Glaziou, Auguste François Marie

1828 - 1906
Paysagiste et botaniste français qui accomplit la majeure partie de sa carrière au Brésil où il marqua durablement l’art des jardins, principalement à Rio de Janeiro, et collecta de nombreuses plantes.
Né le 30 août 1828 à Lannion, en Bretagne, d’un père jardinier et d’une mère cuisinière, il obtient son diplôme d’ingénieur à Paris où il suit également les cours de botanique au Muséum d’Histoire Naturelle. Il part ensuite à Bordeaux pour rénover la promenade publique de cette ville. C’est là qu’il rencontre sa future femme qu’il épouse en 1856. Ils ont leur premier enfant en 1857.
En 1858 Glaziou part au Brésil. Il amène dans ses bagages le concept des parcs et jardins du Second Empire français qui reproduit symboliquement la nature avec des allées sinueuses, des rochers artificiels et des lacs faisant miroir. Mais il va rapidement l’adapter en s’inspirant des rochers si particuliers de la région de Rio de Janeiro, en utilisant l’important réseau hydrologique et en y introduisant les plantes locales pour aboutir à un véritable concept de jardin tropical brésilien qui s’imposera dans ce pays.
Nommé directeur des parcs et jardins de Rio de Janeiro par l’empereur du brésil Dom Pedro II, l’une de ses premières réalisations, de 1860 à 1862, est la rénovation de la célèbre promenade publique de Rio, alors rectiligne et baroque, qu’il remodèle entièrement autour d’un relief artificiel avec une cascade alimentant une rivière sinueuse et se jetant dans un lac avec une île. Suivront de nombreuses créations et transformations de parcs et jardins au rang desquels ceux de la Quinta da Boa Vista, la résidence impériale. Il s’occupera également de la reconstitution du revêtement forestier des mornes de la ville.
Dans sa recherche de flore locale à introduire dans ses jardins, il herborise intensivement, d’abord autour de Rio de Janeiro, collaborant avec la section de botanique du Musée National, puis de plus en plus loin, dans le sud du Minas Gerais, à São Paulo, Espirito Santo et Goiás, en profitant notamment de la création de nouvelles lignes de chemins de fer. Glaziou obtient du Congrès brésilien le financement de la poursuite du Flora brasiliensis de Martius, ce qui assure la continuité des publications après la mort de ce dernier en 1869. Glaziou cosignera également avec Antoine Laurent Apollinaire Fée (1789-1874), le "Cryptogames vasculaires (Fougères, lycopodiacées, hydroptéridées, équisétacées) du Brésil" (1869-1873) en 2 volumes.
Il coordonne alors toute une équipe de collecteurs, mais c’est de là que viendront certaines critiques modernes, car il s’attribue la collecte de plantes qu’il n’a vraisemblablement pas collectées lui-même, avec des indications de leur lieu d’origine erronée. C’est ainsi qu’il indique la Serra de São José comme lieu de collecte d’une plante identifiée par K. Schumann comme Consolea rubescens mais qui se révélera être une première collecte de Tacinga braunii, alors que cette plante ne pousse pas dans la zone assez humide du sud du Minas Gerais indiquée par Glaziou.
La révolution de 1889 qui renverse l’empereur du Brésil le trouve en France où il crée, au pied du pilier ouest de la Tour Eiffel, un jardin tropical autour du pavillon brésilien pour l’exposition universelle. Il voyage en Europe pour visiter les institutions scientifiques avec lesquelles il collabore et s’entretient à Cannes avec l’empereur déchu qui le convainc de retourner au Brésil. Il y assurera la fonction de directeur des jardins publics, arborisations et forêts de Rio de Janeiro de 1893 jusqu’à sa retraite le 7 mai 1897.
Il retourne alors en France et s’établit à Bouscat, près de Bordeaux, où le climat clément lui permet de continuer à cultiver ses plantes tropicales. Il y classe ses notes et son herbier personnel, dont, en 1903, il cède une partie au Jardin Botanique de Bordeaux, une autre partie au Musée National de Rio de Janeiro, le reste étant donné post mortem par sa fille au Muséum d´Histoire Naturelle de Paris. A partir de 1905, et jusqu’après sa mort en 1913, parait dans les Mémoires de la Société Botanique de France: "Plantae Brasiliae centralis a Glaziou lectae" ou Liste des plantes du Brésil central recueillies en 1861-1895. Il décède le 30 mars 1906 d’une affection pulmonaire: dans son cercueil, on placera sous sa tête un coussin rembourré avec des plantes tropicales du Brésil.
Les jardins du Brésil qu’il a créé et qui existent encore aujourd’hui sont presque tous classés car représentatifs d’un courant historique de l’art des jardins au Brésil. 7 genres dont Neoglaziovia de la famille des Bromeliaceae et des dizaines d’espèces lui ont été dédiées, notamment, dans la famille des Cactaceae, Arthrocereus glaziovii.

Nationalité : française.

Auteur

philippe (contacter l'auteur ou écrire aux admins de l'encyclopédie)
Fiche créée le 19/08/2010.


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