Villars, Dominique

1745 - 1814
Dominique Villars naît le 14 novembre 1745 à Noyer-en-Champsaur, dans le Dauphiné. Il est le cadet d’une famille de 5 enfants. Ils possèdent des pâturages qui leur principales ressources de revenus. Son père est greffier pour le compte du châtelain de Noyer. C’est son père qui lui apprend à lire et à compter.

Dès l’âge de douze ans, il fut employé à garder les troupeaux. Ces moments de solitude lui permettent de découvrir et d’étudier la flore locale. Dans la même période, il fait la rencontre d’Antoine Gentillon-Médaille, un médicastre qui prépare des tisanes et emplâtres pour les paysans locaux. Les plantes prennent alors un côté « magique » pour Dominique Villars.

Son père décède en 1760. Il est envoyé par sa mère chez un procureur à Gap en vue de reprendre le travail de son père. Six mois plus tard, il rejoint le curé Arnaud de Corps, chez qui il apprend le grec et le latin. Il y restera 18 mois.
A seize ans et demi, sa mère le marie avec Jeanne Disdier avec qui il aura 5 enfant dont 1 mort-né.

Il reste à la ferme familiale jusqu’en 1765, moment où il rencontre et suit deux libraires-colporteurs. Avec eux, il traverse durant six mois le Lyonnais, la Bresse, la Bourgogne et la Champagne.

En 1766, il rencontre Dominique Chaix qui est en mission évangélique dans le Champsaur. Tous les deux passionnés de botanique, ils herborisent ensemble dans les Alpes (Gapençais, Oisans, Briançonnais et Embrunais). Dominique Villars devient son disciple. Il écrira d’ailleurs au sujet de D. Chaix : « c’est à ses conseils, à sa tendre et fidèle amitié » qu’il devra « les plus beaux moments de [sa] vie ».

Au début des années 1770, D. Chaix est nommé curé à Gap et D. Villars s’installe à Grenoble pour étudier la médecine. Les deux amis correspondent alors par courrier. Seule la mort de l’abbé Chaix en 1799 va rompre l’amitié qui lie les deux hommes. Durant ces 3 années d’étude, D. Villars herborise régulièrement malgré les cours qui l’occupent déjà beaucoup. Il accompagne le docteur Clappier dans le Midi. Il en profite pour rencontrer les botanistes, aller voir certains herbiers ou encore herboriser.

En 1775, le gouvernement envoie le naturaliste Etienne Guéttard étudier la géologie et la minéralogie du Dauphiné. L’intendant du Dauphiné joint D. Villars à cette exploration pour sa connaissance de la région.Ce dernier en profite pour noter les plantes qui poussent sur leur chemin.

E. Guettard ayant apprécié le sérieux de D. Villars, le fait venir en 1777 à Paris et le présente à plusieurs naturalistes de renom. Il tisse des liens avec plusieurs botanistes comme C. Allioni, A.-L. de Jussieu, N. von Jacquin et bien d’autres. Il rentre dans le Dauphiné et rejoint D. Chaix à qui il fait profiter de ses connaissances parisiennes. Pour le retenir à Grenoble, l’intendant du Dauphiné le nomme directeur du jardin botanique de Grenoble tout juste créé et professeur à l’école de médecine.

Il publie à cette période plusieurs articles de botanique ou de médecine. Durant les années 1780, il rédige l’ « Histoire des plantes du Dauphiné », atlas floristique regroupant quelques deux mille sept cent quarante-quatre espèces. C’est l’ouvrage majeur de D.Villars qui s’appuie sur vingt ans d’herborisation. Plusieurs espèces y sont décrites.

En 1795, D. Villars est nommé professeur d’histoire naturelle à l’école centrale de l’Isère. Il y dispense des cours particulièrement modernes et incitant ses étudiants à lire l’ « Encyclopédie », les œuvres du Compte de Buffon, Georges Cuvier, mais surtout Carl von Linné.

Les écoles centrales étant supprimées en 1802, il s’installe momentanément à Gap. Nommé responsable du jardin botanique de l’école de médecine à Strasbourg, il emmène avec lui sa bibliothèque. Il herborise dans l’Est de la France et parcourt la Suisse guidés par les botanistes alsaciens G. Lauth et A. Nestler.

En 1812, il effectue un dernier séjour à Paris où il y retrouve plusieurs amis.

Il décède d’une hémorragie cérébrale 26 juin 1814 à Strasbourg.

D. Villars est l’auteur d’une cinquantaine d’espèces de la flore française (quarante étaient déjà connus des botanistes pré-linnéens). Pour les succulentes, on lui doit Sedum alpestre.
Plusieurs espèces lui été dédié dont Chaerophyllum villarsiiKoch, Phyteuma villarsiiR.Schulz ou encore Dryopteris villarsii (Bellardi) Woynar.

Bibliographie :
Dayrat B., 2003. Les botanistes et la flore de France, trois siècles de découvertes. p110-121

Nationalité : française.

Auteur

jeff (contacter l'auteur ou écrire aux admins de l'encyclopédie)
Fiche créée le 09/11/2008.


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Fiches de familles :

Aucune.

Fiches de genres :

Aucune.

Fiches d'espèces :

image disponible Sedum alpestre Villars 1779




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