Rondon, Cândido Mariano da Silva

1865 - 1958
Militaire brésilien qui prit une part importante dans l’exploration et le développement des communications de son pays, ainsi que dans la découverte et la protection des tribus indiennes.
Né le 5 mai 1865 à Santo Antonio do Leverger, district de Mimoso, dans l’état brésilien du Mato Grosso, d’un père issu de l’immigration hispano-portugaise mais déjà métissé d’indien Guaná, et d’une mère indienne métissée de Bororo et Terena, il perd son père, puis à 9 ans sa mère, et est élevé par un oncle paternel à Cuiabá, la capitale du Mato Grosso, où il accomplit de brillantes études. Il rejoint ensuite l’école militaire de Rio de Janeiro, l’une des rares opportunités d’études supérieures gratuites et sort de l’école supérieure militaire avec le grade de second lieutenant en artillerie.
Disciple de Benjamin Constant Botelho de Magalhães (1836 -1891) qui l’initie au positivisme d’Auguste Comte (1798-1857) (Ordre et progrès), il participe à l’avènement de la République en 1889, qui lui vaudra un an plus tard d’être promu lieutenant pour services rendus, et enseigne l’astronomie, la physique rationnelle et les mathématiques supérieures.
En 1890 il participe en tant qu’ingénieur militaire à la création de la ligne de télégraphe reliant Rio de Janeiro à la capitale du Mato Grosso, puis entreprend la construction de la première route entre ces deux villes. Sur l’ensemble de sa vie, il créera plus de 6000km de lignes télégraphiques, notamment vers le Paraguay et la Bolivie, et en 1919 il est nommé à la tête de la Commission des lignes télégraphiques stratégiques du Mato Grosso et de l’Amazone. En 1909 il dirige une exploration d’une partie du bassin amazonien, découvre un nouveau fleuve et revient en héros car tout le monde les croyait morts. Il y retourne en 1914 avec Théodore Roosevelt, en une expédition conjointe américano-brésilienne tout autant éprouvante, pour explorer ce nouveau fleuve qu’il nomme Rio Roosevelt. Lors de ses nombreuses missions d’exploration, il s’entoure de scientifiques qui collectent des milliers de plantes, d’animaux et d’artéfacts indigènes pour le Muséum national.
Dans son travail de création de lignes télégraphiques et d’exploration de régions inconnues, il rencontre de nombreuses tribus indiennes, certaines hostiles, comme les Bororo qu’il pacifie sans violence, d’autres encore inconnues. Il est à l’origine de la création, en 1910, du Service National de Protection des Indiens (Servico Nacional de Proteção aos Indios, actuelle Fundação Nacional do Índio ou FUNAI) chargé d’établir les premiers contacts et de les protéger des autres brésiliens, dont il est le premier directeur. Pour les missions d’exploration et de pacification de ce service, il invente la devise « mourir si nécessaire, tuer jamais » : blessé en 1907 ou 1913 par une ou deux flèches, il interdit ainsi à ses subordonnés toutes représailles contre les indiens. Il prône la délimitation des territoires traditionnels (plus grands donc que de simples réserves) et leur protection par l’armée. Il est favorable à l’assimilation des tribus auxquelles, dans sa pensée positiviste, il pense apporter le progrès, mais souhaite que cette évolution se déroule à leur rythme. Après la révolution de 1930, en butte à l’hostilité du nouveau président, il préfère démissionner pour ne pas nuire à ce service, dont l’action est cependant entravée et qui ne peut s’opposer aux exactions contre les indiens, mais en reprend la tête en 1939-40. En 1952, il présente le projet de création d’une réserve indienne et naturelle qui deviendra le parc national du Haut-Xingu, dont la délimitation administrative sera effective en 1961.
En 1955 il est promu maréchal honoraire par le Congrès du Brésil. Il décède le 19 janvier 1958 à Rio de Janeiro à l’âge de 92 ans.
Il est honoré de telles multiples façons qu’il est impossible de toutes les citer. L’état de Rondônia (anciennement territoire fédéral de Guaporé, nommé territoire fédéral de Rondônia en 1956, promu état en 1981), plusieurs villes (Rondon, Maréchal Rondon, Rondonópolis, …), un aéroport, une autoroute, des écoles,…, ont notamment été nommés en son honneur. Le jour anniversaire de sa naissance est également devenu la Journée Nationale des Télécommunications. Mais pour les cactophiles il est surtout celui à qui a été dédiée l’espèce Arthrocereus rondonianus.

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Nationalité : brésilienne.

Auteur

philippe (contacter l'auteur ou écrire aux admins de l'encyclopédie)
Fiche créée le 07/08/2010.


Cândido Mariano da Silva Rondon
Cândido Mariano da Silva Rondon


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