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Britton et Rose

The Cactaceae

Pas de copyright (domaine public)

:plate2a_2_10.jpg Merci à la Carnegie Institution (et à John Strom) d'avoir autorisé la distribution de cette version électronique.
La Carnegie Institution ne saurait être tenue responsable des erreurs contenues dans les fichiers et des conséquences de celles-ci.
Pour les amateurs du continent américain, les livres peuvent être importés depuis ici


C'est un des ouvrages de référence. Nous proposons ici l'édition originale (1919-1923) avec ses planches en couleur.
Une présentation détaillée est disponible ci-dessous.

Volume 1 (Pereskiopsis, Pterocactus, Nopalea, Tacinga, Maihuenia, Opuntia)

Volume 2 (Monvillea, Cephalocereus, Espostoa, Browningia, Stetsonia, Escontria, Corryocactus, Pachycereus, Leptocereus, Eulychnia, Lemaireocereus, Erdisia, Bergerocactus, Leocereus, Wilcoxia, Peniocereus, Dendrocereus, Machaerocereus, Nyctocereus, Brachycereus, Acanthocereus, Heliocereus, Trichocereus, Jasminocereus, Harrisia, Borzicactus, Carnegiea, Binghamia, Rathbunia, Arrojadoa, Oreocereus, Facheiroa, Cleistocactus, Zehntnerella, Lophocereus, Myrtillocactus, Neoraimondia, Hylocereus, Wilmattea, Selenicereus, Mediocactus, Deamia, Weberocereus, Werckleocereus, Aporocactus, Strophocactus)

Volume 3 (Echinocereus, Austrocactus, Rebutia, Chamaecereus, Lobivia, Echinopsis, Denmoza, Ariocarpus, Lophophora, Copiapoa, Pediocactus, Toumeya, Epithelantha, Neoporteria, Arequipa, Oroya, Matucana, Hamatocactus, Strombocactus, Leuchtenbergia, Echinofossulocactus, Ferocactus, Echinomastus, Gymnocalycium, Echinocactus, Homalocephala, Astrophytum, Eriosyce, Malacocarpus, Hickenia, Frailea, Mila, Sclerocactus, Utahia, Discocactus, Cactus)

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Volume 4 (Ancistrocactus, Thelocactus, Neolloydia, Mamillopsis, Cochemiea, Coryphantha, Neobesseya, Escobaria, Bartschella, Pelecyphora, Phellosperma, Dolichothele, Solisia, Neomammillaria, Zygocactus, Epiphyllanthus, Schlumbergera, Epiphyllum, Disocactus, Chiapasia, Eccremocactus, Nopalxochia, Wittia, Erythrorhipsalis, Rhipsalidopsis, Pfeiffera, Acanthorhipsalis, Pseudorhipsalis, Lepismium, Hatiora, Rhipsalis).


A gauche: Nathaniel Lord Britton. A droite: Josef Nelson Rose à 23 ans en 1885 (Photo courtesy of the Robert T. Ramsay, Jr. Archival Center at Wabash College. Thanks to Elizabeth Swift)

Présentation détaillée

Par Pierre Fontaine

L'un des ouvrages les plus importants du 20ème siècle dans la littérature des plantes succulentes est sans conteste, l'ouvrage américain The Cactaceae paru en anglais à la fin de la première guerre mondiale.

En effet malgré l'existence de documents remarquables sur les Cactées, on ne disposait jusqu'à cette date, que de travaux épars sans une vue d'ensemble et surtout exhaustive de la question.

À l'aube du 20ème siècle le monde cactophile se basait sur les travaux du botaniste allemand Karl Moritz Schumann (1851-1904) dont le fameux ouvrage Gesamtbeschreibung der Kakteen (Monographia Cactacearum) publié de 1898 à 1903 liait les questions de classification à celles des répartitions géographiques, en proposant 21 genres de Cactées pour 672 espèces.

Constatant ces lacunes et certains désordres, la Fondation Carnegie proposa en 1912 à deux brillants spécialistes de ces questions Joseph Nelson Rose (1862-1928) et Nathaniel Lord Britton (1846-1924) de s'attaquer à l'inventaire des Cactées des USA.

Par la suite cette proposition fut étendue par le directeur du Jardin Botanique de New York : Daniel Mac Dougal en vue de couvrir la totalité des Cactées connus dans le monde. Les conséquences de cette extension furent considérables, car il devint alors nécessaire pour l'équipe en charge du magistral projet, de balayer tous les lieux où l'on trouvait des Cactées de part le monde, et d'examiner tous les documents herbiers échantillons plantes en culture etc. accumulés depuis des siècles, afin de comparer et recouper les informations, puis d'en faire la synthèse.

Cette extension n'a été possible que grâce aux ressources de la Fondation Carnegie permettant le recrutement d'une équipe pluri disciplinaire, techniquement apte et crédible à remettre en cause scientifiquement les conclusions historiquement admises jusqu'à cette époque. À titre d'exemple on trouve au NYBG (New York Botanical Garden) et à Washington des planches d'herbier avec le tampon : Examined for The Cactaceae Carnegie institution of Washington.

Le résultat de ces travaux fut la publication de juin 1919 à décembre 1923 de 4 volumes d'une monographie The Cactaceae dont la classification ne fut pas acceptée immédiatement par les tenants des travaux antérieurs. En effet bien que reprenant la division en 3 tribus de Schumann : Pereskiae, Opuntiae, et Cereae, le nombre d'espèces avait doublé passant de 672 à 1235 et le nombre de genres porté de 21 à 120, avait sextuplé !

Une des caractéristiques principales de ces travaux est la description minutieuse des espèces ayant conduit les auteurs à la création de nombreux genres mono spécifiques. On doit donc ranger Britton et Rose parmi les Splitters (comme Curt Backeberg ultérieurement), c'est-à-dire des botanistes ayant tendance à diviser à l'extrême les espèces quitte à créer de nombreux genres. On oppose les Splitters aux Lumpers plutôt favorables aux regroupements d'espèces dans un nombre plus réduit de genres. La vérité etant probablement entre les deux, mais comment parler de vérité, dans la question si artificielle du niveau taxonomique de genre…

Dans leur ouvrage ils ont établi 48 nouveaux genres dont la plupart n'est plus utilisé par les botanistes d'aujourd'hui : Echinomastus, Hamatocactus, Machaerocereus, Nopalxochia, Lobivia, Wilmattea, Deamia, Mediocactus, Chiapasia, Rhipsalidopsis, Monvillea, Chamaecereus, Zehntnerella, Erdisia, Neoporteria, Hickenia, Utahia, Toumeya, Neobesseya, Neomammillaria, Phellosperma, Solisia, Homalocephala ont été submergé par d'autres genres, tandis que Escobaria, Ferocactus, Sclerocactus, Strombocactus, Arrojadoa, Browningia, Pseudorhipsalis, Dendrocereus, Jasminocereus, Stetsonia, Brachycereus, Denmoza, Matucana, Espostoa, Leocereus. Facheiroa, Mila, Copiapoa, Neoraimondia, Corryocactus, Austrocactus, Frailea, Quiabentia, Tacinga, Oroya ont survécu aux révisions taxonomiques.

De plus en complément à ce développement de nouveaux genres, les auteurs (surtout Britton) très imprégnés du Code américain de nomenclature (ex Code Rochester), qu'ils prétendaient imposer, retinrent un principe d'antériorité un peu trop dogmatique, rangeant par exemple toutes les (150 espèces) de Mammillaria en Neomammillaria au prétexte que le taxon de genre de Mammillaria avait déjà été utilisé pour un genre d'Algae, bien avant son emploi en 1812 par Adrien Hardy Haworth pour établir le genre actuel de Mammillaria. Il fallut attendre 1930 pour qu'un Congrès International de Botanique revienne au nom d'usage de Mammillaria.

À côté de ces descriptions botaniques minutieuses et de la présentation quasi exhaustive des informations connues à l'époque, de l'existence de clefs de répartition des espèces, l'ouvrage est exceptionnel par la qualité des illustrations tant en noir et blanc qu'en couleur. En complément des 1100 dessins à la plume et photographies noir et blanc on trouve une série de 107 planches couleur (aquarelles) tout à fait intéressantes, dues essentiellement à la plume de Mary Eaton (1873-1961) peintre botanique britannique du NYBG de 1911 à 1937.

Ces planches illustrent le plus souvent seulement les fleurs et les fruits sans présenter les plantes dans leur ensemble in habitat, domaine réservé à la photographie. On comprend bien les instructions données à Mary Eaton pour la réalisation de ces planches, sachant que les travaux de reclassification de Britton et Rose étaient essentiellement basés sur la morphologie des pièces florales.

L'ouvrage s'imposa progressivement : d'une part grâce à son caractère encyclopédique nouveau pour l'époque, à la qualité technique du travail scientifique, à la beauté des illustrations couleurs et aussi parce que soutenu par les fonds de Andrew Carnegie (1835-1919) il put être largement distribué gratuitement dans les bibliothèques.

Une fois l'Europe convaincue dans les années 30, on constata un renouveau d'intérêt pour les Cactées tant au niveau des amateurs, des professionnels et des botanistes, preuve incontestable de l'utilité d'une telle synthèse.

On trouve dans le commerce des livres d'occasion ou en bibliothèque non seulement l'édition originale en 4 volumes de 1919-1923, mais aussi une seconde édition de 1937 (avec incorporation de mises à jour) (collection ISSN 0099-4936 ; n° 248) toutes deux du Carnegie Institution of Washington. Par la suite l'éditeur US Dover édita en 1963 l'ensemble en 2 volumes (ISBN 0-486-211191-6) mais avec les planches couleurs reproduites en noir et blanc rendant l'ouvrage accessible pour un prix raisonnable. On trouve aussi les planches couleurs découpées et isolées présentées sous forme de gravures.

Texte initialement publié dans la revue Succulentes numéro 3/2008, reproduit ici avec l'accord de l'auteur.


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