Weberbauerocereus weberbaueri (K.Schumann) Backeberg

Description

Cierge buissonnant, ramifié à la base, et atteignant 4m de haut, à nombreuses tiges gris-vert érigées ou courbées de 6-14cm de diamètre.
14-22 (-25) côtes divisées par des sillons transversaux et plus ou moins tuberculées, aux aréoles feutrées de gris de jusqu'à 8mm de diamètre portant 6-8 épines centrales fortes, brunes, de jusqu'à 6cm de long et environ 20 épines radiales brun jaunâtre, fines, de 1-1,5cm de long, sauf dans les zones florifères où elles sont plus fines, indifférenciées et jusqu'à 6cm de long, naissant d'aréoles un peu plus grandes.
Floraison nocturne en été, fleurs restant ouvertes la journée suivante. Fleurs blanches à pourpres, brun verdâtre à rougeâtre à l'extérieur, aux tubes floraux plus ou moins incurvés en S et couvert de courtes soies marron.
Fruits sphériques orangé jaunâtre, de jusqu'à 4cm de long et de diamètre, couvert de petites écailles vertes et de soies brunes.

Culture

Culture facile sans grandes particularités par rapport aux conditions générales de culture de la famille des Cactaceae à l'exception d'une certaine sensibilité au froid. On le maintiendra donc au minimum à 10°C en hiver même s'il peut résister à moins.
Reproduction par semis, voire bouturage de tiges.

Étymologie

Weberbauerocereus weberbaueri: en l'honneur (double!) du botaniste allemand August Weberbauer (1871-1948).

Habitat

Pérou: Arequipa, entre 2000 et 3000m d'altitude; nord du Chili.

Anecdotes

Ecologie: Catherine Sahley a étudié de 1991 à 1994 l'interdépendance de Weberbauerocereus weberbaueri et de la seule chauve-souris nectarivore de la région d'Arequipa, Platalina genovensium, endémique du Pérou.
Les fleurs de Weberbauerocereus weberbaueri s'ouvrent en fin d'après-midi et se referment en fin de matinée. Elles sont donc pollenisées le jour par les colibris et la nuit par les chauve-souris. Cette étude a montré que la production de fruits est de 40% lorsque les fleurs ne sont visitées par aucun pollinisateur ou sont visitées par les seuls insectes, de 55% lorsqu'elles sont visitées par les seuls colibris et de 70% lorsqu'elles sont visitées par les seules chauve souris.
Les insectes ne jouent donc aucun rôle important dans la pollinisation des fleurs de Weberbauerocereus weberbaueri et le rôle des colibris reste négligeable. En revanche Platalina genovensium améliore considérablement la production de fruits et de graines de Weberbauerocereus weberbaueri.
En retour, Catherine Sahley a remarqué que ce cactus est la seule plante de la région à fleurir et fructifier toute l'année, même s'il y a des pics de production à certains moments de l'année. Platalina genovensium qui est confiné au versant occidental des Andes péruviennes et n'effectue pas de migration annuelle, contrairement aux chauves souris nectarivores de l'hémisphère nord, est donc totalement dépendante de ce cactus dont elle consomme le nectar mais également les fruits.
Le phénomène "El Niño" qui provoqua de fortes pluies sur le nord du Pérou et une importante sécheresse sur le sud, a vu la production de fleurs et de fruits de Weberbauerocereus weberbaueri fortement diminuer sans totalement disparaître. Les Platalina genovensium ont vu leur nombre chuter de façon importante, et elles ne sont pas revenues après cette période de sécheresse, contrairement aux colibris.
Catherine Sahley pense que Platalina genovensium a pu se déplacer vers le nord et ne pas revenir, mais craint aussi que la sécheresse ait fortement accru la mortalité de cette chauve-souris, bien qu'elle n'en ait pas relevé de traces matérielles. L'action humaine, qui tuent les chauve-souris pour en extraire des remèdes traditionnels, utilisant par exemple leur sang dans la conception d'un remède contre les crises d'épilepsie, a pu jouer un rôle aggravant.
Catherine T. Sahley, Bat and hummingbird pollination of an autotetraploid columnar cactus, Weberbauerocereus weberbaueri (Cactaceae), American Journal of Botany 83 (10): 1329-1336 (1996).
Taxonomie: Weberbauerocereus weberbaueri vs Weberbauerocereus fascicularis.
Weberbauerocereus weberbaueri est parfois cultivé sous le nom de Weberbauerocereus fascicularis. Or le basionyme de ce dernier, Cereus fascicularis Meyen, est plus ancien que le basionyme du nom retenu dans cette fiche, Cereus weberbaueri K. Schumann ex Vaupel, et pourrait donc avoir priorité.
La description de Meyen était très courte: "Aufrecht, 16-rippig, 4 Fuss hoch, etwas gegliedert (3-4 Glieder); Stacheln 8 oder 9, in einem Strahlenkreis; Blüten 9 oder 10, weiss, 9 cm lang, am Ende der Zweige". Elle paraissait parfaitement correspondre au Weberbauerocereus weberbaueri et Britton & Rose avec Trichocereus fascicularis, puis Backeberg avec Weberbauerocereus fascicularis ont combiné ce nom en conséquence.
Cependant, la localité donnée par Meyen ne correspond pas à une localité où pousserait Weberbauerocereus weberbaueri: "Cordillere von Tacna, 600 m hoch". En revanche, un Haageocereus correspondant à la description de Meyen, pousse à cet endroit. Friedrich Ritter a donc créé la combinaison Haageocereus fascicularis pour cette espèce, et l'utilisation du nom de Weberbauerocereus fascicularis pour désigner Weberbauerocereus weberbaueri n'est que la persistance de l'erreur commise par Britton & Rose et reprise par Backeberg.
La nomenclature botanique privilégiant le basionyme sur les autres éléments figurant dans une nouvelle combinaison, Trichocereus fascicularis (Meyen) Britton & Rose et Weberbauerocereus fascicularis (Meyen) Backeberg sont mis en synonymie deHaageocereus fascicularis (Meyen) F. Ritter bien que leurs descriptions, photos et commentaires s'appliquent en fait à Weberbauerocereus weberbaueri, et ne doivent donc pas être reprises pour illustrer une fiche de Haageocereus fascicularis comme l'a fait par erreur le site www.desert-tropicals.com!

Exposition

Vive (luminosité maxi, plein soleil accepté)

Température mini

10°C

Arrosages

Hiver : aucun. Été : moyen.

Substrat

Standard (3 tiers)

Dimensions maximales

Hauteur : 4 m. Largeur : 2 m.

Couleur des fleurs

blanc à pourpre

Publications spécialisées

Description originale: K. Schumann dans Vaupel, Cactaceae andinae, Botanische Jahrbücher für Systematik, Pflanzengeschichte und Pflanzengeographie 50 (Beiblatt 111): 22 (-23) (1913) (comme Cereus weberbaueri).
Type: Weberbauer 1413, Pérou, Arequipa, Arequipa, près de Yura, station du chemin de fer Arequipa-Puno, 2400m d'altitude, 31 août 1902, conservé à Berlin (holotype) mais disparu, probablement dans le bombardement de 1943. Type désigné par Backeberg?: K140, Pérou, Arequipa, Arequipa, Yura, 1956.
Reclassement: Backeberg, Descriptiones Cactearum Novarum 27 (1956).

Numéros de collecte

Vous pouvez chercher les numéros de collecte pour cette espèce dans :

Forum

Vous pouvez faire une recherche sur le forum.

Auteur

philippe (contacter l'auteur ou écrire aux admins de l'encyclopédie)
Fiche créée le 25/05/2004, mise à jour le 30/03/2008.


Ajouter à vos listes :
J'en propose
   
J'en cherche
   
Une de mes préférées
    aide sur les listes

Espèce proposée par :
Aucun membre :-(
Weberbauerocereus weberbaueri
Weberbauerocereus weberbaueri


Plus de photos de Weberbauerocereus weberbaueri avec Google images.

Fiches de botanistes :

image disponible Backeberg, Curt
image disponible Schumann, Karl Moritz

Fiche du genre :

image disponible Weberbauerocereus Backeberg

Synonymes :

Espèces du même genre :

image disponible Weberbauerocereus churinensis F.Ritter
image disponible Weberbauerocereus cuzcoensis Knize
image disponible Weberbauerocereus longicomus F.Ritter
image disponible Weberbauerocereus rauhii Backeberg
image non disponible Weberbauerocereus torataensis F.Ritter
image disponible Weberbauerocereus weberbaueri (K.Schumann) Backeberg
image disponible Weberbauerocereus winterianus F.Ritter




Encyclopédie des Cactus, Plantes Grasses et Succulentes
https://www.cactuspro.com/encyclo