuryû hakuun
(collection johan PARENT)
cv. fukuryû variegata
haku jo japan
(collection johan PARENT)
cv. fukuryû hekiran
(carlo & daniele MONGIAT)
fukuryu_4_150.jpg fukuryu_5_150.jpg fukuryu_hakuun_1_150.jpg fukuryu_variegata_hakujo_japan_1_150.jpg fukuryu_hekiran_150.jpg


fukuryo_tricostatum_2_700.jpgNe pas confondre avec le cv. fukuryû.


La plante développe des pseudo-côtes entre ses côtes normales, elles sont comme happées par ces dernières et ne présentes pas d'aréoles.

Il arrive souvent qu'en vieillissant il s'avère que ce sont de réelles côtes qui ont mis du temps à redémarrer de l'apex, cela arrive surtout lorsque les plantes ont un nombre de côtes inférieures à l’espèce type ( 5 côtes ).

Retrouvez ce caractère chez Astrophytum asterias cv. fukuryo.

(collection johan PARENT) ^^ cv. fukuryo nudum \
(collection johan PARENT) ^

fukuryo_tricostatum_150.jpg fukuryo_tricostatum_2_150.jpg fukuryo_nudum_150.jpg
cv. fukuryo
(collection johan PARENT)
fukuryo_150.jpg fukuryo_2_150.jpg


polycephala_700.jpgSynonyme: columnare Huboki

La plante développe de nombreux petits rejets (ce qui est inhabituel chez les Astrophytum) très prolifiques de couleur vert et dont les flocons blancs sont regroupés par tâches ou alignés horizontalement.

Cultivar assez fréquent en jardinerie.

Attention à la confusion avec le cv. hakkun.

(collection HENRI BERTRAND) ^^ cv. huboki \
(collection pieter COLPAERT) ^

huboki_150.jpg polycephala_150.jpg huboki_2_150.jpg
Huboki très prolifique
sur cette greffe
(chez Flav34)
Forme monstrueuse d'huboki
sur racines
(chez JL Billouet)
huboki-01a.jpg monstr-01a.jpg


myrios-polycephala2b.jpgSynonymes: A. myriostigma fma. polycephala, A. myriostigma v. columnare fma. polycephala ou encore cv. minima


Ce cultivar a le même port que le cv. huboki à la différence qu'il ne possède pas de tâche mais un floconnage régulier, sans tâches.

(chez JL Billouet) ^ cv. hubuki non greffé ^

myrios-polycephala1a.jpg myrios-polycephala2a.jpg


sazanami_700.jpgLes côtes de la plante s'ondule verticalement comme un effet de vaguelettes.

(Pieter Colpaert) ^ cv. sazanami \\
(collection jerome INGLES) ^ cv. sazanami variegata \\
(collection Kartiko Ismartoyo) ^

sazanami_150.jpg sazanami_150.jpg sazanami_5_150.jpg
cv. sazanami
(collection ferdinand VEECKMAN)
sazanami_2_150.jpg sazanami_3_150.jpg


ooibo_2_700.jpgLa plante développe des grosses aréoles.


Retrouvez ce caractère chez Astrophytum asterias cv. ooibo

(carlo & daniele MONGIAT) ^^

fukuryu_ooibo_150.jpg ooibo_2_150.jpg


rensei_2_700.jpgLes plantes possédant ce caractère ont des aréoles très rapprochées ce qui leur donne l'aspect d'une ligne continue comme une chaine d'aréoles.

Les aréoles peuvent être également rougeâtre et dans ce cas “red” est ajouté au nom.

Retrouvez ce caractère ches Astrophytum asterias cv. rensei.

(collection johan PARENT) ^ cv. rensei nudum \
(collection johan PARENT) ^ cv. rensei onzuka \
(collection johan PARENT) ^

rensei_150.jpg rensei_2_150.jpg rensei_onzuka_150.jpg
cv. rensei red onzuka
(collection johan PARENT)
rensei_red_onzuka_150.jpg rensei_red_onzuka_2_150.jpg


hakujo_4_700.jpgTout comme l'Echinopsis du même nom, les Astrophytum myriostigma cv. haku-jo possèdent des lignes laineuses sur toute la longueur de leurs côtes.

Ces lignes, contrairement aux cv. rensei, ne sont pas constituées que d'aréoles.

(carlo & daniele MONGIAT) ^^^

hakujo_150.jpg hakujo_2_150.jpg hakujo_3_150.jpg
cv. haku-jo hakuun
(collection johan PARENT)
cv. haku-jo fukuryû hanakago
(collection johan PARENT)
hakujo_4_150.jpg hakujo_5_150.jpg
cv. haku-jo fukuryû
(collection johan PARENT)
cv. haku-jo
(collection johan PARENT)
cv. haku-jo fukuryû
(collection sandro MICALLEF)
hakujo_6_150.jpg hakujo_8_150.jpg hakujo_7_150.jpg hakujo_9_150.jpg hakujo_10_150.jpg


yoroi_700.jpgSubtil mélange entre le cv. kikkô et le cv. fukuryû, Yoroi signifiant armures, le créateur fait notamment référence aux épaulettes des armures des samouraï .

(collection johan PARENT) ^

yoroi_150.jpg


ASCIICe cultivar se caractérise principalement par la présence de stries sur les côtes juste au niveau des aréoles.

(Chez Alain MOUCHEL) ^^^

ASCII ASCII ASCII


koh-yo_2_700.jpgRetrouvez ce caractère chez asterias :

Astrophytum asterias cv. koh-yo

Ces plantes présentent des tâches sans chlorophylle plus ou moins grandes sur l'épiderme. Ils ont donc une couleur panachée vert-jaune-rouge rappelant la couleur que prennent les feuilles d'érable à l'automne (d'où le nom japonais). Mais la caractéristique du cv. koo-yo est la variation de couleurs en fonction des saisons, par exemple de orange foncé en hiver à jaune pâle en été. Pendant sa période de croissance, ce cultivar peut avoir un aspect (presque) ordinaire et prendra sa couleur jaune-rouge pendant sa période de repos. Ne pas confondre avec les cactus variegatas qui conservent leur couleur panaché quelque soit la saison.

(Collection Pieter Colpaert) ^ cv. Koh-yo \
(Collection Alain Laroze) ^ cv. koh-yo orange \
(carlo & daniele MONGIAT) ^

koh-yo_150.jpg koh-yo_2_150.jpg koh-yo_orange_150.jpg
cv. koh-yo rainbow
(carlo & daniele MONGIAT)
cv. koh-yo violet
(carlo & daniele MONGIAT)
koh-yo_rainbow_150.jpg koh-yo_violet_150.jpg
cv. koh-yo yellow
(carlo & daniele MONGIAT)
cv. kikkô koh-yo
(carlo & daniele MONGIAT)
cv. koh-yo
(collection johan PARENT)
jeune koh-yo nudum
et avec floconnage
(carlo & daniele MONGIAT)
koh-yo-yellow_150.jpg kikko_koh-yo-peach_ball_form_150.jpg kikko_koh-yo_variegata_150.jpg kohyo_zebra_nudum_1_150.jpg koh-yo_jeune_150.jpg


hakuun-01b.jpgSynonyme: cv. tukae

Retrouvez ce caractère chez cahuilense et ornatum :

Astrophytum coahuilense cv.hakuun

Astrophytum ornatum cv. hakuun

Un magnifique cultivar avec de grandes taches blanches sur l'épiderme. Hakuun en japonais signifie nuage blanc. Cette étrange mutation serait due à un virus, mais cette hypothèse ne fait pas l'unanimité chez les spécialistes. On trouve plusieurs aspects de ce cultivar hakuun, il semble même qu'il puisse y avoir des confusions avec le cv. huboki. Le mot hakuun pourrait aussi être utilisé pour certains cultivars d'autres espèces d'Astrophytum (à confirmer?). On trouve également ce cultivar sous le nom de Tukae qui est un mot thailandais signifiant le gecko (lézard), il s'agit de la même plante.

Belle série d'hakuun greffés. Hakuun signifie en japonais “nuage blanc” (chez JL Billouet)
hakuun-03a.jpg hakuun-02a.jpg hakuun-01a.jpg
cv. hakuun
( chez alain MOUCHEL)
cv. fukuryû hakuun
(collection johan PARENT)
hakuun_quadricostatum_150.jpg fukuryu_hakuun_1_150.jpg


costa_700.jpgGénéralement à épiderme nudum, d'une belle couleur vert-bleu argentée.

Le corps est parcouru de plis horizontaux partant de chaque aréole, lui donnant un aspect ridé, cannelé.

(collection aurore GAGNAIRE) ^

costa_150.jpg


mottles_700.jpgPrésente des zones nudum et des zones avec flocons, souvent confondu avec hakuun.

(Collection Pieter Colpaert) ^^

mottles_150.jpg mottles_150.jpg


laimake_2_700.jpgCultivar assez rare, il semblerai que ce soit une forme de A. myriostigma ssp. tulense avec le caractère du cv. hakuun mais néanmoins différent car les tâches forment des bandes linéaires plutôt que clairsemées.

greffé (chez A. Mouchel) ^ cv. laimake \\
(collection HENRI BERTRAND) ^ cv. laimake \\
(collection ferdinand VEECKMAN) ^

laimake01a.jpg laimake_150.jpg laimake_2_150.jpg


suminagasi_700.jpgCultivar extrêmement rare, sa particularité est d'avoir un épiderme nudum marbré. Dérivé de suminagashi, littéralement “encre qui flotte sur l'eau en mouvement” qui est une technique de marbrure sur papier japonais (voir sur wikipedia).

(collection Flavio Agrosi) ^

suminagasi_150.jpg

Variegata


variegata-01b.jpgvariegation.jpg

Les plantes variegata présentent des panachages de couleurs sur la tige, qui associent du vert et du blanc à un assortiment de couleurs chaudes qui peut aller du jaune, rose au rouge foncé. Certaines de ces couleurs peuvent varier d’une plante à l’autre, être absentes, ou bien varier au cours du temps.


Trois types de tissus au niveau de l’épiderme des plantes sont responsables de ces panachages de couleurs, qui varient par la présence ou l’absence de 2 types de pigments :

* Chlorophylle : c’est le pigment bien connu responsable de la photosynthèse, et qui donne la couleur verte des plantes. Il existe 2 sortes de chlorophylle, l’une vert-jaune et l’autre vert-bleu.
* Bétalaïnes : ce sont des pigments qui, en temps normal, ne sont synthétisés en grandes quantités que dans les fleurs des cactées, et qui leur donnent leurs couleurs chaudes. Les différentes molécules de bétalaïnes ont des tons jaunes, orangés ou rouges. Mais chez certaines cactées, ces pigments sont aussi synthétisés en grandes quantités dans les tiges : les plantes prennent alors des couleurs jaune à rouge.

La couleur d'une plante est la résultante de la combinaison des différents pigments, qui sont présents ou absents dans les tissus.

  • Absence de pigment : chez certaines plantes des portions plus ou moins étendues de la tige ne synthétisent pas de chlorophylle, ni de bétalaïne. En absence de pigment la surface de ces plantes a alors une couleur blanc-crème plus ou moins jaunâtre. Sans chlorophylle une plante ne peut pas pousser, et une surface dépigmentée trop étendue ne permet pas la croissance de la plante.

Ces 3 types de tissus colorés ou décolorés, ou seulement 2 d’entre eux, se côtoient chez certaines plantes, ce qui leur donne le caractère variegata (voir le schéma). La présence des pigments peut varier au cours des saisons, et ils peuvent se superposer sur la plante, ce qui donne des teintes plus ou moins foncées, allant parfois jusqu’à une couleur presque noire quand des bétalaïnes rouges foncées sont associées à un tissu chlorophyllien vert.


Il ne faut pas confondre variegata et koh-yo; les variegata ne changent pas de couleur selon les saisons, les cv. koh-yo oui !



^ Manque de chlorophylle sur ces myriostigmas, \
greffage souvent indispensable \
(chez Cactusprod) ^^ Jeune myriostigma tricostatum \
zébré de jaune et rouge ^^

variegata-03a.jpg variegata-02a.jpg variegata-05a.jpg variegata-04a.jpg Astrophytum myriostigma variegata
(collection Leveque Maxime)
ASCII ASCII ASCII

Les cristations


Un article plus complet en cliquant sur ce lien


La forme cristée du cultivar onzuka greffé (chez Cactusprod)

Les cactées cristées perdent leurs formes sphériques ou colonnaires et adoptent des formes caractéristiques en éventail (on parle alors de fasciation), en « crête de coq », ou qui ressemblent aux circonvolutions d’un cerveau.


Le méristème apical (zone de multiplication cellulaire de la plante), dans son mode de croissance « classique », contient des milliers de cellules en multiplication continuelle dont les cellules filles se repartissent autour de l’apex suivant une symétrie radiale pour former la tige.
\
La cristation correspond à un changement de symétrie qui, de radiale, devient bilatérale. Les cellules filles produites se répartissent des 2 cotés d’une ligne de multiplication : le méristème n’est plus punctiforme mais linéaire, et cette ligne s’allonge progressivement. La crête formée par la cristation finit par se déformer en circonvolutions au fur et à mesure que le méristème linéaire s’allonge.

Il semblerait que les cristations affectent toujours le méristème apical, et favorisent l’inactivation des méristèmes latéraux, au niveau des aréoles.

Les cristations augmentent la surface de la plante et favorisent donc la photosynthèse. Les plantes cristées ont une croissance plus rapide, mais elles fleurissent plus difficilement.

A ce jour les raisons des cristations ne sont pas établies, mais on connaît les principaux agents ou facteurs qui les causent : des facteurs génétiques, des infections, des facteurs environnementaux, ou des lésions mécaniques ou chimiques.

Ces causes se recoupent les unes avec les autres dans leurs effets, et brouillent les pistes sur les raisons des cristations.

Les cristations ne peuvent pas être assimilées à un cancer, et la multiplication cellulaire n’y est pas anarchique et incontrôlée. Elles correspondent plutôt à un mode de croissance de la plante différent du mode classique.

Beaucoup de cristations sont parfaitement réversibles, et leur durée dans le temps peut être très variable.

Avec le temps, et l’allongement du méristème linéaire, la croissance de la cristation devient moins active. La croissance cellulaire le long du méristème linéaire est souvent très variable, et il est fréquent que la ligne de croissance de la cristation se fragmente et reforme des méristèmes punctiformes qui reprendront une croissance radiale classique : la plante, ou des parties, reprend des tiges « normales ».

Le caractère héréditaire des cristations varie aussi entre taxons, ainsi que d’un type de cristation à un autre : les graines issues de certaines plantes cristées donnent de nombreuses plantes cristées, alors que chez d’autres, les graines ne produisent pas plus de plantes cristées que ce qui peut être obtenu à partir d’une plante « normale ».

^ La forme cristée du cultivar onzuka greffé \
(chez Cactusprod) ^ A. myriostigma cristata \
(chez fabrice MERLET) ^ A. Myriostigma cristata cv. hakuun \
(collection pieter COLPAERT) ^ A. myriostigma cristata \
(collection ferdinand VEECKMAN) ^

onzuka-cristata-02a.jpg cristata_150.jpg cristata_2_150.jpg cristata_3_150.jpg


Si vous connaissez ou reconnaissez certains de ces inconnus, merci de nous contacter pour qu'ils trouvent leur place parmi les nombreux noms de cultivars !

cv. Floculosa-Turky
greffé (chez Cactusprod)
Cultivar inconnu
(chez P. Richaud)
A.N.I.
(collection Tomás DUBEN)
floculosa-turky-01a.jpg inconnu-01a.jpg ani_150.jpg


Ci-dessous vous retrouverez des cultivars qui ne sont pas encore illustrés, peut être du fait que certains noms soient douteux ou encore introuvables sur la toile ! Si vous avez des informations ou des photos de ces plantes, n'hésitez pas à nous contacter, merci.

cv. Maiden's blush


C'est un myriostigma nudum dont le corps d'un aspect brillant mélange les tons vert et mauve. En photo chez Catus-Art.

cv. Tetsusabi


Tetsusabi désigne la couleur rouille en japonais. En effet, le corps de ce cultivar est panaché de rouille et de vert. Ce myriostigma est également nudum, sans flocons.

cv. Seiji


Seiji signifie de couleur céladon, vert-pâle. C'est la couleur de ce myriostigma nudum.

cv. Otakar Sadovsky


Pas d'informations sur ce cultivar ?? Otakar Sadovski est un botaniste tchèque qui a travaillé sur les astrophytum dans les années 70-80. J'ai juste semé quelques graines de ce cultivar venant d'un producteur allemand Bercht au printemps 2005. A ce stade il est difficile de distinguer les caractères particuliers de ce cultivar, pour le moment 5 côtes, forme classique, faible floconnage.

cv. Tao


Il s'agit d'un très rare myriostigma à seulement 2 côtes. Cette forme bicostata n'existe pas dans la nature, c'est bien une obtention horticole. Très instable, le myriostigma aura tendance à développer une côte supplémentaire, voir plusieurs en vieillissant. Tout le challenge sera de le maintenir à ce stade… Il porte le nom de Tao à cause de sa ressemblance avec le symbole du Yin et du Yang.